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Péripétie

Nouvel épisode dans la saga du robinet

Ce robinet de cuisine m’en aura causé des misères. D’abord en 2012, le pommeau s’est cassé, ce qui m’a donné bien des sueurs froides. Le nouveau pommeau s’est mis à fuir un an ou deux après, si bien que j’ai dû le remplacer à nouveau. Puis en 2016, le tuyau unissant le pommeau avec le corps du robinet s’est mis à fuir, me posant beaucoup de soucis, au point que j’ai failli à cause de ça manquer une superbe mini croisière sur le bassin de Chambly avec ma famille. Plus ça allait, plus faire pivoter le robinet de gauche à droite était difficile. Mon père a tenté de quoi quelques années auparavant pour le lubrifier, ça a aidé, mais ça s’est remis à bloquer. Mais tout ça, c’était de la petite bière…

Dimanche, 13 mai 2018, pendant que je faisais le dîner ou lavais la vaisselle, je ne me souviens plus, mon robinet s’est coincé encore, impossible de le faire pivoter. Cela se produisait souvent et à force de le faire pivoter, je réussissais habituellement à le décoincer. Mon père et moi nous amusions à dire que ce robinet avait parfois besoin d’un peu de physiothérapie. Mais là, J’ai forcé une fois de trop, la vis s’est encore décrochée comme peu avant que mes parents partent pour la Chine en octobre 2017. Mais là, c’était l’autre côté. La dernière fois que c’est arrivé, toute tentative de ma part, ma mère aussi a essayé, a été vaine; la vis tournait dans le beurre. Il a fallu que mon père vienne voir ça, enlève l’autre vis, fasse de quoi que je n’ai pas compris pour fixer les deux vis, puis remette ça en place, et après ça a tenu bon. Tanné, j’ai essayé de la remettre en place, encore en vain, comme la dernière fois. Mais cette fois, à force de tenir le robinet enfoncé d’une main et de pousser la vis et la faire pivoter, j’ai fini par la faire tenir en place. Voilà!

Par contre, sur l’heure du souper, quand j’ai fait pivoter le robinet juste un peu, la vis que j’avais remise en place le midi se défit encore puis cette fois tomba par terre dans l’armoire. Tanné de chercher ça, je laissai ça là, je n’essayai même pas de récupérer la vis. Mon frère était chez moi pour une partie de jeu de rôle si bien que je ne tentai pas d’arranger ça.

Après le départ de mon frère, j’ai essayé de revisser le robinet. Toute tentative fut vaine alors j’ai fini par ôter l’autre vis et soulevé tout l’assemblage. Là, j’ai pu avoir accès aux trous et essayer de poser l’autre vis. J’ai gossé avec ça, au moins une demi-heure, sinon 45 minutes. La vis tournait dans le beurre, peu importe ce que j’essayais. Il me fallut au moins 20, sinon 25 minutes, pour découvrir qu’au bout des longues vis, il y avait une encoche en forme de croix. Ah, pas besoin de twister cette maudite vis-là à la main, je peux essayer avec un tournevis. Je l’ai fait, toujours en vain. Mais j’ai tellement fait tourner la vis avec mes doigts avant de trouver l’encoche à tournevis que ça m’a tout éraflé l’index droit. C’est encore sensible une semaine plus tard au moment d’écrire cette aventure, et ça chauffe un peu de temps en temps.

Je voulais pousser ça le plus loin que je pouvais, car je craignais que la même chose ne se produise qu’avec mon lave-vaisselle. Il faudrait que mes parents se déplacent plusieurs fois de Chambly pour régler ça: une fois pour essayer d’arranger le robinet existant, une fois avec un nouveau robinet trouvé quelque part sur la rive sud, une autre fois si jamais il fallait un adaptateur pour le tuyau d’eau comme avec le lave-vaisselle. Si je pouvais leur épargner quelques allers-retours, je trouvais que ça avait du bon sens.

L’image suivante montre le corps du robinet partiellement sorti du trou dans la plaque de fixation. Il y a là quatre tuyaux: l’eau chaude et l’eau froide, la sortie du robinet qui envoie l’eau mélangée quand il est ouvert, et le tuyau en direction du pommeau.

Le robinet tient en raison de deux boulons qui s’appuient sur un anneau sous le lavabo. Les boulons, sur l’image ci-dessous, tiennent en place en raison de longues vis. Ce sont ces vis-là que j’ai essayé de remettre en place dans le corps du robinet.
La figure suivante montre les trous de fixation pour les grandes vis, dans le corps du robinet.

