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L’esprit en déconfiture

Vendredi après-midi, 12 juillet 2019, je suis parti pour les Jardineries. Il y avait là, à 17h30, un événement Complètement Cirque de quartier. Il devait y avoir un spectacle et peut-être des structures dans lesquelles on pouvait grimper. J’avais aussi espoir, un mince espoir, que le four à pizza soit ouvert. Eh bien, ce fut une des soirées les plus décevantes depuis que je suis à Montréal.

Quand je rentrai là, il y avait déjà pas mal de gens et de la musique jouait. Ne sachant trop que faire, je me suis dirigé vers le bar, premier endroit que je connais. Je constatai en premier lieu que le stand à bouffe était fermé: pas de pizza sur feu de bois pour ce soir. Je m’y attendais un peu; ça ira à l’ouverture officielle des Jardineries prévue le vendredi suivant.

Je me promenai un peu et trouvai une zone clôturée où des enfants s’amusaient autour d’un mât. Ils s’accrochaient à une corde et courait, parfois ils se faisaient soulever dans les airs par la force centrifuge. J’aperçus aussi ue bascule et une poutre pour marcher en équilibre. Ces jeux étaient apparemment réservés aux enfants; je ne vis pas d’adultes dedans.

Je suis allé au bar me prendre une biere. Quelqu’un m’a offert de m’asseoir à côté d’elle, apparemment une femme âgée d’après sa voix. Je suis resté là à regarder et constaté que tout ce que je pourrais faire, c’est attendre. Les seuls qui eurent vraiment du plaisir ce soir-là, ce furent les enfants, et leurs parents à les regarder. C’est vraiment plate. Il y eut des spectacles embulants qui duraient trente secondes; je n’avais pas le temps de localiser c’était où que c’était fini. Il y eut un spectacle de cerceau sur la scène centrale. Celui-là c’était bien. Le gars, Bob, se tenait dans le cerceau et y dansait, parfois en équilibre lié au sol juste par l’anneau. Mais ça dura cinq minutes, puis encore une demi-heure d’attente pour le spectacle principal des soeurs Kif-Kif, qui avait lieu à 19h.

Ce spectacle-là, Côté Confiture, a été tellement mauvais que j’étais démoli, après, vraiment tanné. Ils ont commencé par souffler des ballons qu’ils lançaient au loin. La madame à côté de moi m’a dit que c’étaient des ballons en forme de gants, mais ils m’apparurent ronds pour moi. Peut-être il y avait un gant dessiné dessus.. On les entendait constamment respirer dans le micro, comme si elles étaient essoufflées. Elles ont ensuite dit qu’elles devaient couper des patates, de la musique est partie et elles ont fait je ne sais pas quoi pendant cinq minutes, et de temps en temps les gens applaudissaient, sans que je ne parvienne à savoir pourquoi. Puis il fallait ramasser les frites, et des enfants se sont avancés sur la scène. Comment ces enfants-là savaient-ils quoi faire? Devine, ou bien ils étaient dans le coup, mais c’était niaiseux, absolument rien à voir, juste la petite musique plate qui repart, pendant cinq minutes encore.

Après ça, les gens se sont mis à taper des mains pour rien. Ça a fini que la moitié de la foule tapait des mains et l’autre moitié. Sans que’elles aient dit quoi que ce soit, tout le monde sauf moi comprenait quand il fallait taper des mains et quand pas. La deuxième fois, bien entendu, je le savais et l’ai fait, mais je trouvais ça ridicule.

Elles ont fait d’autres niaiseries, ou bien rien du tout, je ne sais vraiment pas, j’étais juste tanné d’être toujours à la traîne, toujours derrière les autres. Les gens tapaient des mains, pour rien. J’ai fini par arrêter de taper des mains, tanné. Ça me faisait quasiment penser quand on applaudissait chaque fois que ma nièce prenait une bouchée, quand elle était petite. Déjà c’était lassant après la cinquième bouchée, mais là, c’était pire, car il n’y avait rien à applaudir. Je me demande si elles ne faisaient juste pas signe aux gens d’applaudir, pour rien. Je ne comprends pas pourquoi les gens embarquaient.

Puis elles ont dit qu’il leur fallait de la musique. Ah non, repartez pas la musique plate des frites! Mais non, au lieu de ça, elles jouaient un bout de tune avec je ne sais pas quel instrument et la foule complétait en tapant des mains. Rendu là, je ne tapais plus de mains, tanné, trouvant que ça n’avait juste aucun sens.

Un moment donné, elles ont fini par la faire, la danse de l’alaitement à laquelle elles ont fait allusion quelques fois au début, une danse supposément dangereuse. Elles ont gonflé, avec une pompe, de gros ballons, assez gros qu’ils flottaient doucement quand on les lançait. Sur chaque ballon, un rond était peint, ce qui évoquait pour moi vaguement un sein avec le mamelon. Elles ont joué avec les ballons, chacune un. Elles les lancèrent dans la foule, des gens le rattrapèrent et les relancèrent. Un moment donné, on aurait dit qu’elles étaient dans la baloune, enveloppées de caouchouc, et elles gonflèrent les ballons encore plus, puis ressortirent de là. Et ce fut tout.

