Comment je suis venu à bout de ma maudite verrue

L’hypothèse la plus probable est que j’aurais attrapé cette verrue plantaire à la piscine. Elle est restée là quelques temps, car je pensais que c’était un bouton qui partirait un moment donné. C’est un dermatologue, que je suis allé voir pour d’inexplicables taches sur ma peau décelée par mon médecin, qui a confirmé mes débuts de supposition.

Le traitement qu’il m’a proposé, Soluver, n’eut que peu d’effet, outre amocher mon dessous de pied et finir par me faire saigner. On essaya avec du Compound W, l’ancienne blonde de mon frère recommanda du vinaigre d’ail qui n’eut que peu d’effet, je finis même par aller la faire traiter à répétition à l’azote liquide à la clinique Joliette près de chez moi. En vain!Elle semblait rétrécir, mais il en restait toujours. Il finit par y en avoir deux puis trois. Les bébés verrues furent détruites par l’azote liquide, mais pas la maman verrue. Un bébé verrue se forma même sur mon doigt un moment donné, mais lui aussi fut tué à l’azote liquide.

Un deuxième dermatologue, qui exerçait à Montréal au lieu de Chambly, regarda ça et me recommanda du Soluver aussi. Mon médecin recommandait de la faire traiter à l’azote liquide par un dermatologue. Bref, c’était parti pour ne jamais finir.

Ce que j’ai fait pour en venir à bout est à la fois créatif et risqué. C’est une combinaison de raisonnement logique et de plusieurs idées de traitement. Au cas où ça pourrait servir, je me suis dit que ça vaudrait la peine de consigner tout ceci ici. Je ne prétends pas du tout que c’est une recette miracle qui va toujours fonctionner, mais dans mon cas, ça m’a aidé.

  • D’abord, chaque jour, rigoureusement, j’appliquai du Soluver. En raison de ma déficience visuelle, l’opération était un peu plus hasardeuse que pour le commun des mortels. Je ne pouvais pas être certain d’en avoir mis UNIQUEMENT sur la verrue; il en tombait TOUJOURS un peu à côté. J’ai remarqué que le liquide avait tendance à couler si bien qu’avant de l’appliquer, je collais un peu de duct tape en-dessous de la verrue. Comme ça, le liquide coulait sur le duct tape, limitant la propagation.
  • Je me suis tanné d’acheter des pansements pour ça et j’ai fini par mettre du duct tape là-dessus! Je sais, c’est grossier, certains médecins seraient offusqués mais bon, c’est ça que j’ai fini par faire! Le duct tape, ai-je remarqué, avait l’avantage de contenir le Soluver exactement là où je l’avais mis; il ne pouvait pas se propager trop.
  • Après quelques jours de traitement, il fallait normalement gratter avec une lime. J’ai essayé plusieurs fois et peu de peau partait. J’ai fini par y aller avec mes ongles, me mettant à risque d’avoir des verrues PARTOUT! Bien entendu, je me lavais les mains après chaque traitement. Parfois, quand pas assez de bouts de peau partaient, j’y allais avec le bout pointu de la lime.
  • Parfois, j’y suis allé trop dur avec les ongles ou avec la lime de sorte que ça s’est mis à saigner. Mon premier réflexe était d’arrêter le traitement le temps que ça se cicatrise, mais j’ai découvert qu’on pouvait faire mieux que ça: mettre de la vaseline sur les zones où ça a saigné! Le produit bloque le Soluver. C’est un pharmacien qui m’avait donné ce truc, me recommandant d’en mettre autour de la verrue avant de traiter, mais la vaseline empêchait le pansement de bien coller.

Après plusieurs jours de ce traitement, il ne restait plus qu’un cratère sous mon pied, plus de relief. J’ai laissé ça se cicatriser et là, enfin, oui enfin, ma plante de pied était lisse, plus de verrue!

J’espère ne plus jamais avoir à refaire ça! J’espère aussi que certains liront ce texte et auront des idées pour améliorer ce traitement-là, le rendant plus fiable, moins risqué. Mais idéalement, il faudrait trouver un moyen de rendre la surface de la peau inhabitable pour la verrue à traiter… et pour toute autre… Pourquoi pas? Ne pourrait-on pas apprendre, d’une façon ou d’une autre, au corps à lui-même se débarrasser de la chose?

Une baignade qui coûte très cher

Cette année, mes vacances se sont plutôt mal terminées: je me suis fait voler mes culottes avec tout ce qu’il y avait dans mes poches! Cela m’a pris des jours à remplacer tout ce qu’il y avait là et à l’heure où j’écris, ce n’est pas complètement réglé. Cet article raconte l’événement ainsi que le périple qui l’a suivi.