Un moment donné, ne sachant plus que faire ni penser, j’ai laissé ça de côté, remis le robinet sur la plaque et j’ai pu le faire fonctionner, bien qu’il était bancal. Les raccords étaient encore étanches si bien que ça ne coulait pas partout sous le lavabo. Malgré tout, il m’a un moment donné fallu fermer les valves, car j’accrochais la clenche du robinet à répétition en zigonnant après la vis, et ça faisait de l’eau plein le comptoir sans compter me rendre de plus en plus fou furax. J’ai rouvert les valves, J’ai fait la vaisselle.

Lundi matin, têtu comme une mule proche de l’obsession compulsive, j’ai encore essayé de faire entrer cette maudite vis, ce qui a tout simplement juste empiré ma blessure à l’index et m’a fait choquer encore. Le fait que ça n’a pas saigné relève du miracle. La seule façon d’aller plus loin, ai-je compris, ce sera de débrancher les tuyaux et amener la chose au complet chez Desmarteaux, le magasin de plomberie proche de chez moi, voir s’ils ne pourraient pas peut-être faire quelque chose pour refaire tenir la vis. Franchement, je ne m’attendais pas à un miracle, c’était plus une tentative désespérée qu’autre chose. Mais comme il était proche de 8h30, je jugeai bon de travailler un peu et refaire un essai avec les tuyaux sur l’heure du midi.

Ce fut une bonne idée, car sinon, j’aurais pu facilement passer des heures à tout essayer pour dévisser les tuyaux! En effet, quand j’ai essayé ça après avoir dîné, eh bien je n’y parvins jamais. Avant toute chose, j’ai fermé les deux valves à nouveau, car sinon, dès que j’aurais réussi à dévisser le tuyau, ça aurait coulé à flot! À la main, ça ne bougea pas du tout. J’essayai avec ma clé réglable, en vain, trop petite pour agripper les boulons. Avec une pince, cela réussit… à me faire pomper et crinquer au point de risquer que des voisins m’entendent sacrer. Et si jamais ça coule partout mon affaire, j’aurai les voisins d’en bas sur le dos. L’image ci-dessous montre le raccord que j’essayais de défaire.

Après avoir essayé au moins une demi-heure, sinon plus, je jugeai bon retourner travailler, pour dépomper un peu mais aussi pour pouvoir faire ma journée, sinon j’allais finir par être obligé de prendre une journée de vacances à cause de ça ou travailler jusqu’à 2h du matin pour faire un 8h!!! Vers 16h, je suis allé chez Rona chercher de quoi pour dévisser le tuyau. Je veux faire avancer ça cette affaire-là, pensai-je. J’ai cru que j’allais avoir besoin d’un jeu de clés, mais en fait, une clé réglable plus grosse suffit. La nouvelle clé permit d’agripper le boulon. Mais ça tournait dans le beurre, car il fallait autre chose pour tenir le second boulon! J’essayai avec une pince, ça ne fonctionna pas. J’ai sacré, ragé après ça, je me suis demandé toute la semaine si des voisins agacés ont entendu et porté plainte contre moi auprès de l’administration de mon complexe de condos. Et il y avait tellement de stock partout. J’accrochais tout le temps de quoi: la bouteille de savon, je finis par la lancer sur le comptoir. Dans mon garde-robe dans ma chambre, choqué bien noir, je finis par tout faire tomber mes bouteilles (en plastique) en essayant d’aller chercher une autre pince, qui ne régla rien. Alors désespéré, je retournai chez Rona et essayai de trouver une solution. Selon la vendeuse, ça aurait dû fonctionner. Il fallait de quoi pour agripper le deuxième boulon. Une pince aurait dû fonctionner, mais non, alors je m’essayai avec une deuxième clé réglable. Mais j’avais acheté la dernière du modèle que j’avais eu. Seule solution: en prendre une plus grosse! C’est ça que j’ai fini par faire! Et là, avec ça, j’ai enfin pu dévisser le tuyau, puis le deuxième tuyau, et faire sortir le robinet du trou. Rendu là, il était 17h alors Desmarteaux était fermé. Il me faudrait aller là-bas le lendemain matin, à 8h, avant de partir pour le travail.

