Catégories
Analyse technique

Agrarian Skies 2: une nouvelle façon de jouer à Minecraft

Ces derniers jours, j’ai commencé à explorer une nouvelle variante de Minecraft: le pack de mods Agrarian Skies 2. L’idée est de partir d’à peu près rien: sur une plateforme de 3×3, un coffre avec un peu de terre, des pousses d’arbres, des pommes, de la poudre d’os, des silex et un livre. Le joueur est orienté dans la reconstruction du monde par diverses quêtes expliquées dans le livre. Sous la plateforme: du vide, alors il ne faut pas tomber.

Tout d’abord, il faut planter l’arbre et le couper pour obtenir du bois, des pousses et des pommes. Mais le taux de production de pousses est ridiculement bas. Il faut, pour gérer cela, créer un petit crochet formé de quatre bâtons de bois. Le crochet permet d’obtenir plus de pousses, de pommes mais aussi de petits vers de soie. Il faut ensuite utilsier un de ces vers pour infester les feuilles d’un nouvel arbre. Lorsque les feuilles sont infestées, les détruire avec le crochet produit des fils. Il faut par contre savoir que les feuilles infestées ne peuvent plus produire de pommes et de pousses, si bien qu’il faut idéalement agrandir la petite plateforme (avec du bois par exemple) pour faire pousser un second arbre. Un premier arbre permet d’obtenir des pommes et des pousses, le second est infesté pour les fils.

Avec les fils, on peut produire de la laine pour enfin construire un lit. Parce que ce monde est vide et stérile, pas moyen d’obtenir de la pierre, alors pas de four, pas de charbon, donc pas de torches! Aucune quête ne pousse à créer le lit; il faut se rappeler qu’on peut obtenir la laine avec les fils!

Les fils permettent aussi de confectionner un espèce de tamis (appelé sieve en anglais, je ne connais pas la traduction exacte). Le tamis permet de traiter la terre pour en obtenir des pierres miniatures et des graines. Chaque bloc de terre produit entre 2 et 5 pierres miniatures, et il faut combiner quatre de ces petits cailloux pour construire UNE seule pierre! Il en faudra au moins six pour obtenir un four à partir de slabs.

Les fils permettent aussi de confectionner une canne à pêche, mais à quoi bon puisqu’on n’a pas d’eau? On va voir ça plus tard. On peut aussi les utiliser pour créer un arc, mais à quoi puisque sans plume, on n’aura pas de flèches. Il existe par chance, avec Tinker’s Construct, un moyen de créer des flèches à partir de fils et de silex, à moins que ce soit bogué ou que ça ait changé, bien évidemment.

Comment obtenir plus de terre? Eh bien il faut construire des barrils de bois et y mettre des éléments compostables tels que des pousses, des pommes, du blé, etc. Il faut huit pousses pour remplir un seul barril. Vous devinez la suite? Il faudra passer un temps fou à planter et couper un arbre. La poudre d’os va certes aider à faire pousser l’arbre, mais elle va s’épuiser tôt ou tard, pareil pour les pommes. Pour remplir le barril de compost, il faut soit huit pousses, soit 32 fils. Il peut également accueillir du poisson, des patates, du blé, etc. Mais sans eau, on ne pourra qu’y aller avec les pousses ou les fils. Couper l’arbre donne souvent deux pousses seulement de sorte qu’il faudra couper l’arbre huit fois pour obtenir UN seul bloc de terre! C’est ridiculement long. Y aller avec les fils n’est guère plus efficace: il faudra attendre près de quinze minutes pour que l’arbre soit totalement infesté, et cela va fournir à peine plus de 32 fils; il faudra pratiquement un arbre infesté par bloc de terre!

Que faire avec les pierres outre construire le four? Les briser avec un marteau pour obtenir de la gravelle! La gravelle peut être brisée avec le marteau pour obtenir du sable, qui à son tour peut être brisé en poussière. Placer un bloc de poussière dans un barril plein d’eau donne un bloc d’argile. Comment obtenir l’eau? Eh bien il faut attendre la pluie ou utiliser un appareil pour la créer. Il faut penser à remplir au moins deux barrils d’eau et en garder un couvert au sec pour le compost.

Que faire avec le bloc d’argile? Eh bien on le casse pour obtenir quatre boules d’argile, et on prend trois de ces boules pour fabriquer un sceau. Ce sceau-là, il faut le faire cuire, d’où l’usage du four. Le four permet aussi de fabriquer du charbon de bois, très utile pour avoir ses premières torches. Avec le sceau et deux barrils remplis d’eau, on peut fabriquer une source d’eau infinie.

Le sable et la gravelle peuvent être passés dans le tamis. Cela permet d’obtenir des fragments de minéraux qu’il faut alors combiner pour produire de la gravelle de minéraux. Ainsi, combiner le tamis, le marteau et le four permet d’avoir accès aux ressources minérales telles que le fer, le cuivre, l’or, le quartz, le lapis, les émeraudes, etc.

Il faut passer un temps fou à produire des pierres, jusqu’à pouvoir fabriquer une petite structure où on va pouvoir installer un bloc d’eau et un bloc de lave. La mécanique permettant la génération de pierres est un principe de base de Minecraft vanille. Ah, comment obtenir la lave? Eh bien, en combinant argile et poudre d’os, on obtient de la porcelaine qu’on peut assembler en chaudron. Il faut faire cuire la porcelaine, puis placer le chaudron au-dessus d’une torche. Ensuite, on met quatre roches dans le chaudron et on attend, très longtemps; cela finit par fondre et fournir UN sceau de lave. Il est à noter que le sceau en argile peut transporter de l’eau sans problème, mais si on le remplit de lave, il est détruit après utilisation. Combiner la lave et l’eau de labonne façon donne de la roche. Le faire incorrectement donne de l’obsidienne qu’on ne peut pas détruire avec les moyens actuels. Il faut au moins un diamant pour modifier une pioche Tinker’s Construct afin de la rendre capable de miner l’obsidienne, ou bien trois diamants pour créer une pioche vanille capable de miner ce matériau!

Que faire pour se nourrir outre manger des pommes? Eh bien on peut pêcher pour obtenir du poisson, à partir du moment où on a la source d’eau infinie. On peut aussi semer des patates, de la laitue, etc. Mais il faut de la terre pour semer et chaque bloc de terre demande de pêcher plusieurs poissons ou couper l’arbre de maintes fois! Il faut utiliser des tuteurs (crops) pour semer en raison de la terre infertile.

Les plantes, comme les arbres, poussent lentement; on dirait même que c’est plus long dans ce monde stérile que dans le jeu de base! La poudre d’os va s’épuiser; on ne peut pas compter là-dessus indéfiniment. Tôt ou tard, il me faudra créer une salle noire dans laquelle naîtront des monstres, mais c’est une opération périlleuse étant donné mes défenses actuelles. Non seulement mon personnage n’a-t-il aucune armure, mais en raison de ma déficience visuelle, je me trouve désanvantagé dans tout combat; je risque de me faire tuer avant même d’avoir localisé mon ennemi! Si le confinement à monstres n’est pas adéquat, d’effroyables créatures vont s’échapper et me faire du mal. Il faut aussi savoir que certaines créatures possèdent le pouvoir de téléporter le joueur; je pourrais me faire ainsi projeter hors de la plateforme sur laquelle je me trouve et me retrouver dans le vide. Par chance, on peut encore repousser l’inévitable moment où il faudra traiter avec ces monstres grâce à un petit arrosoir obtenu en réussissant la quête consistant à créer des tuteurs. L’arrosoir fonctionne moins bien que la poudre d’os, mais il aide assez pour que ce soit envisageable de se passer de la poudre!

J’ai entendu dire qu’il est possible de jeter de la redstone dans un chaudron de lave pour obtenir du netherrack. Il y aurait ensuite moyen d’avoir le sable des damnés, la blaze et la pierre lumineuse. Ainsi, en utilisant le barril, le tamis et le marteau de la bonne façon, on peut accéder à toutes les ressources du jeu. Mais il faut beaucoup de temps.

Le concept est intéressant. Cela semblait me permettre d’approfondir ma connaissance de la mécanique de base et de certains mods et d’explorer des nouveaux mods tels que Botania et Blood Magic sans avoir à passer des jours à recommencer sur une nouvelle map et perdre des heures à me promener dans des cavernes dans lesquelles des monstres peuvent jaillir à tout moment et me tuer avant que je ne les voie. Mais parti comme c’est là, amasser assez de ressources pour commencer à m’amuser va demander autant sinon plus de temps que miner! Il existe des appareils, provenant du mod Progressive Automation, qui vont peut-être m’aider sans nécessiter des matériaux plus avancés comme la redstone, le plastique et beaucoup de métal, mais ces appareils sont capricieux et potentiellement bogués.

En particulier, le Stone Miner couplé avec le Cobblegen Upgrade nécessite une pioche, une pelle et du charbon. Il permet de produire des pierres sans avoir à briser manuellement une pierre et la voir, une fois sur deux, se faire détruire par la lave. Mais la pioche est utilisée pour chaque pierre produite, à moins de prendre un outil du mod Tinker’s Construct plutôt que l’outil vanille. Mais la création d’une pioche Tinker’s Construct est boguée, ne fonctionnant pas du tout! Il est certes possible de créer les parties de la pioche (tige, lien et tête), mais l’assemblage échoue, pour une raison qui m’échappe. Toute recherche sur Internet est vaine et futile; il semble que je sois le seul à éprouver ce problème, ou bien les gens trichent pour obtenir des outils!

