D’une pierre trois coups

Dimanche, 7 août 2016, je suis retourné aux tams tams du Mont-Royal, cette fois avec une nouvelle amie, Christine Laplante, qui a une déficience visuelle semblable à la mienne. Nous nous demandions si nous allions prendre une bière ou manger une poutine à la Banquise si bien que je me suis dit que tant qu’à ça, on pourrait combiner les trois activités, proches les unes des autres. Les choses ne se sont pas passées comme prévu, mais ça a fini que nous avons réussi à atteindre nos objectifs.

Le premier obstacle a été de nous retrouver. Nous nous sommes donnés rendez-vous à la station de métro Mont-Royal, au bas des escaliers, en face des tourniquets. Malgré cela, il a fallu un peu de chance pour qu’on se trouve. Le fait de garder nos cannes blanches ouvertes en attendant nous a aidés un peu.

Après nous être trouvés, nous sommes sortis ensemble de la station de métro et nous avons marché sur Mont-Royal jusqu’à Saint-Laurent. Il existe de bien meilleures façons d’atteindre le parc du Mont-Royal qu’emprunter l’avenue du Mont-Royal, souvent bondée et obstruée par des terrasses. La première est d’utiliser l’autobus 80 depuis la station Place des Arts, mais la dernière fois que j’ai essayé ça, je ne suis jamais parvenu à me rendre de la sortie du métro à l’arrêt pour la 80: tous les trottoirs étaient bloqués, il aurait fallu que quelqu’un m’aide et me fasse passer encore par un nouvel endroit, ce qui ne me permet pas au final d’aboutir à un trajet que je peux refaire par la suite. La seconde stratégie que j’aime bien est de quitter l’avenue du Mont-Royal le plus vite possible en tournant à gauche sur Saint-Denis pour accéder à Marianne ou Rachel, qui sont moins achalandées. Mais la rue Saint-Denis à ce moment-là était bloquée par des travaux, ce qui rendait la circulation difficile. Alors nous avons marché sur Mont-Royal jusqu’à Saint-Laurent et là avons tourné à gauche pour atteindre la rue Marianne.

C’est là qu’il s’est mis à mouiller. Nous nous sommes abrités sous un toit et avons attendu, mais la pluie ne cessait pas. À quoi bon nous rendre dans le parc s’il pleuvait? Les joueurs de tams tams s’en iraient probablement tous, non désireux de se faire mouiller leurs instruments.

Un peu déçus, nous avons fini par rebrousser chemin et sommes retournés vers Saint-Denis dans le but d’aller prendre notre bière au Quai des Brumes. Eh bien on a eu du mal à progresser sur Mont-Royal, car il y avait trop de gens en sens inverse, puis on a eu du mal à trouver Saint-Denis, sommes passés tout droit, avons dû rebrousser chemin, et puis y sommes arrivés.

Rendus sur Saint-Denis, nous avons cherché le Quai des Brumes. Je me suis rendu compte que je n’avais pas de repaire visuel précis pour retrouver le bâtiment. Souvent, je réussis parce qu’il y a un show dedans ou des gens qui fument me l’indiquent. Mais là, personne, pas un chat. Nous avons cherché un peu, tenté de trouver le numéro de porte, en vain, jusqu’à ce que quelqu’un nous aide et qu’on apprenne que c’était fermé. Probablement que ça n’ouvrait qu’à 17h.

Bon, que faire, on ne va tout de même pas aller manger une poutine à 15h? Par chance, la pluie avait cessé alors ça semblait valoir la peine de faire un nouvel essai pour les tams tams. C’est ça que nous avons fait.

Il y avait là encore pas mal de monde alors on a pu profiter des tams tams et jaser un peu. Ça a été une belle fin d’après-midi. Il faisait beau et le soleil brillait à présent de mille feux.

Après au moins une heure et demi, sinon deux, nous sommes repartis et avons marché jusqu’à la Banquise. Cette fois, ça a bien été. Faut dire que Christine a essayé une nouvelle application, Autour, qui dit tout ce qui se trouve autour de soi. C’est vraiment super cool… mais juste pour iPhone. Paraît que c’est un projet pilote, qui va être étendu à Android. J’ai hâte de voir ça. Ça pourrait être pour moi aussi révolutionnaire que le passage du Trekker vers Google Maps!

J’ai mangé une poutine au poulet tandis qu’elle a essayé une avec des saucisses, mais je ne me rappelle plus laquelle. On a laissé tomber le Quai des Brumes quand on a découvert qu’ils avaient des bières artisanales là, à la Banquise. On s’est pris une bière là. On a aussi pris un dessert: un gâteau au chocolat, pas mauvais. Mais avoir su l’existence de la brasserie Pit-Caribou, en face de la Banquise, ça aurait pu être un meilleur choix, pour la bière. Je n’ai découvert cette brasserie que plus tard.  Christine et moi avons aimé notre sortie malgré les embûches et nous sommes revus par après pour aller prendre un bon repas au Juliette et Chocolat.

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