J’ai examiné le robinet au soleil (voir figure ci-haut), j’ai dévissé une partie et regardé en-dessous, pas moyen de trouver un indice susceptible de me débloquer. Près du trou dans lequel la vis rebelle ne tenait plus, il y avait un second trou, anormal. On dirait que ce trou a été percé par de vaines tentatives de faire entrer la maudite vis. Pire encore, malgré le fait que les valves étaient fermées, ça coulait encore! Le tuyau d’eau froide me remplit un premier plat de margarine, puis un deuxième, puis un troisième. Ahhhhhhhhhhh!!!! Par chance, j’avais eu l’idée de mettre le bout du tuyau ouvert au-dessus d’un plat et de surveiller ça! La valve d’eau chaude était correcte, mais celle d’eau froide fuyait goutte à goutte. Avoir eu l’idée et les outils, j’aurais pu me sortir de ça en intervertissant la valve allant vers le lave-vaisselle avec celle qui fuyait. Mon père a remarqué que celle-là aussi fuyait et l’a remplacée par celle qu’il a récupérée sur mon vieux lave-vaisselle. Possible que j’aurais pu refaire le même coup, mais je ne sais pas coment fonctionne le raccord à compression unissant la valve de finition avec le tuyau non flexible. Sans cette connaissance, je ne pus pas me permettre de défaire un second raccord. Je risquais trop de me rendre à un point de non retour où ça ne cesserait plus de couler et je ne pourrais pas rendre le circuit à nouveau étanche. Si ça devait arriver, il m’aurait fallu couper l’eau au complet et ne plus pouvoir me laver jusqu’à trouver un moyen d’arranger ça!

Ok, ça ne coule pas tant que ça, peut-être si le tuyau est dans l’eau, la résistance suffira à ce que l’eau ne coule plus. On essaie ça, pensai-je. Là, je dus retourner travailler. J’avais déjà passé une heure sur ça, entre 16h et 17h. Je travaillai une autre heure, revins vider le plat de temps en temps, et puis vint le temps de souper. Après ça, J’ai regardé le robinet au soleil encore, pris des photos. Si je me souviens bien, c’est là que j’ai enfin vu qu’il n’y avait pas de filet sur le trou dans lequel la vis ne tenait plus. Plus de filet… Ça été grugé par la physiothérapie pour débloquer le mécanisme qui fait poivoter le robinet. Tâter le trou avec un tournevis confirma ce diagnostic: c’était lisse, l’autre côté on sentait des aspérités.

Après le souper, mon plat de margarine débordait. Ça coule tout le temps!!! J’ai essayé de boucher le tuyau avec un morceau de gommette, mais ça coulait quand même, et j’avais peur qu’en laissant ça là toute la nuit, ça reste collé jammé après. J’ai pensé essayer avec du duct tape, je pense que ma gommette n’était pas étanche, le duct tape ça aurait pu le faire, mais ça risquait de rester tout collé, alors je ne tentai pas ce coup-là.

Désespéré, ne sachant plus quoi faire, j’ai failli en venir à couper l’eau et partir pour aller me laver et dormir chez mes parents, au moins être loin de ce foutoir qui allait finir par m’empêcher de dormir de toute façon. Mais avant d’en venir à téléphoner pour parler de tout ça, j’eus une autre idée. Et si je rebranchais le tuyau d’eau froide du vieux robinet? Oui, ça ne fuyait pas avec ça! Je l’ai fait et ça cessa enfin de couler. J’ai épongé l’eau qui est tombée dans l’armoire, pas tant que ça, mais une chance que ça n’a pas coulé comme ça toute la nuit, car là ça aurait pu être une catastrophe. Rendu là, il n’y avait plus rien que je pouvais faire ce soir, si bien que je laissai ça de côté. J’ai travaillé encore un peu, puis j’ai écouté un peu la TV. Quelle horreur cette histoire de robinet!

Mardi matin, avant de partir pour le travail, j’ai coupé l’eau complètement, et puis j’ai débranché le tuyau du robinet une nouvelle fois. On aurait dit que ça coulait encore. Ah non là, dis-moi pas que la valve principale aussi fuit! Et puis j’ai commencé à entendre un bruit de succion suspect venant du chauffe-eau. Je suis retourné voir le panneau de contrôle, c’est bien le disjoncteur 9 que j’ai coupé? Plus je regardais, plus j’avais des doutes. Il m’a fallu un certain temps pour comprendre que j’avais coupé le 6, et non pas le 9! Ah merde! Cela voulait dire qu’il y avait maintenant une possibilité pour qu’un élément du chauffe-eau ait eu le temps de lâcher. Et même quand j’ai coupé le 9, eh bien j’entendais toujours des bruits suepects venant du chauffe-eau. Ah non, se peut-il qu’Hydro Solutions, quand ils ont remplacé le chauffe-eau, aient branché ça sur un autre disjoncteur? Aïe! Aïe! Ouille! Comment savoir à coup sûr s’il était éteint?