Après ça, des artiste déguisés en gars de la construction se promenèrent et firent je ne sais pas quoi. Cela dura un certain temps, puis ils répétèrent le numéro du cerceau. Enfin, ils firent tirer des billets pour des spectacles de la Tohue et il y eut une parade finale. Dans un manque profond de lucidité, j’eus la brillante idée de mettre mon nom pour le tirage. Je fus soulagé de ne pas gagner, car je ne savais pas du tout où était la Tohue et m’attendais à encore devoi dépendre de quelqu’un avec une voitture pour l’atteindre. Fiou, un problème bénin d’évité!

J’ai fini par manger là-bas, on pouvait acheter des wraps aux légumes grillés. C’était pas mauvais. Puis je suis reparti, fatigué.

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Un spectacle bien arrosé

Jeudi, 11 juillet 2019, 17h, il était temps pour moi de partir pour le show de ruelle de Mononcl’ Serge, sur la rue Gaboury près de Sainte-Catherine. À cause de l’annonce d’orages, les Jardineries ont reporté leur soirée d’ouverture, prévue ce même jour, au vendredi suivant. Ma première idée était d’aller aux Jardineries pour 17h, y manger tranquille une bonne pizza sur feu de bois, puis partir pour le show de Mononcl’ Serge à 18h30, et peut-être revenir chiller un peu aux Jardineries. Eh non! Mais la SDC Hochelaga maintint le show de ruelle malgré l’avertissement de gros orage. Et pour les approuver, le Soleil brilla de mille feux en milieu et fin d’après-midi. Il n’a mouillé qu’en avant-midi.

Je me dis que si je partais tôt, j’arriverais avant qu’il ne se forme une grande file d’attente pour la bouffe. Eh non, il n’en fut rien. Il n’y avait certes pas de file à mon arrivée, vers peut-être 17h30, mais il n’y avait aussi personne pour prendre les commandes et servir la bouffe. Je me suis pris une bière et je suis allé dans le parc, parce que personne n’était dans la ruelle en plus.

J’ai rencontré des gens assis à une table à pique nique qui m’ont offert de m’asseoir avec eux, ce que j’ai fait. Ils venaient de Rosemont. Il a fallu attendre près de 17h50 pour la bouffe à moins d’aller à la tente de la Taqueria je ne savais pas où (ils ont vu la tente). Mais un taco, ça va tout se défaire et revoler partout je n’avais pas envie de manger ça dehors avec comme support juste une napkin, probablement pas d’assiette pour récupérer tout le stock qui va tomber.

Eh bien cette fois, pour la bouffe, c’est allé tellement mal que j’envisage ne plus jamais retourner à ces shows de ruelle. Je n’y arrive pas s’il me faut manger chez moi avant de partir. Déjà en vacances, c’est difficile d’être prêt à partir, fini de souper, pour 18h, question d’arriver au show à 18h30. Quand j’aurai recommencé à travailler, ce sera pire.

D’abord, le gars en avant de moi a dû attendre plus de cinq minutes pour pouvoir payer. Celle qui prenait les commandes s’en allait, revenait, s’en allait encore, vérifiait de quoi sur son téléphone, s’en allait encore, puis elle a finalement passé le téléphone au gars pour qu’il y entre de quoi, ça s’est éteint, elle a dû faire de quoi. Ah dis-moi pas qu’ils essaient de payer avec une application iPhone ou Android au lieu de l’habituelle machine à débit Interac? Et comment ça fonctionne? On ne peut pas scanner la carte de débit ou de crédit avec ça! Ah, il doit falloir transcrire le numéro de la carte de crédit à la main, parce que ce n’est supposément pas si long que ça. Voyons, franchement! Après ça, j’ai pu donner ma commande et payer. Soulagé, j’avais de l’argent comptant; pas envie de me battre avec le téléphone et tout moi aussi! Probablement que les caractères sur l’écran auraient été super petits et le soleil, qui brillait encore à ce moment-là, m’aurait causé d’infinies misères! Ce qui me sauve avec le terminal Interac, c’est le clavier physique; ça fonctionne même au gros soleil quoique pour voir l’écran, pas idéal.