Une choquante découverte

Mardi, 7 juillet 2015, quand je suis revenu au vestiaire après avoir nagé à la piscine extérieure Maisonneuve pour la première fois durant l’été, tout avait l’air correct. J’ai déverrouillé mon cadenas et ouvert la porte de mon casier. J’ai ensuite voulu reverrouiller le cadenas et le mettre dans ma poche de maillot de bain, mais je n’y parvenais pas; le loquet ne s’enclenchait plus. Je suis venu à bout de verrouiller le cadenas en utilisant ma clé. Bon, me suis-je dit, ça doit être parce qu’il est vieux.

C’est après que je constatai l’absence de mon sac contenant mes affaires. J’ai fouillé dans le casier, par terre, encore par terre, mais tout portait à croire que le sac était disparu! Choqué, de plus en plus anxieux, au bord de me mettre à hurler, j’ai cherché dans les casiers à côté, demandé à quelqu’un s’il n’avait pas vu le sac, eh non! Je suis allé voir à l’entrée; ils avaient retrouvé le sac! Mais il ne restait plus, dedans, que mon chandail! Par chance, ma canne et mes sandales étaient restées dans le casier.

Ainsi, on m’a volé mes sous-vêtements, mon parapluie et ma paire de culottes courtes. Dans les poches se trouvaient mon portefeuilles et mon téléphone cellulaire. Avant de céder à la panique, j’essayai de réfléchir à un moyen de me tirer de ce mauvais pas.

Il me faut trouver de l’argent, tout d’abord. Si je rentre chez moi, j’en ai peut-être quelque part, au pire de l’argent US. Ah bien non, je ne pouvais même pas rentrer chez moi: j’avais aussi perdu mon porte-clés! Mon seul espoir me semblait alors de me rendre à la caisse populaire Desjardins sur Bourbonniere.  J’y allai sur-le-champ, sachant qu’elle pouvait fermer bientôt, voire être déjà fermée! Je dus y aller vêtu de mon maillot de bain et de mon chandail, au moins en sandales.

En chemin, j’ai constaté avec un pincement au cœur que j’avais aussi perdu mes nouvelles lunettes, reçues à peine une semaine plus tôt! J’avais utilisé les vieilles dans la piscine mais apporté les nouvelles dans un étui. Le trajet vers la caisse me sembla très pénible. Soit l’anxiété affectait mes systèmes qui permettent l’orientation, soit il y avait plus de gens et d’obstacles que d’habitude. Par chance, la caisse était ouverte, sinon j’aurais été obligé de quêter pour obtenir des pièces de 0.25$; ça aurait été terrible.

Mais je ne pouvais pas, en principe, retirer de l’argent sans ma carte de débit ou au pire mon numéro de compte et une pièce d’identité. J’avais espéré obtenir une nouvelle carte dans une caisse Desjardins. Eh non, il aurait fallu me présenter à ma caisse d’attache, à Chambly! C’est le genre de truc qui, s’il se répète trop, va finir par me donner envie de transférer mon argent dans une caisse ou une banque à Montréal, indépendamment de l’incroyable paquet de trouble que ce sera!

Par chance, on accepta de me laisser retirer 20$ pour me dépanner parce que j’avais mon numéro de compte. Je ne sais pas si j’aurais pu si je ne m’étais pas rappelé du numéro et ne suis pas certain que j’aurais pu retirer plus. Je ne sais pas non plus ce que j’aurais pu faire si la caisse avait été fermée, à part tourner sur moi-même et hurler comme un fou jusqu’à temps que la police m’emporte à l’asile.

Le billet de 20$ en main, je suis allé chez Pharmaprix juste à côté et j’ai réussi à obtenir du change pour pouvoir téléphoner. Je savais qu’il y avait une cabine près de chez moi, en face de l’église du Roi des Rois. Sera-t-elle toujours là? C’est à espérer. Mais avant que je n’aie la chance de vérifier ça, je repérai une autre cabine, près de la Pataterie. J’y allai de ce pas.