Il existe un autre appareil pour semer et récolter les arbres. Mais il faut lui fournir une hache, du charbon et l’arbre doit se trouver à une position bien précise, non documentée. Direwolf20 a cherché longtemps avant de pouvoir deviner comment utiliser cette machine. Idéalement, je sauterais par-dessus cette absurdité pour aller directement vers un couple Planter/Harvester de MFR, mais cela nécessite du plastique, du Invar, d’autres métaux et probablement des redstones.

Idéalement, il faudrait pouvoir automatiser le tamis et le marteau, puis construire un système générant des ressources en liant les machines entre elles. Il faut par contre des ressources que je n’ai pas simplement pour créer les conduits de liaison. Par exemple, il faut du métal pour obtenir les conduits de Thermal Expansion. Il faut de la redstone pour les conduits d’Extra Utilities, et des perles ou des blocs de redstones pour les noeuds de transfert nécessaires pour communiquer avec les conduits!

Ainsi, ce pack de mods est en train de devenir encore plus frustrant et me gaspiller plus de temps encore que recommencer sur une map classique, avec par exemple le pack FTB Infinity!

Catégories
Récit

Intervention divine

Pour la énième fois, j’enfilai ma tenue protectrice, vérifiai le bon fonctionnement des modules de vol et des champs d’énergie de protection, puis repartis en exploration. Il me fallait trouver au moins un couple d’abeilles tropicales et quelques bûches de bois magique pour mes futures créations. Je ne parvins à rien obtenir de tout ça. Je passai trois jours dans la jungle, cherchant sans relâche, sans pouvoir trouver quoi que ce soit.

Désespéré, il ne semblait y avoir aucune autre solution que le passage dans un nouveau monde. Mais je ne voulais pas repartir de zéro, renonçant à mes outils, mon armure et mes ressources. Je disposais à présent de milliers de lingots de fer et d’or, en plus d’un peu de cuivre et d’étain. Dans une pièce au sous-sol aménagée à cet effet, j’avais planté des buissons spéciaux capables de produires des baies métalliques. Quand je faisais cuire ces baies, j’obtenais des pépites du métal correspondant, que je pouvais recombiner en lingots. J’ai vite installé une machine pour récolter les baies quand elles étaient matures et programmé mon système matière/énergie pour qu’il traite automatiquement les baies, les envoyant dans un four pour leur conversion en pépites. J’avais travaillé fort pour mettre tout ça en place. Ce n’était pas parfait, mais je voulais continuer avec ça plutôt que tout recommencer.

J’ai aussi travaillé longtemps pour construire un système de production d’énergie. D’abord j’ai construit un appareil permettant de brûler de la matière inutile. Les résidus produits peuvent être envoyés dans une autre machine capable, avec l’aide d’énergie, de produire de la matière universelle qui peut être convertie en d’autres choses. En combinant cette matière universelle et de la pierre lumineuse, j’ai obtenu un nouveau matériau, le sunnarium. Ce nouvel élément permet de capter une plus grande portion de la lumière solaire. De plus, en combinant le sunnarium et de l’uranium, j’ai obtenu un matériau irradié permettant de produire une faible quantité d’énergie même en l’absence de soleil. Ces panneaux solaires avancés se sont avérés très utiles pour augmenter ma production d’énergie.

J’ai aussi mis en place une machine coupant les arbres matures et récoltant le bois et les pousses. Un système de tuyaux envoyait les pousses dans une machine les replantant et une partie du bois dans des fours électriques pour en obtenir du charbon. Le charbon servait à son tour à faire bouillir de l’eau. La vapeur obtenue est envoyée dans un four traitant encore plus de bois ainsi que dans des moteurs et une turbine produisant de l’électricité.

J’avais eu vent d’un ancien rituel permettant d’invoquer un dieu ou une déesse de mon choix pour exaucer un souhait. Pour accomplir ce rituel, j’aurais besoin de construire une plateforme de 25 mètres carrés en briques du Nether. À chaque coin, je dressai un totem en empilant trois blocs d’obsidienne. La chose faite, je plaçai un bloc de roche rouge au centre de mon autel sacrificiel et y allumai un feu. La roche rouge permet de faire durer le feu indéfiniment.

En utilisant des planches de bois et une roche magnétique rouge qui permet de produire un faible courant électrique, je me confectionnai des blocs capables de produire des notes. Je mis en place un ordinateur capable d’émettre vers les blocs musicaux, puis passai une journée à programmer la machine pour qu’elle émette un son rhythmique. Voilà ce qui permettrait de produire une musique rituelle nécessaire pour invoquer les dieux.

Lorsque je crus que tout était fin prêt, je me rendis compte que j’avais oublié une étape: frapper les totems d’une plaque de bois identifiant le dieu à invoquer. En théorie, je pouvais invoquer quatre dieux différents, en nommant chaque totem individuellement. Non, ce serait trop dangereux, car les dieux peuvent entrer en conflit entre eux et s’entre-déchirer. Je choisis donc une seule déesse: Ardnas, la Créatrice, celle qui soutient l’ombre et la lumière, permet l’existence du gazon et des animaux et unit le monde de la surface avec certains autres âges et dimensions.

Utilisant une feuille de papier, j’inscrivis mon souhait: déplacer ma base vers un monde neuf, regorgeant de nouvelles ressources et peuplé de nouvelles créatures. Puis je jetai ça au feu. Rien ne se passa. Que manque-t-il donc? Ou bien est-ce que ce rituel n’est qu’une stupide farce? Ah, oui, je sais: le sacrifice. Il faut jeter dans le feu un animal ou un ennemi.

J’allai me chercher un cochon dans mon enclos, le capturant avec un filet, puis je le relâchai dans le feu. L’animal poussa un cri et mourrut. C’est alors qu’un épouvantable coup de tonnerre se fit entendre. Tout sembla disparaître dans un éblouissant kaléidoscope de couleurs, puis tout devint blanc.

Lorsque je repris mes esprits, apparemment rien n’avait changé. Mon autel était disparu, mais à part ça, la base était là et autour de moi, le paysage était le même. Un peu déçu, je retournai à la base pour constater des dégâts considérables. Tout le câblage électrique alimentant mes machines en énergie avait été détruit. Les panneaux solaires avancés étaient disparus, réduisant l’apport en énergie de façon significative. Mon système de production de bois pour obtenir du charbon destiné à mon brûleur à vapeur était paralysé. La salle de magie était entièrement détruite et tous les livres de liaison étaient disparus!

J’ai passé des jours à tout réparer, tout reconstruire. Un moment donné, j’ai trouvé une page dans un coffre. La déesse Ardnas m’avait répondu et apparemment exaucé… partiellement.

« Homme, je n’ai pas aimé ton sacrifice, parce que tu n’as fourni aucun effort pour obtenir ta proie. J’aurais mieux aimé que tu chasses ce cochon et l’amène avec des carrottes ou une corde plutôt que le transporter dans un filet magique. Mieux encore, tu aurais dû attendre la nuit qu’une créature hostile surgisse et attirer cette créature dans le feu, au péril de ta vie! En plus tu as utilisé des machines pour produire la musique rituelle tandis que j’aime beaucoup mieux qu’elle soit jouée par de vraies personnes. C’est pour cela que j’ai tout détruit les systèmes qu’il y a dans ta petite base. Tu passeras les prochaines semaines à tout essayer pour remettre en état et frustreras sans cesse, et peut-être un jour seras-tu effectivement obligé de déménager ton stock dans un nouveau monde. Mais au moins, tu auras ton nouveau monde. Regarde autour de toi: tout est là, tout est neuf. Va, et ne m’invoque plus, sinon je déchaînerai sur toi une colère destructrice! »

Malgré mes erreurs dans mon rituel, Ardnas a été plutôt clémente avec moi. Toute la terre autour de ma base était neuve, jeune, regorgeant de ressources. Il ne me fallut pas longtemps pour trouver des bûches magiques et de nouvelles rûches. Je ne sais pas si c’étaient des abeilles tropicales, mais il y avait un espoir.

Catégories
Configuration

Le problème des adresses IP dynamiques

Depuis plus d’un an, j’héberge sur une de mes machines un serveur Minecraft qui permet à mon ami et moi d’accéder à une map en tout temps. Pour parvenir à le faire, j’ai configuré mon routeur pour rediriger le port utilisé par le serveur de Minecraft vers la machine de mon réseau sur laquelle il s’exécute. Malheureusement, cela ne suffit pas à rendre la map accessible, car l’adresse IP permettant d’atteindre le serveur est dynamique.

Pour éviter de laborieux échanges de données, j’ai utilisé un compte DynDNS pour associer le nom de domaine ericbuist.dyndns.org à mon adresse IP dynamique. Mon routeur, exécutant DD-WRT, pouvait communiquer correctement avec DynDNS afin d’effectuer la mise à jour. Seule contrainte: je devais me rappeler, au moins une fois par mois, d’établir une connexion manuelle au site de DynDNS afin de garder mon compte actif.