Après ça, il me fallut attendre plus de 15 minutes pour avoir mon truc. Ils ont fini par avoir mon hot dog mais pas la frite. 3 ou 4 minutes plus tard, ils donnaient le hot dog sans la frite à qulqu’un d’autre et continuaient à servir des hamburgers et des hot dogs/hamburgers. Là, tanné, je suis parti tenter de jeter ma cannette de bière vide que j’avais dans ma poche depuis tout ce temps. Je n’ai jamais pu trouver la poubelle cette fois; elle était là la dernière fois! Faut encore demander à quelqu’un qui va aller la jeter je ne sais pas où, sans me dire où, ou bien la mettre dans son sac à dos ou à main pour l’amener ailleurs, c’est juste con! J’ai fini par trouver une poubelle mais de l’autre côté de la clôture qui séparait la ruelle Gaboury du parc Morgan; j’ai dû glisser ma main entre les barreaux, pogner le couvercle et mettre la cannette là-dedans. Puis je me suis acheté une autre bière. Je n’ai pas ouvert tout de suite la cannette, décidé d’attendre d’avoir ma bouffe ou au moins d’être revenu dans le parc. Quelqu’un m’a dit que mon hot dog était prêt, ils l’avaient mis de côté. Mais le gars ne me vit pas, fallut qu’un autre lui dise « Excuse-moi » et tout. Bref, ça va super mal. Ce n’était pas compliqué de même l’année passée. Je pouvais obtenir mon snack sans que quelqu’un m’aide. Le spectacle précédent aussi, ça avait été très long pour la nourriture, mais ça s’était mieux passé. Et ce n’était que le début.

La pluie s’y mit, une petite pluie d’abord, mais je savais que ça pouvait empirer. Je m’en allai dans le parc Morgan, veillant à ne pas tout échapper mon stock par terre en chemin. J’ai pu retrouver ma table, m’y asseoir, manger et puis ouvrir ma cannette.

La pluie s’intensifia. Malgré tout, ils débutèrent le show. Mais il se pouvait qu’ils l’interrompent abruptement, ce qui se produisit effectivement après une tune et demi. La tune et demi était super, j’ai bien aimé. Sous la pluie, j’avais presque envie d’enlever mon chandail et danser torse nu, mais je n’osai pas. Il y avait plein de monde que je ne connais pas et des enfants, là-bas, valait mieux pas faire le zouinzouin pensai-je.

La pluie s’intensifia, plusieurs partirent dont mes compagnons qui m’offrirent de me ramener chez moi en auto. Plutôt que faire ainsi, je voulus rester pour aller voir le show acoustique que Serge voulait tenter de donner dans un gazebo pas loin. Et en plus j’avais ma cannette de bière à finir. J’ai suivi les gens qui s’y en allaient. La pluie devint plus forte encore et le vent s’y mit. Mon parapluie que j’avais emmené et sorti de ma poche faillit y passer. Mais j’arrivai au gazebo. Eh là là, quel chaos! Les gens s’y étaient massés, tentant d’entendre de quoi, mais on n’entendait que la pluie et les gens plus proches de l’artiste qui le huaient. Il me fallut quelques minutes pour me rendre à l’évidence qu’en restant là, tout ce que je pourrais faire, c’est me faire tremper encore plus et entendre les gens huer, pas de Mononcl’ Serge.

Ma canne, est où ma canne bon sang???? Un instant, je crus que je l’avais laissée sur la table de pique nique ou pire, échappée par terre en chemin! Dans le second cas, je ne réussirais probablement pas à la retrouver! Mais par chance, elle était encore là, bien sagement dans ma poche. Troublé par toute cette pluie, j’avais oublié de la sortir pour me rendre de la table à pique-nique au gazebo.

Soulagé de ne pas avoir perdu ma canne, je tentai de rejoindre la rue Sainte-Catherine. Eh bien, je n’y arrivais plus. Il y avait tellement de pluie que j’avais du mal à y voir et là, en plus, se profila un obstacle majeur: des marches. Ah mais pourquoi???? Je n’ai pas eu à monter de marches pour aboutir là! Tandis que je m’acharnais à descendre ça, quelqu’un m’offrit de m’aider. J’étais rendu en bas quand il arriva à ma hauteur. Nous avons marché ensemble jusqu’à la rue. Mon parapluie a encore failli y passer, à cause du vent. En chemin, je suis parvenu de justesse à trouver une poubelle où jeter ma cannette vide. On a fini par aboutir sous un toit devant un bar, à l’intersection de Sainte-Catherine et Letourneux, pour y attendre que la pluie cesse. Un couple présent au show vint se réfugier là aussi et entra dans le bar pour aller y souper. Le gars avec qui j’étais resta un peu avec moi puis remonta, il habitait en haut du bar. Rendu là, la pluie avait diminué d’intensité si bien que j’y allai. Je pilai dans bon nombre de flaques d’eau qui trempèrent mes sandales à fond.