Ok, et si je rouvre la valve d’eau chaude seulement, est-ce que ça va aller? J’essayai, puis je fis couler l’eau froide dans la salle de bain, ah non ça coule un peu, alors mon plat de margarine peut se remplir douze fois durant la journée! Ah mon doux! La seule façon de m’en sauver, c’est de couper l’eau complètement. En fin de compte, après avoir coupé la valve d’eau chaude à nouveau et ouvert le robinet dans la salle de bain jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’eau, ça a fait cesser les bruits de succion. Ok, ça a l’air correct, là. Un peu plus et j’en venais à prendre une journée de vacances pour arranger ça! Alors je suis parti avec le robinet dans un sac fermé, dans lequel j’espérais pouvoir faire entrer de quoi arranger les choses, au pire un nouveau robinet. Mon plan était de ne pas repasser chez moi, aller aut ravail le plus vite possible après, et puis je règlerais ça de retour le soir.0

Le vendeur chez Desmarteaux a confirmé mon diagnostic. Il fallait bel et bien remplacer le robinet. Il m’en a proposé un qui me sembla correct, mais il restait un problème de taille: mes connexions de tuyaux n’étaient pas standard d’après ce que je lui ai montré sur le robinet. Appremment, il allait falloir remplacer les valves branchées aux tuyaux non flexibles, pour qu’elles aient des connexions standard permettant de brancher les flexibles sortant du nouveau robinet. Ce sont des raccords par compression que je ne connais pas. J’ai failli rebrousser chemin. J’étais presque rendu au point de dire fuck off et juste laisser ça comme ça. J’ai envisagé m’acheter des plats préparés pour tenir quelques jours, un moment donné j’aurais une idée de génie ou mon père viendrait arranger ça. Il faudra sans doute, pensai-je, qu’il vienne voir ça plusieurs fois, comme avec mon lave-vaisselle, étant donné que rien n’est standard. Mais le vendeur me dit que si j’avais une photo du tuyau, peut-être ça pourrait aider. Alors j’ai sorti mon téléphone, il y avait là la photo du raccord et on voyait dessus la valve de finition. C’est tout ce qu’il fallait savoir. Il y avait un tuyau intermédiaire entre cette valve et le raccord que j’ai défait. Il va falloir dévisser le raccord directement sur la valve et là je devrais pouvoir raccorder le nouveau robinet. Ok oui ça tient la route. J’avais vu le raccord la veille, après avoir brièvement étudié la possibilité potentielle de remplacer la valve qui fuit. D’un côté, ça avait l’air d’un raccord visse. De l’autre, il y a une bague qui s’enroule autour du tuyau fixe; je ne sais pas comment cette bague est fixée et si je peux l’enlever et, surtout, la remettre en place de façon fiable!

Le nouveau robinet n’entrait pas dans mon petit sac bleu si bien que je dus ramener une boîte de là. Je suis donc repassé par chez moi pour l’y déposer plutôt que trimballer ça au travail. Après, je suis parti, il était près de 8h50. Dans le métro, j’avais un peu de méditation et j’ai senti beaucoup de tension dans mes bras tomber d’un coup. Cette nouvelle péripétie avec le chauffe-eau m’a causé bien du stress. La journée s’est passée pas trop pire, mais je pensais régulièrement à mon problème de robinet et me demandais si ça coulait encore, dans le plat. Peut-être que je vais recevoir un appel téléphonique de l’administratrice de ma phase, que ça coule jusque dans le plafond en bas et tout, qu’on a dû entrer dans mon unité pour couper l’eau et constater qu’elle l’était déjà. Ouach! Mais l’eau est coupée pourtant! Va falloir que ça tienne.