Malheureusement, les choses n’en sont pas restées là. Durant la semaine du 9 avril 2014, j’ai appris que le service gratuit de Dyn serait terminé et qu’il me fallait soit passer au service payant, soit trouver un autre fournisseur de DNS dynamique. J’ai tenté longtemps de trouver une moyen pour réutiliser mon nom de domaine ericbuist.com existant plutôt que m’enregistrer auprès d’encore un nouveau fournisseur. Malheureusement, cela s’est avéré totalement impossible. HostPapa permet certes d’ajouter des sous-domaines, mais il faut indiquer l’adresse IP statique dans le cPanel. Pour qu’un script puisse mettre à jour dynamiquement, il doit utiliser l’API de cPanel et s’y authentifier, ce qui implique de mettre mon mot de passe HostPapa en clair dans du code ou un fichier de configuration! Ce solution PHP a été appliquée, apparemment avec succès, mais je trouvais ça un peu moche.

Cheap-DomainRegistration, le registrar avec qui j’ai mon domaine ericbuist.com, n’offre aucune option allant dans ce sens, aucun moyen de configurer les zones DNS de façon détaillée. On peut définir des sous-domaines, mais cela se limite à rediriger le trafic web vers une URL.

Alors voici comment j’ai résolu ce problème imprévu. D’abord, je me suis créé un compte sur freedns.afraid.org. Cela m’a permis d’obtenir ericbuist.twilightparadox.com. J’ai reconfiguré mon routeur pour appliquer le DDNS sur ce nouveau compte. Il m’a fallu fournir mon nom d’utilisateur et mot de passe FreeDNS, puis comme « hostname », une chaîne de la forme ericbuist.twilightparadox.com,<hash> où <hash> est le code numérique de l’URL de mise à jour fournie par FreeDNS.

Toutefois, non désireux d’en rester là, j’ai accédé au cPanel de mon compte HostPapa. Sous la section Domaines, j’ai accédé à l’Éditeur avancé de zone DNS. De là, j’ai créé une entrée de type CNAME permettant de lier le sous-domaine eldorado.ericbuist.com à mon sous-domaine dynamique. Ainsi, si je trouve une meilleure solution plus tard impliquant moins de couches, je pourrai reconfigurer mes enregistrements DNS pour l’appliquer de façon transparente.

Voici quelques solutions à plus long terme que je pourrais être appelé à explorer ou mettre en place.

  • Obtenir une adresse IP fixe auprès de mon fournisseur d’accès Internet. Cela risque de me forcer, si je reste avec Vidéotron, à passer au plan commercial, ce qui va gonfler ma facture inutilement. Il existe probablement des fournisseurs offrant ce genre de service à moindre prix, mais possiblement avec une moins bonne stabilité de connexion.
  • Déplacer mon enregistrement de ericbuist.com de Cheap-DomainRegistration vers un fournisseur de domaine dynamique tel que Dyn. Je ne suis pas certain de bénéficier de suffisamment de contrôle pour pouvoir diriger les requêtes à ericbuist.com chez HostPapa et seulement redéfinir un sous-domaine du côté du fournisseur dynamique. En cas d’échec, je risque de perdre mon domaine ericbuist.com dont je suis propriétaire depuis 2004. Pour amorcer un transfert de nom de domaines, il faut obtenir un numéro d’autorisation chez le registrar existant, et parfois l’option pour obtenir un tel numéro est inexistante. C’est alors un cas de difficiles négociations avec le registrar. Je serais vraiment déçu et choqué de devoir enregistrer ericbuist2.com et utiliser cela pour mon site web en lieu et place ericbuist.com!
  • Héberger mon serveur de Minecraft sur une machine disposant d’une adresse IP fixe. Je pourrais tenter ma chance avec Amazon EC2 ou CreeperHost, mais cela va me coûter des centaines de dollars par année et la machine virtuelle que j’obtiendrai sera sans doute moins puissante que la machine sur laquelle le serveur actuel s’exécute.
  • Si vraiment plus rien ne fonctionne, je pourrais me concocter un script obtenant mon adresse IP et la plaçant dans un fichier accessible par une URL public, en le téléchargeant sur mon espace web ou sur Dropbox. Ensuite mon ami pourrait consulter ce fichier et obtenir la nouvelle adresse. Un raffinement possible serait qu’un script le fasse et aille modifier le fichier hosts pour associer un nom à l’adresse dynamique, mais ça devient plutôt complexe pour une affreuse patch qui n’a pas lieu d’être.
Catégories
Bogue

La vengeance des pingouins!

Hier à ma fête, j’ai eu plusieurs cadeaux de mon frère et sa blonde exploitant la thématique des pingouins, le symbole du système d’exploitation Linux. Eh bien faut croire que les pingouins n’ont pas beaucoup aimé (moi j’ai bien aimé, pourtant!), car ils se sont vengés hier soir et aujourd’hui. Voici comment, une vraie histoire d’horreur.

  • XBMC, mon lecteur multimédia sur mon HTPC Linux, a planté deux fois hier soir. Ça gelait et plus aucun contrôle ne répondait. Il fallait alors que je bascule sur la console texte et que je tue XBMC de façon brutale. En plus, la saisie de mon mot de passe trop complexe est devenu problématique, demandant entre trois et quatre essais chaque fois! J’ai fini par en mettre un plus simple, vraiment tanné de me faire embêter par ça!
  • Mon serveur de Minecraft, sous Linux, a eu des ratés parce que je pensais l’avoir mis à jour à FTB Unleashed 1.1.7 tandis qu’il exécutait toujours 1.1.3. Le client, désynchronisé, se plaignait, n’arrivant plus à établir la connexion vers le fabuleux univers de Taowa. Remettre la version recommandée ne produisait aucun effet, car il faut croire que le lanceur FTB conservait des parties de la nouvelle version plutôt que tout réinstaller.
  • FTB Launcher, le client me donnant accès à Taowa, il a fini par m’afficher un bel écran vide et plus rien ne fonctionnait. La touche ALT-F4, devenue pratiquement inopérante à présent, ne faisait plus rien encore une fois. Cliquer sur le X non plus, il fallait vraiment tuer le processus de force, encore. Ensuite, j’ai été obligé de tout réinstaller, en exécutant le lanceur dans un autre répertoire, et après, eh bien j’avais un écran noir à chaque démarrage de Minecraft. Ainsi, Ubuntu ne permet PLUS d’exécuter Minecraft, probablement encore une mise à jour qui a brisé le pipeline graphique. Ils ont brisé le pipeline pour la Intel HD4000, rendant le jeu saccadé pratiquement plus jouable, et voilà que c’est fait pour NVIDIA aussi. Faudra que j’endure ou tente ma chance avec une carte ATI, mais je n’ai rien à faire de plusieurs cartes graphiques PCI Express remisées pour incompatibilité arbitraire.
  • Une tentative d’installation de Linux Mint 16 édition Cinnamon en lieu et place de Ubuntu qui pose de plus en plus de difficultés aussi absurdes qu’imprévues a été une véritable catastrophe: pointeur de souris vraiment trop petit, options d’accessibilité pour agrandir les caractères ayant à peine un effet, l’interface graphique a gelé sans raison, me forçant à tout redémarrer, puis un plantage du programme d’installation au moment de marquer la partition principale de Mint pour formatage! Bref, ça ne fonctionne pas du tout! Le seul point positif est qu’aucune perte de données ou de configuration n’est à déplorer suite à ce court et désagréable essai, car le système n’a infligé aucun dommage à mes partitions.

On dirait bel et bien que Linux, désormais, est confiné aux machines virtuelles, aux serveurs sans écran (capacités graphiques instables) et aux appareils mobiles (genre Android). Il est possible que seules certaines cartes graphiques soient parfaitement prises en charge et que leur marque varie dans le temps.  Par contre, un problème de pilote graphique peut certes expliquer XBMC instable, Minecraft ne fonctionnant plus et le plantage de l’interface de Mint, mais pas la défaillance du programme d’installation de Mint.

Pour la défaillance de l’installeur de Mint, peut-être est-ce l’EFI, peut-être est-ce le SSD, peut-être est-ce le Ivy Bridge, peut-être n’est-ce rien de tout ça. Je ne sais pas et étant donné que l’interface de Mint m’a vraiment déplu, ça ne sert à rien de le savoir.

Les interfaces graphiques régressent, en plus. On assiste à une perte progressive de contrôle: plus moyen de changer la taille du pointeur de la souris (Ubuntu, Mint), plus moyen de grossir les caractères (Mac OS X, peut-être Mint), plus moyen de configurer les couleurs et la transparence (Windows 7+, probablement Mac OS X, peut-être même Ubuntu et Mint!).

Plutôt que travailler sur la personnalisation, eh bien les éditeurs de systèmes d’exploitation préfèrent rajouter davantage d’applications de base qui ne font rien et qui doivent, une par une, être substituées par des logiciels tiers. À quoi bon améliorer Paint si personne de sérieux ne s’en sert, le remplaçant par Paint.net, Gimp ou, « mieux » encore, par Photoshop? À quoi bon améliorer Wordpad si les gens le remplacent par Notepad++, Word ou, mieux encore, LibreOffice? Pourquoi améliorer Internet Explorer si personne ne s’en sert, le troquant pour Chrome ou Firefox?