Quand j’arrivai chez moi, c’est là que je constatai à quel poin
j’étais trempé. Je n’arrive pas à me souvenir quand j’ai été trempé de même, soit à mon retour du Ancient Future Festival (le soir où j’ai crochi mes lunettes en fonçant dans un ARBRE!) ou mon retour du Fort Chambly après un souper chez Fourquet Fourchette avec mes collègues du labo de recherche à l’Université de Montréal. Cette fois-là, mon chandail et mes culottes courtes étaient toutes mouillées. Mon mouchoir en tissu était trempé, imbibé, et mon porte-clés et mon portefeuilles aussi étaient mouillés. Ce fut avec soulagement que je constatai que mon téléphone avait survécu à tout ça. J’ai bien cru qu’il allait avoir son coup de mort! Puis après avoir retiré tout ça pour me changer au grand complet, je constatai que mes sous-vêtements aussi étaient mouillés. Quelle mémorable tempête!

J’étais plutôt déçu de cette sortie, non pas juste à cause du show interrompu et de cette pluie de dingue, mais aussi ces difficultés à obtenir mon repas. Mononcl’ Serge était le seul artiste que je voulais vraiment voir à ces shows de ruelle; les autres me laissaient froid et indifférent. Et voilà que son show tombait à l’eau, au sens propre du terme. Triste. Après ça, cela ne me surprendrait pas qu’il aille se produire à Alma, Val d’or, Saguenay, tous des endroits qui me sont inaccessibles, et qu’il ne revienne pas à Montréal avant un sacré bon bout de temps.

Pour me consoler un peu, j’avais toujours Minecraft. J’y retournai et progressai dans Evilcraft, jusqu’à ce que tout s’éteigne d’un coup sec. À 20h, panne de courant! Ah là j’étais en maudit. En plus de potentiellement corrompre ma map à cause de la fermeture abrupte du jeu et de l’ordinateur, la panne affecte mon NAS qui après ça veut effectuer un scan du sytème de fichiers qui rend ensuite l’accès par NFS impossible à moins de redémarrer le NAS, puis le HTPC.

J’étais tellement à bout que je songeai prendre ma douche et aller me coucher, sachant que le courant ne reviendrait pas avant plusieurs heures. Mais plutôt que faire ainsi, j’ai lu un peu, et le courant est revenu tandis que je lisais. J’ai attendu un peu, au cas où ça reparte tout de suite, et j’ai rallumé mon ordinateur et Minecraft; ma map était intacte. Fiou! Au moins ça!

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Le réfrigérateur qui a chaud

Vendredi matin, 5 juillet 2019, une surprise m’attendait. Lorsque je mangeai mes céréales du matin, eh bien le lait était tiède. Agacé, je me dis que mon réfrigérateur n’a pas suffi à la tâche vu la grosse chaleur qui régnait. J’ai certes fait fonctionner l’air climatisé durant la nuit, mais pas durant la journée pendant laquelle j’étais parti travailler. Alors j’augmentai la température du réfrigérateur en espérant que cela suffise. Mon jus aussi était tiède si bien que je me posai de plus en plus de questions. Je n’avais pas le temps d’investiguer plus, désireux de partir travailler, alors je laissai ça entre les mains du destin.

Avant de partir par contre, je vérifiai que mes glaçons étaient toujours là dans le congélateur. Oui, tout a l’air OK, ça n’a pas commencé à tout dégeler. Il y avait là, en plus des glaçons, de la viande, de la sauce à spaghetti, de la crème glacée et des frites congelées. Si tout ça dégèle, ça va être une catastrophe.

Plus de froid, rien n’y fait

Vendredi soir, je constatai avec inquiétude que les choses n’avaient pas évolué. Je me demandai même si ce n’était pas encore pire. La cannette de boisson gazeuse que je pris dans le réfrigérateur était tiède, mais avec un peu de glace, cela fit la job. Comme les choses ne s’amélioraient pas du tout, utilisant mes réflexes d’informations, je tentai un redémarrage de l’appareil. D’abord, je l’éteignis. Ce fut pour constater qu’il continuait à fonctionner, même en mode éteint.

Il y a au moins deux moteurs là-dedans. D’abord, il y a le compresseur qui génère du froid en comprimant un gaz réfrigérant et en le faisant ensuite circuler dans un serpentin. Ce moteur-là semblait bien s’arrêter. Il y a un deuxième moteur, alimentant probablement un ventilateur faisant circuler de l’air, possiblement entre le congélateur et le réfrigérateur. C’est ce moteur-là qui continuait à tourner, sans arrêt. Je laissai le réfrigérateur éteint tout le souper, sans jamais que le moteur ne s’arrête.