De retour chez moi le soir venu, j’ai soupé. Pendant que mon souper cuisait, j’ai regardé le manuel d’instructions du robinet et j’ai bien failli me décourager. Mais j’ai fini par avoir un modèle mental sommaire de la fixation. Puis après le souper, j’ai constaté que je pouvais laisser la plaque de base de l’autre robinet et juste faire entrer le nouveau dans le trou. Comme ça, je ne brisais pas de joint de sillicone que je ne pouvais pas refaire. Ma première idée était qu’il n’y ait pas de joint temporairement et plus tard, mon père viendrait arranger ça, mais là, on pouvait s’en sauver, peut-être. Dévisser les raccords sur les valves a été chiant, car c’était au fond de l’armoire et je n’avais comme outil que ma clé réglable. Mais un moment donné, je suis parti avec le bout de tuyau et là, les flexibles du novueau robinet s’ajustaient aux embouts sur les valves. Quand j’ai pu fixer le robinet, bien que ce ne soit pas parfait et je ne suis pas sûr de mon coup, car les vis ne sont pas entrées dans le bois, et quand j’eus raccordé les deux tuyaux, et serré ça le plus que je pouvais, j’ai rallumé l’eau. Fiou, ça ne coule pas. Il fallait aussi raccorder le tuyau de la douchette, qui sort en bas du corps du robinet. Celui-là est clippé par pression.

L’image ci-dessous montre le tuyau intermédiaire qui se trouvait entre la valve et le flexible sortant du vieux robinet.

L’image suivante montre le nouveau robinet en place.
Et voici un gros plan de l’une des valves sur lesquels se vissent les tuyaux flexibles.
Enfin, l’image suivante montre la fixation du nouveau robinet, différente de la vieille. On a là un anneau fileté sur lequel se visse une bague qui est bloquée par le bois sous le lavabo. Deux vis sur l’anneau permettent de verrouiller l’assemblage en place.

Après ça, j’ai ouvert les valves, pas de fuite. Ok, puis j’ai fait couler le robinet. Tout avait l’air OK. Mais j’avais la chienne, j’ai vérifié plusieurs fois, et il restait de l’eau que j’ai essuyée. Mais un moment donné, il n’y eut plus d’eau à essuyer et plus de nouvelle eau qui coulait. Hiiiiii!!! Mon DOUX! Et il n’y eut pas de problème avec le chauffe-eau. Une chance, pensai-je, que j’ai découvert tout de suite que j’avais éteint le mauvais disjoncteur, sinon de retour le soir, ça se peut qu’un des éléments auraient eu le temps de lâcher durant la journée.

Mais l’eau chaude et l’eau froide étaient inversées, mais j’en avais plus qu’assez de gosser après ça si bien que je laissai ça de même pour quelques jours. Lundi, 21 mai 2018, j’ai refait le branchement et en plus de résoudre le problème d’inversion, on dirait qu’il y a plus de pression. Un des tuyaux était courbé avant que je ne les inverse. Le pire, c’est que ma clé réglable que j’avais aurait permis, je pense, de défaire le raccord directement sur la valve.

Tout sembla bien correct pendant quelques jours. Il allait falloir faire quelque chose pour resserrer la fixation sous le lavabo, car le corps du robinet avait tendance à pivoter si on déplaçait le bec et même, parfois, simplement en ajustant la température de l’eau avec la manette. Mais au moins, l’eau coulait dans le lavabo, pas dans l’armoire, ce qui déjà était un grand pas en avant. Mais à bien y penser, j’aurais été aussi bien laisser le vieux robinet en place, au pire tenant à une vis, et ne plus bouger le bec; j’en étais au même point, avec le nouveau.

Eh bien, mercredi, 23 mai 2018, le robinet cessa de fonctionner au moment de faire la vaisselle. C’est maman, venue me rendre visite, qui constata le problème. Quand on ouvrait le robinet, on entendait un bruit d’eau, mais rien ne sortait du bec. Ma mère ne comprenait pas pourquoi ça ne fonctionnait plus, mais j’avais une petite idée… Cela ne prit pas longtemps à comprendre que le tuyau de sortie, unissant le corps du robinet au bec, s’était décroché, et ça coulait à flot SOUS le lavabo!!! Choqué que ça ne tienne pas et que ça me fasse de l’eau partout dans l’armoire, j’essayai de remettre le tuyau en place. Je tentai de l’insérer plus profondément, de tourner au cas où je pourrais le visser, mais rien ne se passait. Au mieux, je pouvais faire tenir ça quelques temps et ça allait me lâcher un moment donné. Chaque fois que ça coule dans l’armoire, il y a une chance que ça finisse par passer par une fissure sous le plancher, puis dans la structure du bâtiment, puis dans le plafond des voisins en-dessous. Il faut que ce soit stable, cet assemblage-là, sinon ça va me faire angoisser et capoter!