L’utilisateur de Mac fera la même chose, troquant Mail pour l’interface web de GMail, plus flexible et plus portable. Il délaissera iMovie pour s’en aller vers Final Cut. Il abandonnera vite Garage Band pour le remplacer par Audacity ou un logiciel audio professionnel comme Pro Tools de Avid ou Live de Ableton. Puis un jour, il voudra essayer le dernier jeu et délaissera Mac OS X complètement pour balancer un Windows sur son beau MacBook flambant neuf. C’est triste!

L’utilisateur Linux, de son côté, remplacera progressivement les applications de GNOME ou de Unity par d’autres: Totem sera abandonné au profit de MPlayer, VLC ou XBMC, GEdit pour Vi ou Emacs, Banshee pour Audacious ou autre chose, etc. Au moins avec Ubuntu, on peut obtenir toutes ces alternatives depuis le gestionnaire de paquets: pas besoin de visiter des dizaines et des dizaines de sites (quoique Ninite peut beaucoup aider sous Windows!) et surtout, pas besoin de débourser un centime pour ces alternatives.

Mais il n’en demeure pas moins qu’à cause de l’intégration de tous ces petits jouets, le cœur même du système, ses fondements, sa flexibilité, en souffrent, parce que les éditeurs se concentrent sur la mauvaise cible.

Catégories
Bogue

D’une petite recherche pour donner un coup de main vers la mort de mon serveur Minecraft

Aujourd’hui, j’ai été victime d’une chaîne de bogues qui a mené à la paralysie de mon serveur Minecraft. Ce qui devait être une courte recherche personnelle a dégénéré en une série de problèmes qui n’en finissaient plus de s’enchaîner. Par chance, j’ai réussi à ressusciter ma machine et tout fonctionne maintenant correctement!

Il y avait deux personnes que je pouvais tenter d’aider pour des problèmes d’ordinateur. L’une d’elle utilisait Windows si bien que j’ai investigué la possibilité d’établir une connexion via l’assistance à distance. Si la personne réussissait à démarrer l’application d’assistance intégrée à Windows, ai-je découvert, et si elle m’envoyait, par l’entremise de cette application, une invitation par courrier électronique, je pourrais accepter l’invitation et une connexion s’établirait entre ma machine et la sienne. De cette façon, je pourrais voir l’écran de la machine à examiner et établir un diagnostic préliminaire, voire même résoudre le problème sans avoir à me déplacer!

Pour la deuxième personne, ce serait moins simple, car elle utilisait un Mac. Il m’est passé par la tête de recréer mon Hackintosh pour pouvoir tenter un partage de l’écran via iChat, mais j’ai eu trop de problèmes avec ce Hackintosh pour vouloir en arriver là. J’ai songé m’acheter un Mac Mini, la série la moins chère de la famille Macintosh d’Apple, pour remplacer le Salvator vieillissant dans le rôle de serveur Minecraft, pour établir cette liaison iChat et pour faire d’autres tests au besoin plus tard. Mais le coût de la machine pour les fonctionnalités que j’obtenais me dissuada d’emprunter cette voie. Pour le même prix, je pourrais me monter un Core i7 avec 16Go de mémoire et un SSD! J’ai examiné la possibilité de créer une instance Amazon EC2 que j’activerais de façon intermittente pour faire des tests, mais aucun résultat concluant n’existe au sujet de l’installation d’un Mac OS X dans le nuage de Amazon.

Mais cette investigation au sujet de EC2 et cette idée de Mac Mini viennent peut-être d’une intuition: je percevais que la mort du Salvator approchait… Et qu’en est-il de migrer mon serveur Minecraft sur une instance EC2? J’y ai pensé, mais il m’en aurait coûté 500$ par année à moins de rendre l’instance intermittente: mon ami ou moi devraient démarrer le serveur pour jouer et l’arrêter ensuite. J’envisageais bien sûr explorer cette voie et espérais que le démarrage ou l’arrêt seraient simples et qu’il serait possible d’accorder à mon ami la permission de le faire. Juste pour le merveilleux silence que l’extinction de ce vieux coucou me procurerait dans mon bureau lors de mes journées de travail, ça en vaudrait le coup!

Par chance, il y avait une solution bien plus simple et beaucoup moins coûteuse pour aider mon amie: TeamViewer. Il suffisait que mon amie installe ça sur son Mac, me transmette l’identifiant généré par le logiciel et je pourrais alors établir la liaison. Mais il se pouvait que ça ne fonctionne pas du premier coup si bien que j’ai voulu faire un test avant de proposer cette stratégie.

Pour ce faire, j’ai installé TeamViewer sur ma machine principale au moment où elle exécutait Windows 8. Il me fallait ensuite une deuxième machine sur laquelle installer TeamViewer, mais tous mes ordinateurs secondaires (mon serveur de Minecraft et mon HTPC) exécutaient Linux. Pas de problème: il y a une version Linux de TeamViewer! J’ai téléchargé et tenté d’installer ça: eh non, encore des problèmes! Le système de paquetages APT indiquait qu’il manquait une dépendance pour installer TeamViewer, à savoir lib32asound2J’ai tenté de l’installer: en vain. Il ne semble pas possible d’installer ce paquet .deb de TeamViewer sous Ubuntu 13.10! Certains ont réussi en utilisant la version 32 bits au lieu de 64 bits tandis que d’autres se sont rabattus sur une version .tar.gz du logiciel.

Au moment où je voulais tenter l’installation 32 bits, eh bien tout le système figea et plus rien ne répondait. Au début, la souris ne bougeait même plus, puis elle finit par bouger, mais je ne pouvais cliquer nulle part. Choqué, j’ai tenté de basculer vers une console pour redémarrer X.Org: encore en vain. Le système a fini par cracher des messages d’erreur à propos du pilote Nouveau qui ne pouvait pas mettre en standby certains canaux. Nouveau est un pilote open source pour les cartes graphiques de marque NVIDIA.

J’ai fini par établir une liaison SSH vers la machine puis forcer un redémarrage de X.Org: en vain. Eh oui! J’avais affaire à une défaillance dans un module du noyau, pas seulement un logiciel fonctionnant incorrectement! Choqué, il me fallut me résoudre à tout redémarrer et donc éteindre mon instance de Minecraft. Par chance, mon ami avec qui je partage le monde imaginaire de Taowa n’était pas en train de jouer à ce moment-là.

La machine mit plus d’une minute avant d’enfin terminer la fermeture d’Ubuntu et entamer le retour au POST, puis le démarrage. Là, j’ai eu l’interface graphique. X.Org semblait fonctionner, mais je savais bien que le pilote Nouveau, qui a causé des problèmes sur le Drake, finirait par frapper de nouveau. J’ai alors voulu installer le pilote de NVIDIA.

Malheureusement, l’application listant les logiciels et pilotes n’affichait rien par rapport à NVIDIA. Il m’a donc fallu y aller à la main et exécuter sudo apt-get install nvidia-current. Malheureusement, une super longue installation et un redémarrage plus tard, l’écran était noir et le resta un bon bout. Tout semblait foutu, impossible de récupérer l’affichage. Tenter d’exécuter sudo nvidia-x-config ne donna aucun résultat. En plus, toute tentative de redémarrer ou installer quelque chose prenait un temps fou sur cette vieille carlingue!

J’ai bien cru que c’était fini. À présent Ubuntu sera trop instable pour exécuter de quoi. Je pouvais certes tenter de réinstaller, mais une mise à jour risquait d’encore tout briser ou rendre le système propice aux plantages. Et encore une fois, je manquais de temps et devais tout laisser ça en plan pour aller dîner puis m’entraîner au gym.

Pendant que je dînais, je me suis dit que si je devais tout réinstaller, j’opterais pour Ubuntu 12.04 qui, au moins, est plus stable. Pour cette machine, cela suffirait amplement. Mais avant, j’allais tenter un sudo apt-get dist-upgrade pour m’assurer que les plus récents noyaux étaient bien installés.

Après le dîner, je l’ai tenté en vain; cela ne changea absolument rien puisque tout était déjà à jour. J’avais éteint l’ordinateur ne fonctionnant plus le temps de dîner. J’ai trouvé que le bureau était bien plus silencieux sans ces deux ventilateurs tournant en permanence. En plus, quand j’ai rallumé le vieux coucou, le ventilateur du bloc d’alimentation m’a fait un bruit de vieille carlingue. C’était arrivé plusieurs fois par le passé, mais cette fois, le grondement dura près de cinq minutes avant d’enfin cesser! C’était plus long que les fois précédentes.

Redémarrer la machine n’eut aucun effet. Avant d’entreprendre la réinstallation, j’ai essayé sudo apt-get install –reinstall nvidia-current. En examinant les messages de plus près, j’ai constaté qu’il y avait une ligne indiquant que le module NVIDIA n’avait pas pu être compilé, car il manquait les sources du noyau. J’installai alors linux-headers-generic et, pour être sûr, build-essentials. Cela compila le module et ressuscita mon système! J’ai alors pu redémarrer le serveur Minecraft avant de partir pour le gym!

Suite à cette mauvaise expérience, j’ai abandonné le test avec TeamViewer, car il n’avait plus aucune valeur. Même si ça fonctionne parfaitement entre mes deux machines, il se peut que ça échoue lamentablement avec mon amie. Peut-être la version Mac de TeamViewer ne fonctionne pas bien, peut-être le Mac est derrière un pare-feu, peut-être le routeur de mon amie va bloquer l’accès, ou peut-être même ce sera le mien qui le fera. Je ne suis pas du tout certain que mon amie persistera avec de multiples essais; elle laisserait peut-être tomber.