Après ça, j’y allai plus radical: couper le disjoncteur. Le réfrigérateur s’éteignit complètement. Je le laissai se reposer une dizaine de secondes puis remis le courant. Le ventilateur se remit en marche; il ne s’arrêterait donc jamais. Non désireux de poursuivre cette expérience hasardeuse jusqu’à ce que tout dégèle dans mon congélateur, je rallumai l’appareil. Ce redémarrage n’eut aucun effet. Le froid ne revenait pas dans le réfrigérateur, mais le congélateur continuait à fonctionner. Exaspéré, je ne savais juste plus quoi faire avec ça! Tout ce que je pouvais faire, c’est espérer que ça se replace, l’air climatisé aidant. On va le faire fonctionner non stop, pensai-je, jusqu’à la fin de la canicule, pour réduire au minimum l’humidité et surtout la condensation qui pourrait se créer autour des tuyaux du réfrigérateur et en perturber le fonctionnement. Mais je ne m’attendais pas à un miracle. L’été dernier, il a fait chaud et ce réfrigérateur n’a jamais déconné à ce point-là. Il a fonctionné non stop pendant 3 jours un moment donné puis ça s’est replacé. Mais jamais il n’a cessé de produire du froid. Là, c’était toute autre chose. Les deux bières que je pris en soirée me le montrèrent cruellement. Après avoir bu ça, je n’avais juste plus envie de boire de bière…

Le lendemain matin, c’était aussi l’horreur que la veille. Je n’osai pas me prendre du lait, qui était encore tiède. Je mangeai un bagel avec un verre de jus tiède. Ça va tout péter, pensai-je, il va bel et bien falloir tout jeter, ou bien tout transporter ça chez mes parents, à Chambly. La perspective de devoir tout trimballer mon stock gelé en autobus et en métro, jusqu’à Chambly, puis ensuite le ramener chez moi la crise terminée (parce qu’il va bien falloir trouver une solution un moment donné!), me plongea dans le désespoir le plus profond. Me résoudre à tout jeter, c’était pire. Où allais-je mettre ça en attendant la collecte pour le compost, le jeudi suivant? Je venais certes de tomber en vacances, mais à cause de ça, et d’autres petits problèmes, bénins à côté de ce nouveau-là, c’était comme si ça ne changeait rien!

Peut-être si je l’éteins plus longtemps, pensai-je. Je me doutais que ça avait peu de chance de faire la moindre différence, mais essayer quelque chose, aussi niaiseux soit-il, m’aidait à tenir, à ne pas devenir complètement fou. Alors je le fis: j’arrêtai le réfrigérateur une seconde fois et coupai le courant pendant que je déjeunais. Une petite voix intérieure me répéta maintes et maintes fois que je prenais un risque à faire ça: peut-être il ne repartirait plus du tout, après! Après avoir déjeuné, je remis le courant. Je fis un peu de méditation et quinze minutes plus tard, le ventilateur fonctionnait toujours; rien n’avait changé. Alors je laissai ça arrêté, avec le courant, et partis pour le gym. Je laissai l’air climatisé en marche. C’est la première fois, je crois, que je partais et laissais ça fonctionner. Au moins, moins de chaleur, ça réduirait les dégâts, pensai-je.

La danse des bouteilles d’eau

Avant de partir pour le gym, je songeai aussi mettre des ice packs (mes quatre étaient à présent gelés) aux endroits stratégiques: près du pot de lait, sous mes poches de lait, sur le contenant avec les œufs et à côté de mes blocs de fromage. Peut-être allais-je pouvoir sauver de quoi ainsi?

Mais je savais que ces ice packs auraient une efficacité limitée. Il allait m’en falloir d’autres, au moins quatre autres, sinon plus. Je songeai aller m’en chercher au retour du gym, peut-être pourrais-je trouver ça au Dollarama. Ça n’a pas besoin d’être de la haute qualité, du moment que ça tienne une couple de gels et de dégels. La perspective de devoir chercher ça dans le Dollarama, demander et me faire dire qu’ils n’en avaient pas, devoir marcher jusqu’au Rona sur Sainte-Catherine pour essayer là-bas, voire chez Canadian Tire, ne m’enchantait vraiment pas du tout. Mais là attends, j’en ai des ice packs! Toutes les bouteilles que j’ai, on remplit ça d’eau et on fait geler ça! Au moins, le congélateur fonctionne encore, sinon pensai-je il me faudra trouver une source de glace sèche pour essayer de faire tenir ça.

De retour du gym, je constatai avec désespoir que rien n’avait changé. Le réfrigérateur ne se taisait pas. Je le rallumai donc et espérai que là peut-être… Eh bien non, après plus d’une heure, il n’y avait toujours pas de froid. Les ice packs commençaient à dégeler, c’était parti pour être une horrible crise. Alors je me remplis des bouteilles et mis ça au congélateur.

J’ai aussi constaté la présence de givre dans le congélateur. Peut-être il y a tellement de stock là-dedans que l’air ne circule plus si bien que le système de dégivrage n’est plus efficace. C’est devenu un foutoir depuis que j’ai rajouté quelques plats de margarine avec des morceaux de poisson et une boîte de Drumstick. Possible qu’il faille que le haut soit dégagé. Alors j’essayai de redisposer les choses, pestai, ne réussis pas, pestai encore et finis par parvenir à libérer le haut.