Je me suis rappelé de quelque chose que j’ai lu à propos d’une clip, appelée agrafe dans la version française du manuel. J’ai ressorti le manuel, j’ai fouillé dans la boîte et retrouvé le petit objet de plastique qui me semblait être la clip.

Ma mère tenta de la fixer sur l’embout du tuyau d’après ce qu’elle put comprendre du schéma dans le manuel. L’image suivante montre la clip de plastique installée sur l’embout.

 

La clip installée, j’ai tenté de rebrancher le tuyau. L’embout de métal s’insère dans un anneau en caoutchouc qui sert de joint d’étanchéité. Sans la clip de plastique, la fixation est fragile et le tuyau peut, avec la pression de l’eau, glisser hors de l’anneau de caoutchouc. La clip le maintient en place. Quand la clip était là, je ne parvenais plus à débrancher le tuyau juste en tirant dessus. Il fallait écarter la clip pour débrancher le tuyau. Il m’a fallu du temps pour élaborer le modèle mental permettant de comprendre comment c’est fait. Sans un tel modèle, je ne peux pas être certain que ça tienne!

Mais malgré cela, ça coulait sous le lavabo, moins mais ça coulait quand même. Ainsi, le joint entre le corps du robinet et le tuyau de sortie n’était plus étanche. Toute tentative de régler ça se solda par un échec; il semblait que le robinet était défectueux, il allait falloir tout enlever ça, le retourner et le faire échanger. J’étais vraiment choqué.

Mon père était pour venir essayer le lendemain, mais en attendant, il allait falloir m’abstenir d’ouvrir ce damné robinet. Je suis allé au gym plutôt que passer la soirée à tout essayer en vain pour comprendre pourquoi cette fixation ne tenait pas, mais après, j’ai fait quelques essais qui furent aussi vains que frustrants. C’était rendu que même sans la clip, comme au début, le joint n’était pas étanche.

À force d’essayer, essayer et encore essayer, j’ai découvert que l’embout était en deux parties: un bout fileté est fixé sur le tuyau, et le connecteur en métal qui se branche dans l’anneau de caoutchouc est vissé sur la partie filetée. En essayant de resserrer la connexion comme une vis, j’ai dévissé les deux parties de l’embout de sorte que le joint n’était plus étanche. Il a suffi de resserrer ça, puis après j’ai pu rebrancher ça, avec la clip pour que ça tienne, et ça a cessé de couler sous le lavabo.

La photo suivante montre la partie filetée de l’embout, qu’on peut voir après avoir enlevé complètement l’extrémité de métal qui se branche dans l’anneau. Toute tentative de photographier le branchement final sous le lavabo a été vaine, par contre.

Malgré tout, mon père est venu le lendemain, et de toute façon j’avais la chienne depuis le fuck up de mercredi. J’étais presque rendu au point de ne plus utiliser le robinet du tout et laver mes choses dans la salle de bain ou m’acheter des plats préparés pour ne plus avoir de vaisselle à faire! Mon père a confirmé que l’embout était bien en place et a aussi pu resserrer la fixation de sorte que le bec va pouvoir pivoter sans décentrer le robinet, à présent. Il a aussi installé le poids qui permet au bec de mieux rentrer.

Alors en théorie, cette sage va enfin prendre fin, à moins que le robinet devienne défectueux et se mette à fuir. Là, ce serait le bout du bout!

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Le robinet qui fuit

La journée de jeudi, 11 août 2016, a été marquée d’une épreuve imprévue qui a failli m’empêcher de participer à une agréable sortie en famille. Ce jour-là, nous nous étions donnés rendez-vous à Chambly pour 16h afin de faire un tour de ponton sur le bassin, en famille. C’était la dernière semaine avant que mon frère ne confie ses petites à leur mère pour trois semaines, alors il fallait que je profite de cette occasion pour voir mes nièces une dernière fois. J’aurais pu m’en tirer en prenant une demi-journée de vacances, mais j’ai décidé de prendre toute la journée pour aller au gym le matin, relaxer un peu, puis partir tôt pour Chambly, en début d’après-midi. J’espérais ainsi m’éviter d’être hanté, là-bas, par un casse-tête ramené du travail. Eh bien, les choses ne se passèrent pas tout à fait comme ça. C’est un problème de plomberie que je traînai dans ma tête à Chambly, quoiqu’au moins il ne m’empêcha pas au final de profiter de mon séjour là-bas.