Par chance, ces connaissances sur l’administration à distance seraient utiles pour d’autres cas de figure et TeamViewer n’est pas le meurtrier de mon serveur Minecraft. Le plantage qui a eu lieu n’a rien à voir avec TeamViewer; ça aurait pu arriver n’importe quand.

Catégories
Informatique

Une vidéo de Minecraft extrêmement difficile à monter!

Aujourd’hui, je viens de vivre l’expérience d’édition vidéo la plus mauvaise de ma vie. J’ai rencontré tellement de problèmes que c’en est hallucinant! Mais l’aventure est très intéressante et montre que parfois, la synergie entre Windows et Linux est possible et peut aider à résoudre des problèmes complexes.

Objectif

Depuis quelques semaines, mon ami et moi travaillons sur une nouvelle map dans Minecraft, en utilisant le mod pack Feed The Beast Unleashed intégrant la version 1.5 du jeu. J’ai baptisé ce nouveau monde Taowa. Je trouvais qu’il était grand temps de créer une vidéo de cette map et la publier sur YouTube.

L’enregistrement

Pour enregistrer ma vidéo, j’avais dans l’idée de me servir du logiciel FRAPS comme je l’avais fait auparavant avec succès. Je prévoyais enregistrer ma voix en utilisant mon H2N, ce qui a très bien fonctionné par le passé.

Malheureusement, FRAPS a commencé à avoir des ratés dès les premières séquences. D’abord, il y a eu un plantage du jeu tandis que j’enregistrais. Puis l’image s’est mise à clignoter et le jeu, à planter tout le temps, dès que je démarrais FRAPS. Il n’y avait aucune solution. Selon mes recherches, c’était un problème de compatibilité entre FRAPS et Windows 8. Il allait falloir rétrograder à Windows 7, ce qui signifiait encore tout reformater et passer une fin de semaine à reconfigurer la maudite machine, que je commence à sérieusement détester en passant parce qu’elle va beaucoup moins bien que mon ancien ordinateur!

Plutôt que supprimer Windows 8, je partis à la chasse pour trouver un autre logiciel d’enregistrement d’écran. Eh bien plusieurs y passèrent et échouèrent TOUS!

  • DXTory: semblait prometteur, mais l’audio sautait de temps en temps et le logiciel faisait geler le jeu temporairement (pas planter comme avec FRAPS au moins!). En plus, il fallait payer le logiciel en yens japonnais, même pas en dollars US!
  • Total Screen Recorder: n’a pas fonctionné du tout, impossible à mettre en oeuvre. Il semblait falloir que je délimite manuellement, à la souris, un rectangle à capter, ou que j’inclus tout l’écran, enregistrant la barre des tâches et tout.
  • EZVid: a produit une vidéo prometteuse, mais le logiciel me forçait à ajouter de la musique de fond que je ne voulais pas. Mais celui-là avait pour intérêt d’être gratuit.
  • BandiCam: c’est celui-là qui m’a sauvé la mise! Il permet d’enregistrer une partie de l’écran ou une fenêtre DirectX/OpenGL. J’ai eu du mal à trouver comment capter l’audio avec le logiciel, mais ce fut heureusement possible. Il permet de capter l’audio depuis deux sources différentes et même d’enregistrer chaque source dans un fichier distinct, ce qui peut servir pour du post-traitement. Il y a un gros défaut d’interface: deux boutons Réglages donnant accès à des paramètres différents. J’étais bloqué tant que je ne trouvai pas le bon!

Ainsi, j’ai pu résoudre ce premier problème avec BandiCam, qui fonctionne très bien à condition de ne pas utiliser le codec externe. Avec ça, il plante tout le temps.

Audio pas très bon

À force d’écouter le produit de mon enregistrement, je me rendais compte à quel point le son était décevant. On aurait dit que ma voix avait été sur-amplifiée, produisant de la distorsion par moments. J’ai cherché longtemps pour régler ça et ne trouvais rien d’autre que des instructions pour ordinateurs HP, des instructions pour brancher le H2N dans un port USB, une page indiquant que quelqu’un avait du mal avec son tourne-disque USB détecté par Windows 7 comme un microphone plutôt qu’une entrée ligne, sans solution autre que brancher l’appareil en S/PDF (mais mon H2N n’a PAS d’entrée S/PDF!!!), etc.

J’ai aussi trouvé plusieurs vidéos YouTube sans son, ce qui a fini par me faire fulminer parce que je ne pouvais rien obtenir de telles images avec du texte apparaissant rapidement sans me laisser le temps de comprendre quoi que ce soit. Mais plus tard, j’ai découvert que quelque chose de cochon était arrivé sous Chrome qui avait baissé le volume de YouTube au minimum. Le remonter a restauré le son! Donc peut-être que certaines vidéos que je croyais muettes avaient du son…

Bon, ai-je fini par me dire, est-ce que mon H2N est, dans l’absolu, utilisable pour cette tâche ou me faut-il encore acheter un autre microphone? Je commençais à être tenté par un micro-casque Bluetooth, car le fil des écouteurs (nécessaires pour éviter la boucle de rétroaction audio qui rend fou!) devient vite une nuisance pendant l’enregistrement! Pour savoir si ça valait vraiment le coup, j’ai redémarré ma machine sous Ubuntu et testé avec cela. Après quelques essais et erreurs avec ARecord, je pouvais enregistrer la sortie USB du H2N et obtenais un son excellent, sans distorsion. Ok, c’est donc Windows qui introduit la distorsion, en ai-je conclu, pas le H2N (m’aurait surpris) ou son interface USB (possible). J’ai bien regretté, cet après-midi-là, de ne pas habiter plus près de chez mon frère ou mon ami, qui possèdent une carte son externe. Tester avec un ordinateur doté d’une telle carte aurait écarté la possibilité que le pilote Realtek de ma carte intégrée cause cette distorsion, sur tous les périphériques audio que la machine rencontre. Si c’est le cas, il me faudra envisager l’achat d’une carte son externe pour pouvoir me débarrasser du fautif. Après plusieurs recherches, tout ce que j’ai pu faire, c’est bidouiller le niveau de sortie de l’entrée H2N, sous Windows 8, à 80%, et là j’obtenais un audio qui avait du bon sens.

Édition vidéo

Je voulais supprimer certains segments de ma vidéo et ajouter des sous-titres, car j’avais omis certaines explications et ne voulais pas tout reprendre du début, quoi que recommencer aurait permis d’avoir un meilleur audio, suite au calibrage plus fin de cet après-midi. Pour travailler ma vidéo, j’ai importé les fichiers sous Corel Video Studio X6. Eh bien, le nombre de problèmes que j’ai eus avec ça est incroyable!

D’abord, le logiciel s’est mis à se plaindre au sujet du format de certains fichiers. J’ai cru au début que tous les fichiers produits par BandiCam seraient rejetés, me forçant à tout passer ça dans un transcodeur quelconque. Les seuls que je connais sont en ligne de commande (genre MEncoder et FFMPEG) et les options sont contre-intuitives. Figurer la liste d’options à passer peut parfois prendre une demi-heure! Beaucoup d’options n’ont aucun sens, produisent des fichiers invalides ou font juste planter le logiciel! Les logiciels sous Windows sont bourrés de pubs ou payants, sont soit trop simplistes, soit trop compliqués. Souvent le traitement par lots est supporté, mais il faut insérer chaque fichier un par un. Seule la ligne de commande permet d’indiquer de traiter tous les fichiers d’un répertoire.

Par chance, Corel Video Studio n’a rejeté que trois fichiers, probablement des résidus de mes innombrables expérimentations d’hier après-midi. Le reste, il l’a importé, comme j’ai pu le constater par la suite.

Mais chaque fois que je démarrais la lecture, la vidéo s’affichait en miniature dans le quart de la fenêtre. Il m’a fallu beaucoup de temps pour régler celui-là et il n’y avait absolument RIEN sur Google, à part des PDF et des revues du logiciel, supposé l’un des meilleurs! J’étais sidéré, choqué, fatigué par toutes ces difficultés qui n’en finissaient plus.

En milieu d’après-midi, j’en étais rendu à chercher des alternatives, car je n’avais pas du tout envie de payer pour du support technique et me faire suggérer de formater mon disque dur ou essayer sur la machine d’un ami. Eh bien il existe une flopée de logiciels d’édition vidéo, mais ceux qui se démarquent souffrent de problèmes.

  • Plus tard, j’ai lu du bien au sujet de MovieStudio Platinum 12 de Sony. C’est celui-là que j’essaierais si je devais vraiment renoncer à VideoStudio.
  • PowerDirector de CyberLink, semble excellent, mais a eu des ratés pour moi dans le passé et j’ai lu qu’il plantait tout le temps.
  • Adobe Premiere Elements: semble un des tops, mais l’affichage est illisible pour moi, avec des caractères impossibles à agrandir. Je me suis battu avec ça des heures voilà deux ans et il n’y a toujours aucune solution.
  • Final Cut Express: semble l’un des meilleurs éditeurs vidéos, mais ne fonctionne QUE sur Mac! Les problèmes sous Windows m’ont tellement mis au désespoir que j’ai à quelques reprises envisagé réinstallé Mac OS X ou m’acheter un Mac Mini ou un MacBook Air pour faire l’essai de Final Cut.
  • Puis on peut essayer avec tous les autres et ne plus en finir.