En fin d’après-midi, quelques bouteilles étaient prêtes à servir de ice packs de fortune. Je mis une vieille bouteille de Sunlight entre mon pot de lait et mon pot de jus. Une autre bouteille, de whisky ou je ne sais plus, alla sur mes blocs de fromage, une autre proche des œufs. Il y avait une vieille bouteille de vodka qui était toujours au congélateur, l’eau n’ayant pas encore toute gelé dedans.

Il y eut des tentatives de shooter de l’air comprimé dans les trous de ventilation en arrière du réfrigérateur. J’ai fait ça après avoir enlevé mes bières de là-dedans. À quoi bon laisser ça là puisqu’il n’arrive plus à les garder froides? Autant consacrer le peu d’énergie qu’il reste là-dedans à sauver ce que je peux!

Trous dans lesquels je tentai de shooter de l’air comprimé, encore et toujours en vain.

Par chance, je finis par trouver mieux à faire que pester, espérer en vain, tourner en rond, faire les cent pas et tout. D’abord, je vérifiai si je ne pourrais pas réussir à atteindre un Brault et Martineau à Montréal. Il y en aurait un sur Saint-Lénoard, ça prendrait quelque chose comme 40 minutes en métro et en autobus, moins long qu’aller à Chambly puis aux Promenades. Je pourrais essayer d’y aller le lendemain si la crise persiste, pensai-je. Cette idée trouvée, je tentai enfin d’écrire sur le groupe Facebook des copropriétaires de mon projet de condo, voir si quelqu’un ne pourrait pas me conseiller un réparateur. J’en obtins un, et me dis que j’allais le contacter, mais faudrait encore attendre à lundi. Alors il me faudrait passer le reste de la fin de semaine à déplacer des bouteilles d’eau entre le congélateur et le réfrigérateur.

Le givre dans le congélateur

Samedi soir, j’allai au Village au Pied du Courant pour assister aux feux d’artifice. J’arrivai là à 20h45, et les feux étaient à 22h, alors j’eus le temps de cogiter un peu. Jusqu’à date, ai-je constaté, j’avais concentré mes efforts vains sur le réfrigérateur, mais je n’avais accordé que peu d’attention au congélateur. C’est là qu’il faudrait peut-être trouver des trous de ventilation et envoyer de l’air comprimé. Oui, on va essayer ça.

Logiquement, il doit y avoir un seul compresseur là-dedans, avec un seul serpentin. Le compresseur doit générer assez de froid pour le congélateur. C’est possible qu’un autre système transporte l’air froid du congélateur vers le réfrigérateur, de façon régulée sinon tout gèlerait dans le réfrigérateur. Ça pourrait arriver, ce problème inverse, ai-je pensé peu avant d’écrire cet article, et ça me plongerait dans la perplexité et l’impuissance la plus totale!

De retour du Village, je voulus tenter ma solution. D’abord, je mis les œufs et la margarine dans mon tiroir à viande. Ce serait plus facile de garder froid un petit compartiment que tout l’intérieur du réfrigérateur. Je mis le fromage dans un sac-glacière avec un ice pack. Ainsi, presque tout était dans un tiroir ou dans un sac, plus facile à garder froid.

Lorsque j’ouvris le congélateur pour vérifier la bouteille de vodka, je constatai avec surprise qu’elle était cassée. Je ne l’ai pourtant pas remplie à ras-bord, mais j’ai soit mis trop d’eau, soit le verre était trop mince pour résister au changement de température. Il y avait plusieurs morceaux dont un petit éclat qui me rentra dans le doigt. J’ai ramassé le plus gros et mis ça dans mon lavabo pour que ça dégèle, avant que je ne puisse tout jeter ça le lendemain. C’était vraiment l’horreur; on aurait dit qu’il restait tout le temps des morceaux de cette bouteille-là dans le congélateur!

Une belle bouteille de vodka gardée en souvenir, sacrifiée pour essayer de sauver quelques trucs dans un réfrigérateur apparemment mourant

Au moment d’essayer avec l’air comprimé, je constatai qu’il y avait une énorme quantité de givre sur la face arrière du congélateur. J’avais constaté la présence de givre depuis le début de la crise, mais là, c’était fou. J’essayai d’en enlever, en frottant avec un chiffon humide, mais c’était sans fin. J’eus un peu plus de succès avec une débarbouillette trempée dans l’eau chaude. C’était horrible à faire, car j’étais à bout de bras, ne sachant pas trop comment retirer le tiroir du congélateur pour pouvoir avoir plus de jeu.

Trous d’aération dans le congélateur, dans lesquels j’essayai de shooter de l’air comprimé en vain.
D’autres orifices, et un panneau arrière qui était plein de givre. Il en reste encore, mais c’est moins pire.

Il faudrait, pensai-je, éteindre tout ça et laisser le congélateur ouvert plusieurs heures pour que tout dégèle, mais je ne pouvais pas faire ainsi sans risquer de faire dégeler tout mon stock, à moins de trouver un autre congélateur où mettre ça temporairement. Alors je dus me contenter de ce que je pus enlever à la débarbouillette d’eau chaude.