Désagréable surprise: ça coule partout!!!

De retour du gym, où ça s’est bien passé, j’eus la brillante idée de nettoyer mon bac à compost qui sentait mauvais depuis des semaines. Jusqu’à présent, je n’ai trouvé aucun moyen efficace d’enlever cette désagréable odeur. Je me suis essayé avec une nouvelle idée: utiliser la douchette de mon robinet de cuisine pour mettre plein d’eau dans le bac, ajouter un peu de Mr Net et nettoyer les parois avec un linge mouillé. En fin de compte, j’aurais été aussi bien mettre l’eau dans le lavabo plutôt que le bac; ça aurait donné le même résultat… sauf que je n’aurais peut-être pas découvert un épouvantable problème qui m’aurait causé encore plus de soucis.

En effet, quand j’ai tiré le tuyau du robinet vers mon bac et ouvert le robinet, ça s’est mis à couler un peu partout. Ok, ai-je juste mal orienté le robinet ou ça coule vraiment partout? Il ne me fallut pas longtemps pour constater que pour la troisième fois, j’avais du trouble avec ce foutu robinet. La douchette s’est cassée voilà quelques années, la deuxième douchette s’est mise à couler un an ou deux plus tard et là, ça semblait nécessaire d’encore changer la douchette. Non, non, c’est pire, là c’est le tuyau qui coule! Et ce n’était que le début!

J’ai ensuite découvert, au bord de la panique, que ça coulait sous le lavabo, dans mon armoire, et pas mal! On aurait dit que ça coulait de partout, que des tuyaux étaient percés à plusieurs endroits. Dès que j’ouvrais le robinet, il y avait un égouttement constant d’eau. Par chance, l’eau cessait de couler le robinet fermé. Il me fallut vider mon armoire, éponger avec un linge à vaisselle, prendre un deuxième linge pour remplacer le premier tout trempé. Je ne sais plus combien de linges j’ai dû passer là-dedans. Par chance, le caisson de mon armoire semblait intact, pas encore pourri par l’eau. Il est possible que j’aie découvert le problème assez rapidement pour éviter le pire, mais ça reste à voir. Mon hypothèse actuelle est que le tuyau, fragilisé, s’est percé quand je l’ai étiré au maximum pour atteindre mon bac. Mais ça peut avoir commencé à couler un peu depuis des jours.

Mais était-ce vraiment le tuyau reliant la sortie de mon robinet à la douchette? Ça pouvait aussi provenir des tuyaux flexibles acheminant l’eau froide et l’eau chaude à l’entrée du robinet ou, pire encore, la cartouche même du robinet, qui promettait d’être aussi difficile à trouver pour moi qu’à remplacer! En fait, s’il faut changer la cartouche, après la douchette et le tuyau, je me demande si ça ne vaudrait pas la peine de remplacer tout le robinet!

Cela me mit au désespoir, car c’était le second dégât d’eau en quelques semaines. Le premier a eu lieu à cause de l’air climatisé, dont le tuyau de condensation s’est bouché au niveau de la jonction avec le drain qui évacue l’eau vers les égouts. Ça a fait de l’eau plein la dernière tablette de mon garde-manger et même jusqu’à dehors près de la porte d’entrée! Il m’a fallu faire venir quelqu’un pour arranger l’air climatisé, ce qui a juste consisté à déboucher le tuyau, mais il reste possible que l’eau se soit infiltrée assez profond dans mes murs pour faire des dommages. Seule une inspection, qui aura lieu dans une semaine ou deux selon le gestionnaire, va jeter un juste éclairage sur tout ça.

Est-ce que les choses vont s’arranger ou tout va se mettre à couler (laveuse, lave-vaisselle, douche, lavabo de salle de bain) jusqu’à ce que je mette la clé dans la porte? Et s’il me faut vraiment déménager, comment vais-je être certain de ne pas ravoir la même affaire quelques années plus tard?

Par chance, j’ai fini par avoir une idée qui a fait progresser mes investigations: envelopper le tuyau suspect d’un linge à vaisselle (oui, encore un autre) et faire couler l’eau. Le linge a été tout trempé, mais de l’eau ne coulait pas d’ailleurs. De plus, il faut me souvenir que l’eau ne coulait pas le robinet fermé. Si les tuyaux d’entrée d’eau avaient été en cause, ça aurait coulé tout le temps, à moins de fermer les valves. Mais j’ai fermé les valves pour ne pas ouvrir le robinet par erreur avant que la situation ne soit corrigée. Par chance, il y avait des valves à l’entrée du robinet; pas besoin de couper l’eau dans toute mon unité. Et les valves fonctionnèrent. J’ai entendu dire parfois, ce genre de valves se bloque et se casse. Ça aurait été le bout du bout!