La première tentative que je fis: appeler chez Nuance pour savoir si on ne pourrait pas faire quelque chose pour m’ouvrir mon classeur, dans lequel je pensais qu’il y avait un double de ma clé. Malheureusement, je commis une erreur: appeler un collègue plutôt que la réception. Je me heurtai à une boîte vocale. Avec la réception, oui ça aurait peut-être pu fonctionner, mais même si je m’étais rendu au bureau (en maillot de bain rappelons-le!), qu’on m’avait ouvert et qu’on m’avait déverrouillé mon classeur, j’aurais constaté avec un désespoir profond que le double de clé brillait par son absence! J’ai en effet ramené ce double chez moi des mois auparavant pour le donner à mon frère qui avait perdu le sien.

J’ai songé partir en métro et en autobus sur-le-champ pour aller à Longueuil, chez mon frère où j’avais un souper. Mais je n’avais pas envie de passer la soirée en maillot de bain et surtout, je voulais désactiver la télécommande de mon système d’alarme, volée avec le trousseau de clés! Si le voleur réussit à obtenir mon adresse, d’une façon ou d’une autre, ai-je pensé, il va pouvoir entrer, désarmer, tout vider et ressortir ni vu ni connu!

Alors, deuxième tentative: appeler mon frère. Il a par chance répondu, est venu me chercher et a amené le double de la clé. En attendant qu’il arrive, je me suis rappelé du numéro de la caisse Desjardins du Bassin de Chambly et j’ai téléphoné depuis la cabine en face de l’église. Aussi bien essayer de régler ça au lieu de seulement attendre mon frère et stresser.

Malheureusement, je n’avais que quatre pièces de 0.25$ et elles ont toutes servi pour les deux premiers appels. On va y aller avec une pièce de 1$. Mais le téléphone, cochon, ne me rendit pas la monnaie! Je pus par chance appeler chez Desjardins où je pus faire annuler ma carte de débit et en commander une nouvelle, qui arriverait par la poste quelques jours plus tard.

La chose faite, je suis allé attendre devant chez moi. Ça a semblé prendre un temps fou. Pas étonnant, car mon frère est allé voir à la piscine Pierre Lorange au cas où il ne trouverait pas mes affaires! Mais il s’est trompé d’endroit, ayant supposé que j’étais allé là tandis que j’étais à la piscine extérieure Maisonneuve. Au moins il est arrivé, m’a donné la clé et nous sommes rentrés.

Avant que nous partions pour Longueuil, j’ai appelé Desjardins une seconde fois pour avoir le nouveau code de ma carte (pour pouvoir utiliser AccèsD à nouveau) et le numéro pour VISA. J’ai fait annuler ma carte VISA et ma carte Tangerine. Par chance, aucune transaction n’a été faite entre le moment où j’ai constaté le vol et celui où j’ai annulé mes cartes. Ce fut un certain soulagement.

J’ai aussi désactivé la télécommande de mon système d’alarme, qui était aussi accrochée à mon porte-clés. Cela a été plus difficile que nécessaire, car à présent, l’affichage sur le panneau défile super vite. Même mon frère avait du mal à lire ce qui s’affichait avant que ça disparaisse. Je n’étais pas à 100% certain que c’était bien désactivé quand je suis parti!

Je devais aussi modifier les réglages sur mon téléphone fixe, pour qu’il ne redirige plus les appels vers mon cellulaire. Cela se passa bien, au moins. En tout cas, c’est ce que je crus…

Aller chez mon frère a pris un temps considérable. Juste nous rendre sur le pont Jacques-Cartier a pris près de vingt minutes, car les gens passaient leur temps à dépasser les autres dans la voie menant au pont. Ainsi, à cause de tout ça, mon frère a dû se taper une sortie de deux heures tandis qu’il devait préparer le souper. Par chance, les autres l’ont aidé un peu et ça a fini par se faire et être très bon.

Mais il y avait quelque chose qui clochait avec mon téléphone: quand on appelait chez moi, ça allait directement dans la boîte vocale. Rendu chez mon frère, j’ai aussi appelé Fido pour faire bloquer mon appareil, mais ça continuait à envoyer mes appels directement dans la boîte vocale, on ne savait pas pourquoi.

J’ai eu la chienne ce soir-là, ce fut incroyable! J’avais peur que la télécommande soit toujours fonctionnelle, ce qui permettrait un vol sans aucune trace d’effraction. Ce serait une perte catastrophique. Je pouvais non seulement me faire voler mes équipements informatiques et mes machines à sons, mais aussi mon disque dur externe, que je n’ai pas pensé à prendre avant de partir. Il ne resterait peut-être que mon ultrabook, que j’avais amené avec moi.