La chose faite, en tout jusqu’à ce que je sois vraiment à bout, j’ai refermé le tiroir et rallumé le réfrigérateur, qui semblait faire exactement la même chose qu’avant. Mais le son, pensai-je, est un peu différent, moins suspect.

Ce matin, quand je me suis réveillé, j’ai constaté que le réfrigérateur s’était enfin arrêté! J’ai ouvert ça pour vérifier mes bouteilles. L’eau était froide mais pas gelée. Le lait et le jus aussi étaient plus froids. Tout semblait revenu à la normale! J’ai sorti la bouteille de Sunlight, mise au congélateur avant de me coucher et l’ai remise à côté du lait et du jus, au cas où.

J’ai vérifié avant de déjeuner que le lait était encore correct; ça avait l’air OK, pas de goût bizarre! Après avoir déjeuné, je me suis occupé de ma bouteille cassée. C’était tellement l’horreur que j’ai mis des gants pour en jeter les morceaux. Il restait dans le lavabo un long morceau de glace qui est sorti de la bouteille.

Morceau de glace qui vient de la bouteille cassée.

Une vieille gourde qui est restée avec une odeur permanente à l’intérieur a failli casser elle aussi. Je n’avais pas mis de l’eau à ras-bord et pourtant, la glace formait un rond imprimé par le bouchon de la bouteille. Un peu plus et ça fêlait de partout.

De la glace dans une vieille gourde qui a pris plus d’expansion que je pensais. Ça aurait pu tout craquer comme la bouteille en vitre.

J’étais soulagé, quasiment extatique. Oui, cette crise était passée! Mais je devais garder à l’esprit qu’il faudrait plusieurs jours pour m’assurer que la situation était à la normale. Il demeurait en effet possible que du givre se forme à nouveau et vienne bloquer les orifices. Mais au moins, je disposais d’un moyen de faire tenir tout ça jusqu’à ce que j’aie une solution plus permanente, à savoir une réparation ou un nouveau réfrigérateur.

Ça recommence toujours

Samedi, 13 juillet 2019, ça recommençait encore. Mon réfrigérateur fonctionnait tout le temps, n’arrêtant jamais. J’ai voulu vérifier s’il y avait à nouveau plein de givre comme la semaine passée, mais en essayant de m’étirer le bras pour toucher la paroi arrière, je me suis fait mal à l’épaule. Faudrait vraiment enlever le tiroir du congélateur pour vérifier et nettoyer ça, voire tout éteindre pendant des heures et transférer le stock ailleurs, pour pouvoir arranger ça mieux. Le problème, c’est que je ne connaissais personne près de chez moi où amener ça. Même si je voulais transporter ça chez mon frère, à Longueuil, l’endroit le plus proche de chez moi, il me faudrait me taper 45 minutes de métro et d’autobus pour aboutir là. Et faudrait le refaire pour ramener les choses, la crise terminée! J’ai au moins trouvé le panneau arrière dans l’état où je l’ai laissé le samedi précédent. Il ne s’est pas à nouveau accumulé du givre. Mais j’en ai trouvé un peu sur la face avant en haut de la porte.

En fin de journée, le réfrigérateur s’arrêta complètement de lui-même, me laissant croire que tout était normal, que je m’en étais fait pour rien cette fois. Il a fait chaud et humide ce jour-là, alors peut-être c’était juste ça.

Par contre, vendredi, 19 juillet 2019, cela recommença. J’avais l’impression jeudi soir qu’il n’arrêtait plus, mais j’eus la confirmation vendredi. Les choses étaient toujours froides dans le réfrigérateur, mais il y avait plein de givre dans le congélateur, cette fois surtout sur le panneau avant, mais un peu sur le panneau arrière.

Vendredi après-midi, de retour du gym, tanné d’entendre cette chose fonctionner non stop à vide, sur le point de crier de rage et donner des coups de pied dedans, j’éteignis le disjoncteur pour la énième fois. Tiens, ferme ta boîte! Je finis par ouvrir le tiroir du congélateur et tentai à nouveau de nettoyer le givre. Je laissai le tiroir ouvert pendant quasiment cinq minutes pour que le givre dégèle un peu. Il faut dire qu’il a fait chaud depuis la veille, mais j’avais démarré l’air climatisé depuis près de deux heures quand j’ai nettoyé le givre, alors l’air humide du congélateur s’est fait remplacer par de l’air plus sec.

Ne pouvant me résoudre à laisser ça ainsi et voir tout mon stock dégeler, je rallumai le disjoncteur, remettant en marche le congélateur. Je me remplis des bouteilles d’eau pour être prêt, mais j’étais plutôt peu enthousiaste à refaire une autre danse de bouteilles de glace.