J’en étais rendu à penser que j’allais devoir me retaper la configuration de mon Hackintosh pour m’essayer avec Final Cut Pro! Juste l’idée me mettait à la torture! Une autre possibilité aurait été de faire faire l’édition par une personne possédant un Mac, mais ça aurait pu prendre des mois avant qu’elle n’ait le temps de m’aider avec ce projet ludique. Rendu là, il y aura tellement de vidéos que leur édition prendra des jours ou toutes ces vidéos seront obsolètes, sans intérêt, car le serveur aura sauté et mon ami et moi aurons cessé de jouer pour toujours.

En fin de compte, j’ai eu une idée en marchant vers la piscine pour aller nager: et si c’était le même bogue qu’avec Ableton Live? Pour obtenir un pointeur de souris de grande taille et des caractères avec lesquels je suis à l’aise, j’ai dû configurer l’affichage pour une mise à l’échelle de 150%. Cela a perturbé Live dans le passé et pourrait peut-être causer problème à VideoStudio. En revenant de la piscine, j’ai configuré le raccourci Windows vers Corel pour qu’il désactive la mise à l’échelle et tadam, j’avais des aperçus corrects! Les caractères dans le logiciel sont certes plus petits, mais le pointeur de souris, celui de ma session, est correct, et le reste du logiciel fonctionne correctement.

Encodage

En fait, pas tout à fait. J’ai pu me rendre loin après avoir réglé le problème de la résolution, très loin… jusqu’à un nouveau bogue, majeur, bloquant, encore une fois. En effet, quand je suis arrivé au point d’encoder ma vidéo, eh bien le logiciel a planté. Un deuxième essai me confirma le pire: le plantage serait systématique, irrémédiable! J’y ai perdu la soirée en recherches et en tentatives de retrouver le code de support technique gratuit venant avec mon achat, pas si vieux que ça finalement, juillet, donc peut-être le code serait encore valide!

Mais je n’ai pu me résoudre à simplement attendre. J’ai d’abord tenté de ré-encoder une vidéo que j’avais déjà montée. Cela a fonctionné sans heurts et sans tracas! J’ai alors pioché et tenté de bidouiller les paramètres de BandiCam jusqu’à trouver une combinaison permettant d’obtenir un fichier valide pour VideoStudio. Aucun ajustement au format vidéo ne résolut quoi que ce soit. Mais quand j’ai configuré l’audio sur PCM plutôt que MPEG-1, là j’ai eu un premier encodage fructueux! Sous BandiCam, il me fallait aussi configurer la vidéo sur XVid et non pas H.264. L’encodage H.264 de Bandicam pose des problèmes de synchronisation audio/vidéo sous VideoStudio et est incompatible avec MovieStudio de Sony!

J’ai alors tenté d’utiliser VirtualDub pour traiter tous mes fichiers, mais cela a échoué encore! Il aurait fallu que j’entre, un par un, tous les fichiers dans le logiciel, et il y en avait une vingtaine. Solution: MEncoder, sous Ubuntu! Eh oui, encore un redémarrage! Mais il a valu la peine, celui-là! MEncoder a traité mes fichiers, préservant la vidéo et décompressant l’audio MPEG vers le format PCM. Puis un autre redémarrage plus tard, j’étais sous Windows 8. Je craignais devoir faire plusieurs essais de même, avec des paramètres différents passés à MEncoder, un redémarrage à chaque passe, mais par chance, j’ai eu une configuration fonctionnelle du premier coup!

Corel VideoStudio a chialé un peu, mais j’ai fini par réussir à le forcer à accepter les modifications. J’ai pu rouvrir mon projet, il s’est plaint encore un peu puis là, enfin, j’ai pu produire un encodage MPEG-4 en 720p! Il me faudra visionner le fichier pour m’assurer qu’il est correct, mais il y a un espoir.

FIOU! Quelle galère!

Catégories
Récit

Bataille élémentale

L’eau, omniprésente source de vie. Elle est partout dans notre monde. Les océans en sont remplie, elle coule dans les rivières et on ne pourrait parler de lacs sans elle. Elle a sa place à ces endroits, pas sur le sol de ma base. Elle empêche de placer des torches pour l’éclairage et bon nombre de machines refusent de fonctionner sous l’eau. J’ai passé des heures à retirer l’eau là où il ne devait pas y en avoir, gaspillé plein d’énergie à essayer et fini par me rendre compte que je devais non pas combattre seulement l’eau mais aussi la tentation de céder et la laisser envahir toute ma base, tout mon esprit. À quoi bon résister, aussi bien nager et me laisser porter par le courant.

Tandis que je tente tant bien que mal de traiter avec l’eau, un ennemi plus cruel encore rôde: la lave. Source de chaleur, lumière et d’énergie, c’est aussi un cruel meurtrier. Une chute dans la lave te vaut un voyage vers l’au-delà! Je peux certes pomper la lave et la stocker dans des cellules d’étain, et utiliser ces cellules pour en extraire de l’énergie, mais il restera toujours de la lave quelque part pour me plonger dans la peur d’y tomber.

J’ai perdu beaucoup de temps et d’énergie avec l’eau, mais en fait, le vrai ennemi était la lave et la peur d’y tomber. Mais l’eau aussi, si on la laisse couler, peut envahir le monde et l’esprit, tout engloutir et mener à la passivité: nager, se laisser porter, plus rien faire d’autre. Tandis que je résistais à l’envie de céder à l’eau et à ses attraits, la peur de la lave grandissait dans mon inconscient, prenant de plus en plus d’espace. J’en vins à un point qu’elle était si grande que je ne pouvais plus vaincre. Mon esprit était complètement submergé par la tentation de l’eau et la peur de la lave.

Pour défaire ce blocage, j’ai dû céder, j’ai dû accepter que je voulais cesser de me casser la tête et que j’aimerais bien me laisser porter par les flots plus souvent, que je me sentais bien, heureux en le faisant, mais que toujours faire ainsi m’empêcherait de construire de nouvelles machines, de ramasser de quoi subsister et surtout, d’apprendre et de grandir. Libéré partiellement, mon esprit trouva alors la solution: retourner l’eau contre mon vrai ennemi la lave.

Le jour où l’eau que je laissai me porter entra en contact avec la lave, quelque chose d’inédit se produisit. D’abord, les deux forces opposées s’annulèrent et les deux esprits élémentaux se détruisirent mutuellement. Mais ils laissèrent derrière eux un bloc noir très solide: de l’obsidienne. Grâce à ce matériau, je pourrais construire un rempart capable de me protéger aussi bien contre l’eau et la lave mais aussi contre d’autres menaces, comme ces monstres explosifs qui reviennent toujours et toujours me hanter.

Mais faudra-t-il, à chaque fois que j’ai besoin d’un bloc d’obsidienne, me laisser porter par l’eau et risquer d’y laisser toute envie de faire autre chose? Peut-être pas, peut-être puis-je construire une machine capable de collecter l’eau de l’atmosphère, la canaliser dans une autre machine qui recevrait aussi de la lave. Les deux entitiés se détruiraient dans la machine et créeraient l’obsidienne. Oui, c’est cela que je ferai, et je pourrai enfin consacrer mon énergie à d’autres choses plus utiles que ces combats à refaire sans cesse!

Catégories
Récit

Le voyage

Sous la pleine lune, au bord de l’eau, j’attendais qu’enfin un zombi apparaisse. Je voulais m’entraîner au combat en cette belle nuit et aussi obtenir quelques objets de valeur que ces ennemis jettent en mourant. En attendant des annemis qui ne venaient pas, je pêchais au bord du lac. En trois heures de longue patience, je ne pus obtenir qu’un poisson. J’eus la visite de six araignées, un monstre explosif mais seulement un zombi que je parvins à tuer assez facilement. Un squelette me posa beaucoup de problèmes, passant proche me tuer. Il se cachait derrière un arbre et me tirait des flèches. Lorsque je le vis enfin, j’étais déjà presque mort. Je tentai de lui foncer dessus, parvins à lui donner un coup, mais il fallut plus de cinq coups pour enfin en venir à bout.

Décidément, aucun zombi ne m’offrirait les patates et les carottes dont j’avais grand besoin. Il ne restait plus qu’une solution: partir en expédition pour dénicher un village. Le grand KeBaTeK a tenté plusieurs fois en vain d’en trouver un, mais je ne pouvais pas m’empêcher d’essayer moi aussi. Je pourrais en chemin trouver un désert dont j’aurais grand besoin pour obtenir beaucoup de sable, pour en faire de la vitre.

Cette expédition ne sera pas facile. Elle me rappellera cruellement mes premiers jours dans la montagne où j’ai repris conscience, sans savoir d’où je venais et qui j’étais. Je me souvenais des difficiles instants de survie, pendant lesquels j’osais à peine m’aventurer pour couper du bois. La nuit, je devais me cacher pour éviter la visite des monstres, car je n’avais ni arme ni armure. Je me plaçais des balises pour me repérer et retrouver mon camp de base.