Première étape: retirer le tuyau

Alors il me fallait retirer ce tuyau-là et l’amener au magasin de plomberie proche de chez moi pour en trouver un nouveau. C’était mon dernier espoir de régler cette situation simplement et efficacement, sinon il m’aurait fallu faire appel à mon père ou à un plombier. Retirer l’extrémité extérieure du tuyau a été très facile: dévisser la douchette a suffi. L’embout était de type femelle, comme sur l’image suivante.

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Ensuite, me disant que l’autre extrémité du tuyau était femelle, j’ai agrippé le tuyau de sortie de mon robinet et tenté de faire pivoter l’écrou le reliant au tuyau percé que je devais enlever. J’ai d’abord essayé avec mes doigts, puis avec une clé réglable qui fut d’une incroyable inefficacité, parce que la clé ne pouvait pas être verrouillée. Sitôt ajustée, elle avait tendance à s’écarter de nouveau. J’ai essayé avec une pince, avec encore moins de succès. Je ne pouvais que faire pivoter le tuyau, ce qui l’emmêlait de plus en plus, sans le dégager. L’image suivante montre la jonction entre les deux tuyaux.

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Pour séparer les deux bouts de tuyau, il m’a fallu agripper le tuyau flexible à enlever et faire tourner la vis. La partie femelle, cette fois, sortait de mon robinet! Il m’aura fallu un temps fou pour m’en rendre compte. L’image suivante montre l’embout mâle du tuyau quand j’ai enfin pu le séparer du robinet!

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Il restait un dernier obstacle: le tuyau ne passait pas par le trou du robinet. L’embout femelle à l’extérieur était trop gros pour passer, aucune chance de réussir, à moins peut-être de démonter le robinet, chose que je n’avais pas du tout envie de faire. Je ne suis pas même certain de disposer des outils pour le faire. Le tuyau était bloqué en bas du lavabo par un gros amas de plastique et de tissu, que je croyais destiné à réduire la longueur du tuyau. J’ai dû investiguer davantage, pensant que j’allais pouvoir séparer le tuyau à ce niveau, mais non, en fait c’était un poids servant à favoriser le retour du tuyau sous le lavabo. L’image suivante montre ce poids, un coup le plastique et le tissu retirés autour.

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À force d’examiner la chose, j’ai découvert deux vis que j’ai retirées. Le poids s’est séparé en deux de sorte que j’ai pu le dégager du tuyau. Ensuite, j’ai tenté de faire passer l’embout mâle du tuyau par le trou du robinet. Ça a bloqué, j’ai été obligé de forcer un peu, mais ça a fini par sortir!

Le nouveau tuyau

Le tuyau enfin dégagé, je suis allé au magasin de plomberie avec ça et par chance, ils en avaient un, et un seul restant! J’ai été bien chanceux! Mais à cause de tout ça, j’ai bien failli manquer mon autobus pour Chambly et ne pas arriver à temps pour notre tour de ponton. J’aurais été bien déçu de manquer mon coup et devoir attendre une heure soit au terminus, soit à Chambly, le temps qu’ils reviennent de là-bas sans moi. Après au moins, je les aurais rejoints pour la baignade et le souper chez ma sœur, mais ça aurait été très triste.

Le soir venu, de retour chez moi avec le tuyau, j’ai dû retirer le joint d’étanchéité de l’embout femelle sous mon lavabo pour mettre le nouveau, question de mettre toutes les chances de mon côté. Mais le vieux joint m’a l’air en bon état, je l’ai gardé, qui sait. Il m’a fallu gosser un peu pour faire passer l’embout mâle du nouveau tuyau par le haut du robinet, pour le récupérer sous mon lavabo. Ensuite, j’ai placé le nouveau joint d’étanchéité dessus, vissé le tuyau, et puis fait de même avec le tuyau du haut, remettant en place ma douchette.

Ensuite, j’ai testé la chose en faisant couler l’eau, d’abord juste la froide, puis juste la chaude. Il n’y eut aucun dégât. J’avais bel et bien réussi! Même quelques jours plus tard, la réparation tient bon. J’ai eu des doutes et vérifié plusieurs fois sous mon lavabo, tout était beau.