Le réfrigérateur se remit à fonctionner correctement en fin de journée. C’est à mon retour de la soirée d’ouverture des Jardineries que je constatai qu’il s’était éteint. Peut-être cette fois encore, n’y avait-il rien à craindre, mais peut-être aussi, si je n’avais rien fait, il aurait recommencé à faire chaud dans le réfrigérateur.

Samedi matin, 20 juillet 2019, je me résolus à contacter Action Réparation. Peut-être connaissent-ils ce problème, après tout? Peut-être est-ce commun sur toute une gamme de Whirlpool incluant le mien et quelque chose peut être fait pour arranger ça.

La gangrène de la porte

Un technicien est venu chez moi mardi, 23 juillet 2019. Il a examiné mon réfrigérateur, ôté le tiroir du congélateur, démonté une plaque à l’intérieur et accédé aux composantes internes. L’élément de dégivrage fonctionnait encore correctement, de même que le thermostat. Alors la conclusion était que le joint d’étanchéité de la porte n’était plus aussi étanche qu’avant.

Parfois, le tiroir du haut ne se ferme pas complètement. Dans ce temps-là, la porte appuie dessus et il se crée un interstice dans le haut par lequel l’air de l’extérieur entre. Il suffit alors d’un peu d’humidité quand il fait chaud pour créer de la condensation. Le congélateur essaie de compenser en fonctionnant tout le temps, mais le givre s’accumule, car il n’arrive jamais à atteindre sa température cible. On dirait que c’est seulement à l’arrêt complète que l’élément de dégivrage s’enclenche. C’est logique: on ne veut pas faire circuler de l’air chaud produit par l’élément à l’intérieur de tout le congélateur. On veut seulement chauffer légèrement les parois pour enlever le givre.

Un autre problème, plus préoccupant, est une bande de plastique, au bas de la porte du réfrigérateur, qui a commencé à courber. Ce serait dû à l’expansion normale du polyuréthane. La courbure fait en sorte qu’il est plus difficile de fermer la porte de façon étanche. Il faut donc vérifier plus soigneusement. La bonne nouvelle, c’est qu’au moins il n’y a pas eu de pièces à changer.

Après le passage du technicien, le réfrigérateur continua à fonctionner, mais il ne s’arrêta pas avant que je parte pour Chambly; je devais revenir le lendemain seulement. Eh bien le lendemain, quand je suis arrivé chez moi, le réfrigérateur fonctionnait toujours; je n’étais pas certain qu’il se soit arrêté pendant mon absence. J’ai espéré que oui et continué ma journée.

Mais je n’entendis jamais, tout le temps que j’étais chez moi, le réfrigérateur s’éteindre une seule fois. Il fonctionnait correctement, continuant à produire du froid, mais je savais que s’il continuait à fonctionner sans arrêt et le congélateur, à accumuler du givre, ça allait bloquer à nouveau.

Vers minuit, avant de me coucher, n’y tenant plus, j’ouvris le congélateur pour constater qu’il y avait plein de givre dans la porte, encore. Tanné, je laissai le congélateur ouvert le temps de brosser les dents, pour que le givre fonde un peu. Puis je vérifiai la fermeture du tiroir du haut, refermai la porte encore, appuyai fermement pour que le joint se bien engagé, et espérai. J’eus du mal à dormir cette nuit-là, préoccupé par tout ça.

Je dormis un peu, me réveillai vers 4h du matin et entendais encore le réfrigérateur fonctionner. Parano, j’étais quasi certain qu’il n’avait pas arrêté depuis la visite du technicien. Je commençais à être inquiet que quelque chose se soit déréglé quand il a joué dedans.

À bout encore une fois, je me levai, ouvris le congélateur bien grand et fis les cent pas pendant cinq minutes le temps que le givre dégèle un peu. Ensuite, j’enlevai tout ce que je pus, refermai ça et retournai me coucher. Je ne pus trouver le sommeil que lorsque enfin, cette gangrène s’éteignit. Fiou!

Depuis ce temps, le réfrigérateur fonctionna normalement, s’arrêtant et repartant comme avant. Fiou! Je parvins à passer deux jours sans ouvrir le tiroir du congélateur; le réfrigérateur demeura stable. Je dus l’ouvrir vendredi, 26 juillet 2019, et pris soin de vérifier le joint quand je le refermai. Il y avait un peu de givre, encore, mais moins, beaucoup moins, que mercredi.

Il faudra des jours de surveillance avant de conclure que j’ai un véritable plan de traitement. Il demeurait possible que ça ne suffise pas, possible que la courbure de la bande de plastique change avec la dilatation thermique. Bien entendu, un nouveau problème pouvait s’ajouter, rendant la machine totalement inopérante.

Je me souviens avec appréhension du cas de ma hotte/micro-ondes. Au début, c’était la lumière qui ne s’éteignait plus. Une semaine plus tard, plus rien! La même chose pourrait-elle se passer avec mon réfrigérateur? Une voix intérieur diabolique me chuchote que oui.