Un jour, KeBaTeK m’a contacté et m’a transmis les coordonnées de son camp de base, dans la jungle. J’ai suivi ses indications et l’ai rejoint. Nous avons là accumulé quelques ressources: des pierres, des métaux et de la nourriture. C’est là que j’ai construit mes premiers outils et creusé mes premières cavernes. Puis nous avons trouvé la nouvelle base, plus grande.

Un jour, tandis qu’il pleuvait, j’ai creusé dans la montagne et déniché un coffre dans lequel il y avait un vieux livre. Il traitait d’un art élaboré par un ancien peuple déchu, les D’ni. Selon cet art, il était possible de voyager entre les mondes en utilisant des livres magiques. Selon cet art, un livre de liaison permet de rallier un point précis dans une autre dimension tandis qu’un livre descriptif représente un point d’entrée vers un nouveau monde, appelé un âge. Les livres descriptifs sont difficiles à créer et très précieux. Si un tel livre est détruit, l’âge auquel il se réfère est en péril et peut être déstabilisé.

La création de livres descriptifs demande la connaissance de la langue D’ni et une compréhension approfondie des symboles et de leur interaction. Cet apprentissage est impossible sans un maître D’ni… qui n’existe même plus. Il faut donc dénicher des pages déjà écrites et en recopier leurs symboles. Le livre D’ni indique qu’il faut disposer ces pages dans un ordre précis et précéder ces pages d’un panneau de liaison. Les pages sont difficiles à avoir: il faut les acheter auprès d’un villageois spécialisé dans leur commerce ou encore les obtenir dans un âge instable créé avec un simple panneau de liaison et une page blanche.

Par contre, l’art D’ni peut être utile sans les livres descriptifs et les pages, à condition d’avoir accès à une autre dimension. Il permet en effet de voyager rapidement d’un point vers un autre. Justement, je pouvais ouvrir un portail vers une autre dimension, celle des enfers. Il suffisait de construire un avant-poste sécurisé là-bas; ce serait un nexus, une salle remplie de livres de liaison.Il suffisait de créer quelques livres dans le nexus pour pouvoir, du monde normal, revenir là-bas. Puis pendant mon voyage, j’amènerais un livre de liaison vers le nexus et un livre vierge que je transformerais en livre de liaison rendu à un point où je veux pouvoir revenir.

Mais pour arriver à faire tout ça, je devais me créer des livres de liaison. Le premier ingrédient nécessaire à leur obtention, c’est de l’encre. J’ai tenté d’en obtenir en tuant des créatures noires qui naissent dans l’eau, mais je n’ai jamais aperçu de telles créatures. J’ai tenté d’en piéger dans un bassin, en vain. Mais un livre d’alchmie que j’avais déniché quelque part m’a enseigné comment créer une pierre magique semblable à la célèbre pierre philosphale. Grâce à cette pierre, je pouvais transformer des pétales de fleur orange en sacs d’encre.

Lorsque j’eus plusieurs sacs d’encre, je les plaçai dans un bassin d’eau et les laisser tremper une nuit. Le liquide noir qui résulta du processus n’étais malheureusement pas assez visqueux. Je dus le faire bouillir en utilisant du charbon pour obtenir une encre qui pouvait couler sur le papier et y adhérer. Ainsi, il me fallut plusieurs jours simplement pour obtenir l’encre nécessaire à la fabrication de ces livres.

Le livre D’ni indiquait le motif précis à imprimer sur le papier pour transformer une feuille en panneau de liaison. Je passai des jours et des jours à tenter de transcrire fidàlement les symboles, puis je passai un temps fou à m’essayer à travailler le cuir dans le but de créer des reliures. Lorsque je maîtrisai suffisament le travail du cuir pour obtenir des couvertures grossières, je commençai à créer des livres. Le livre fraîchement relié ne sert à rien. Il faut l’ouvrir pour qu’il mémorise la position et la dimension courantes. Ensuite, on peut retourner à ce point depuis n’importe quelle autre dimension. Il va de soit que la création de livres de liaison est un savoir essentiel pour pouvoir revenir de toute expédition dans un âge atteint par un livre descriptif.

Lorsque j’eus mon premier livre, fier de moi, je l’ai ouvert pour qu’il mémorise ma position, puis j’ai traversé le portail vers l’enfer. Là, j’ai tenté d’ouvrir le livre puis de toucher le panneau de liaison. Malheureusement, rien ne se produisit. Le panneau de liaison ne fonctionna jamais. Je n’étais pas parvenu à transcrire les symboles de façon suffisamment fidèle. Il me fallut effectuer soixante autres essais avant d’obtenir UN seul livre fonctionnel!

Bon, je peux réussir, me suis-je dit, à transcrire ces symboles. Il faudrait donc que je le refasse une autre fois, mais cette fois sur une pierre que je pourrais utiliser comme matrice.  En enduisant cette matrice d’encre et en l’appliquant sur une feuille vierge, j’espérais pouvoir obtenir des panneaux de liaison par pressage.

Je passai donc des jours et des jours à transcrire les symboles sur une pierre. Lorsque je crus que c’était suffisamment bien fait, y passant près de trente pierres et choisissant la meilleure, je commençai à graver les symboles avec un pioche en fer. La pioche cassa, puis la pierre en fit de même. Je dus recommencer avec une autre pierre et me construire une cisaille permettant de sculpter la roche plus efficacement.

Lorsque je crus enfin que c’était correct, je posai cette pierre sur ma tble de briques, fis fondre du fer et le coulai sur la pierre. Il en résulta un moule inversé que j’enduisis d’encre et pressai contre une feuille de papier. Je testai ensuite mon nouveau panneau, qui ne fonctionna JAAIS! Je dus donc tout recommencer le processus, cela prit des semaines, mais un moment donné, j’avais un panneau de liaison, puis deux, puis trois, puis quatre! J’ai utilisé ce nouveau savoir pour établir un lien plus direct entre l’ancienne base de la jungle et la nouvelle. Avant cela, je devais traverser l’enfer sur plusieurs kilomètres pour pouvoir me rendre d’une base à l’autre.

Durant ces longues semaines de frustration, j’ai tué tellement de zombis que je ne saurais les compter. Aucun, je dis bien aucun, ne m’a donné de patates ou de carottes! Mais là au moins, je peux créer des livres de liaison. Je partirai bientôt pour mon expédition. Il y a un gigantesque arbre que j’ai aperçu au loin; ce sera mon premier objectif. Je vais l’atteindre, y creuser un avant-poste et établir une jonction vers la base en utilisant les livres de liaison.

Catégories
Récit

Le creuseur de tunnels

Tout en rangeant les derniers lingots de métal dans les barrils, je réfléchissais à comment je pourrais procéder pour prévenir une nouvelle explosion. En effet, j’étais venu ce matin dans la salle de stockage me créer une machine permettant d’extraire plus de caoutchouc de la résine pour tomber face à face avec un monstre gris. Surpris, j’ai reculé de quelques pas, dégainé mon épée et foncé vers la créature qui s’est mise à crépiter. Je lui ai administré un coup, reculé de quelques pas pour qu’elle cesse de crépiter, mais le monstre, lui, s’est avancé vers moi. J’ai eu le temps de lui balancer au moins trois coups d’épée avant qu’il ne m’explose en pleine face, me laissant presque mort et créant un véritable foutoir dans la salle de stockage. Le plancher était percé et plusieurs barrils de stockage, brisés. Sans mon armure, je serais mort à cause de cette explosion. Je crois que les dieux de notre monde ont décidé qu’il y aurait des monstres explosant avec divers degrés de force. L’autre jour, KeBaTeK et moi en avons rencontré un petit. Là, c’était un GROS, du jamais vu!

Pourquoi ce monstre est-il apparu? Selon les lois de notre univers, ils apparaissent en l’absence de lumière, mais j’ai bien vérifié que toute cette salle était bien éclairée. Serait-ce la zone d’ombre au plafond? Pas certain. Grimper pour suspendre des luminaires là me prendra des heures! Et je pourrais mettre des torches à plus finir sans que cela ne suffise. Les dieux ont peut-être modifié les règles selon des caprices connus d’eux seuls! Ou bien le monstre est apparu dans l’ombre sur le toit, durant la nuit, et est tombé à l’intérieur? Se pouvait-il qu’il soit passé à travers les murs? Confus, à bout de nerfs et de moyens, je me le demandais!

Un peu découragé, sachant que ça pouvait toujours se reproduire, je suis allé potasser un livre dans l’espoir de trouver un moyen de renforcer mon épée, pour qu’elle puisse tuer ce genre de menaces plus facilement. Selon le livre, cette arme était déjà parmi les meilleures de sa catégorie. Je ne pourrais obtenir mieux qu’avec des alliages de cobalt et d’ardite qui seraient difficiles et dangereux à obtenir.

J’ai découvert comment travailler le métal depuis quelques semaines, pendant mon long séjour de solitude dans la jungle. En mélangeant de l’argile, du sable et de la gravelle, puis en cuisant cette boue, j’ai obtenu des briques capables de résister à une haute température, celle de la lave en fusion. J’ai utilisé ces briques pour bâtir un four dans lequel je pouvais faire fondre du métal. J’ai tenté de couler ce métal sur une table, elle-même fabriquée à partir des briques résistantes à la chaleur. Mais tout ce que je pouvais obtenir avec ce procédé, c’étaient de simples plaques de métal impossibles à travailler. Je n’arrivais pas à les façonner pour en former des outils.

Un jour, j’ai tenté de tailler une pièce en pierre, je l’ai placée sur la table à coulée puis j’ai versé le métal en fusion dessus. Il en a résulté un moule réutilisable dans lequel je pouvais couler du métal pour former des pièces. Mais le moule n’est utilisable que si je le fabrique à partir d’un alliage d’aluminium et de cuivre. C’et alors que j’ai pu, pour la première fois, me forger une épée en fer, beaucoup mieux que l’arme en os qui pouvait à peine tuer des animaux. Elle me serait bien utile, celle-là, me dis-je. Puis jai forgé une pioche par le même procédé.

Malheureusement, le grand KeBaTeK a quitté la base de la jungle pour s’en construire une plus grande, très loin. Je ne pouvais donc pas rester dans la jungle, sinon je devrais continuer mon périple seul. Pour atteindre la base, à plus de 900 kilomètres de ma position, il m’aurait fallu des semaines de marche et des nuits dangereuses sur des terres sauvages. J’ai songé créer une machine capable de creuser un long tunnel sous terre, mais KeBaTeK a déplacé ce dont j’aurais eu besoin pour le faire vers la nouvelle base. Je devais donc trouver autre chose.

Il existe un univers parallèle, une autre dimension, dans laquelle les distances sont plus courtes. Un kilomètre dans notre monde équivaut à moins de cent mètres là-bas! Pour s’y rendre, il faut créer un portail en obsidienne, l’enflammer et prononcer une longue incantation. À la moindre erreur, rien ne se passe et il faut tout recommencer. Mais KeBaTeK avait déjà créé le portail.

Alors j’y suis allé, mais là-bas, il n’y avait aucun chemin menant vers un autre portail. Des monstres poussant des miaulements ressemblant à ceux d’un chat rôdaient autour de moi, menaçant de sortir de leur cachette pour me bombarder de boules de feu! Il ne fallait pas m’attarder à chercher une voie d’accès. J’ai donc creusé, creusé, creusé, en utilisant ma nouvelle pioche. Elle m’a permis de parcourir la moitié du chemin avant de se casser.  J’ai eu besoin de deux autres pioches pour enfin y arriver. Là-bas, il n’y avait aucune porte. J’ai dû rebrousser chemin, obtenir de l’obsidienne et fabriquer une autre porte, là-bas, à l’autre bout de mon tunnel, pour enfin arriver à la nouvelle base de KeBaTeK! Mais le chemin en a largement valu la peine!

Sitôt arrivé là-bas, j’ai obtenu des sacs d’encre. Je n’ai pas réussi à en trouver dans l’eau si bien que j’ai utilisé une pierre magique pour transformer de la teinture orange en encre! La teinture a été obtenue en mélangeant des pétales de fleurs. J’ai utilisé l’encre pour créer des panneaux de liaison qui m’ont ensuite permis de créer des livres. Ces livres sont magiques; ils permettent de se déplacer d’un point à un autre entre les dimensions. J’ai pu les utiliser pour créer un chemin plus direct entre nos bases.

Il y a beaucoup plus d’espace ici que dans la jungle et les environs sont plus hospitaliers. Au lieu d’une jungle contraignante, nous avons de superbes montagnes regorgeant de terre, de sable, de bois et peuplées d’animaux. Le soleil dispense une douce chaleur et les eaux regorgent de poissons.  Mais je n’ai pas la patience de passer des journées à pêcher; je vais probablement tenter de me créer une machine pour le faire à ma place, un bon jour.

Mais là, le problème des monstres qui explosent est ma préoccupation principale. Je pourrais tenter de les tirer à l’arc, mais je ne suis pas certain que cela suffira. Peut-être devrai-je inonder la salle. S’il y a six pouces d’eau au sol, les monstres ne pourront exploser. Mais ce ne serait pas très agréable de séjourner dans une telle pièce. Je songe aussi à la possibilité de refaire le plancher en obsidienne (à condition de créer une machine pour en produire) et d’utiliser des barrils plus solides qui ne se briseraient pas en cas d’explosion. Il me faudrait les remettre en place, mais au moins leur contenu ne se répandrait pas partout.

Je ne sais pas. Mais je ressens un peu d’espoir, je me sens mieux que sous terre dans la jungle. Depuis que j’ai creusé ce tunnel dans l’autre monde, je sais qu’il y a quelque chose de possible. Il faut simplement éviter de m’acharner sur la solution que je pensais la bonne au début et adapter ma stratégie aux réactions du monde qui m’entoure. Si ça ne fonctionne pas avec du fer, essaie avec du cuivre ou de l’étain, ou un alliage des deux. Là où la technologie échoue lamentablement, peut-être la magie peut réussir. Mais dans tous les cas, quelque chose est nécessaire, quelque chose qui transcende tous les moyens humains et non humains: la foi. Y croire. Sans la foi, il n’y a que malheur et désespoir.

Catégories
Récit

Le complexe du chercheur

Possédé. Je regarde autour de moi. Tout est de pierre, tout est de roche, tout est de terre, de gravelle et d’un peu de bois. À la lumière de torches, je médite sur la vie, tenaillé par une anxiété qui menace de se muer en profonde et sourde angoisse. Parfois, on dirait que ma détresse n’a de mesure que l’infinitude de l’univers dans lequel je vis. Mais de temps en temps, une petite victoire insignifiante me ramène espoir et fierté.

À la surface où je vais parfois, je peux récolter de quoi manger dans les champs de blé. Il y a aussi beaucoup de bois à couper, assez pour mes besoins présents et futurs. Mais dès la nuit tombée, des hordes de zombis, de squelettes et de monstres explosifs envahissent la surface, me forçant à me tapir sous terre.

Cette caverne devient alors le seul lieu sûr. Mais elle est lugubre. Derrière la paroi qui se trouve à ma droite rugit un torrent d’eau qui ne demande qu’à se libérer et tout engloutir, me privant de lumière et d’air. À ma gauche rugit une rivière de lave ne demandant qu’à m’aspirer et me désintégrer, mais cette lave est aussi une source de lumière et d’énergie que je me dois d’exploiter si je veux survivre.. Devant moi, une porte, à laquelle des zombis frappent sans cesse, ne voulant renoncer à leur sadique envie de me dépecer vivant. À court de métal et dépourvu des techniques nécessaires pour le travailler, j’ai forgé une lame dans l’os d’un de mes ennemis, espérant que cela me donnerait force et courage, mais le courage ne vient pas avec l’épée.

Alors tout ce que je peux faire, c’est m’enfoncer, espérant trouver au plus profond de ma solitude le courage et la force qui me manquent si cruellement. Mais avec ma pioche qui se casse sans cesse, on dirait que tout ce que je peux faire, c’est creuser ma propre tombe. Sous terre, coupé de tout, seuls les champignons peuvent parfois m’apporter un peu de réconfort, quand j’arrive à en trouver des gris et des rouges.

À certains moments, je reçois la visite de personnes qui m’apportent un peu de courage. Le grand KeBaTeK, architecte et mineur, est l’un d’eux. C’est lui qui a mis en place les premières fermes et le périmètre de sécurité. Nous allons ensemble construire un gite plus grand, plus confortable, mais cela prendra du temps. Je ne sais pas si je vais tenir. KeBaTeK a su repousser quelques attaques qui auraient autrement tout détruit, et il a ramassé quelques précieuses ressources qui nous serviront un jour à créer un monde meilleur, si je ne sombre pas dans la démence d’ici là.

Aussi par une belle journée, tandis que je bûchais du bois, j’ai aperçu dans l’eau une jolie nymphe qui se baignait. Je suis allé la voir et elle m’a montré une belle petite sirène qui nageait dans le lac avec elle. Nous avons eu beaucoup de plaisir ensemble. Grâce aux petits sacs d’encre qu’elles m’ont montrés sous l’eau, je détiendrais la clé de mondes merveilleux, ce qui me donna une énergie sans précédent. Mais après quelques heures, elles sont disparues et jamais plus je n’ai revu la sirène et la nymphe. Pire encore, elles semblent avoir emporté avec elles les petits sacs d’encre, oubliant de me les laisser. La prodigieuse énergie qu’elles m’ont donnée s’est vite épuisée, telle une batterie de basse qualité chargée et déchargée des centaines de fois, me laissant vide comme une vieille outre de vin en peau craquée. Vont-elles revenir un jour? J’aimerais ça qu’elles puissent m’aider à combattre les zombis! Mais je ne me fais pas d’illusions. Je sais que je dois trouver MA voie, pas seulement compter sur les autres. Je dois trouver une source d’énergie stable pour pouvoir vivre une joie constante plutôt que d’éphémères moments de plaisir. Et puis ensuite je pourrai partager cette joie, apprendre aux autres à la trouver et grandir dans cette recherche commune.

Possédé par l’angoisse, possédé par le désir de toujours creuser au fond de moi-même et des choses, j’espère un jour trouver l’espoir. Peut-être réside-t-il dans l’alliage du savoir technique et magique, peut-être se trouve-t-il dans l’exploitation de la force ou peut-être encore me faudra-t-il le chercher à travers des âges inexplorés mais aussi dangereux et instables. Si seulement je pouvais rallier mon double de ce fabuleux univers parallèle, qui est passé maître en magie. Pourrions-nous échanger nos connaissances et grandir ensemble?