Le trajet de retour en métro m’a semblé terriblement long. Rendu à la station Joliette, quand je suis débarqué, je me sentais tellement nerveux que, combiné à la chaleur, j’ai cru que j’allais défaillir et tomber dans les pommes. Ce n’est pas le temps pour ça du tout, pensai-je, car je n’avais plus de carte d’assurance-maladie non plus! Par chance, je réussis à me rendre chez moi en prenant de profondes inspirations, et tout était OK.

Rendu là, j’ai appelé la police pour signaler le vol comme me l’a conseillé ma belle-sœur et on m’a dit de remplir un rapport sur le site du SPVM. Je l’ai fait le soir même.

Par chance, il me restait un double de ma clé de garage commun au NOVO ainsi que de mon locker. J’y suis allé et j’ai pu y retrouver un double de clé de ma boîte aux lettres. Ce fut une bonne chose, car sans ce double, j’aurais pu devoir attendre plusieurs jours de plus pour avoir accès à mes nouvelles cartes, envoyées par la poste! J’aurais aussi pu me retrouver devant une aberration bureaucratique: on peut te faire parvenir une nouvelle copie de la clé par la poste, mais je n’aurai pas la clé pour aller la chercher!!!

J’ai vérifié plus soigneusement dans le livre et la télécommande de mon système d’alarme semblait correctement désactivée. Mais l’interface ne fournit aucune confirmation par rapport au résultat de l’opération et ne rapporte pas combien de télécommandes le système reconnaît en ce moment. Je donnerais cher pour obtenir un module permettant d’accéder aux réglages de ce foutu système via une interface Web un peu comme sur mon routeur!

Pour ce qui est de mon téléphone, eh bien je m’étais trompé de code étoile, ce qui avait désactivé la boîte vocale de Vidéotron au lieu de la redirection. En utilisant le manuel, j’ai pu réactiver la boîte vocale et couper le renvoi d’appel vers mon cellulaire perdu. Ma mère a alors pu m’appeler et ça a fonctionné.

Mon retour au travail

J’ai eu beaucoup de mal à dormir la nuit de mardi à mercredi, ne cessant de penser et repenser à tout ça. Malheureusement, mes vacances étant finies, je devais aller au bureau ce jour-là. Avec le billet de 20$ obtenu mardi, à 3.25$ le passage pour partir en métro, je risquais de finir coincé chez moi jusqu’à la réception de ma carte de débit. Au pire, pensai-je, j’aurais pu travailler à domicile dans un tel cas, mais le lendemain, j’avais une soirée avec un amie qui partait pour Alma. Je voulais pouvoir m’y rendre et y boire quelques bières, et il me faudrait idéalement Google Maps pour venir à bout de trouver le pub Sainte-Élizabeth où ça avait lieu sans avoir à demander à 25 personnes. Vendredi, j’avais aussi le spectacle de Krishna Das et il me faudrait idéalement aussi Google Maps pour trouver l’église Saint-Pierre Apôtre où ça avait lieu. Ainsi, idéalement, il me faudrait récupérer un téléphone cellulaire Android d’ici le lendemain!

J’avais déjà utilisé 5.25$ (2$ de téléphones, 3.25$ pour revenir de Longueuil). Il m’en coûterait 3.25$ pour partir de la station Joliette, peut-être un autre 3.25$ pour repartir de la station Berri-UQÀM après avoir acheté ma nouvelle carte OPUS si jamais il fallait un numéro que je n’ai plus pour récupérer mes titres, ou si en fin de compte je n’avais jamais enregistré ma carte. J’ai lu qu’obtenir la carte me coûterait 6$. Ensuite, je voulais tenter d’aller chercher une nouvelle carte de débit Tangerine à leur succursale au centre-ville dont j’ai appris l’existence la veille quand j’ai appelé pour faire annuler la carte. Il me faudrait me rendre à la station Peel: 6.50$ si je n’avais toujours ma carte OPUS avec mes titres de transport. Ensuite au moins, avec la carte de débit, je pourrais avoir de l’argent et racheter une passe mensuelle, mais si jamais je n’avais pas pu obtenir la carte pour X raisons, ça m’aurait encore coûté 3.25$ pour rentrer chez moi en fin de journée.

Les choses furent bien moins pénibles que ça en fin de compte. D’abord, j’ai découvert que je pouvais faire l’aller-retour vers la succursale Tangerine à pied depuis le bureau. Cela me sauverait 6.50$ dans tous les cas. Ensuite, à Berri, je pus non seulement obtenir une nouvelle carte OPUS, mais en plus, elle ne me coûta rien (la prochaine fois, là ce sera 6$) et j’ai pu faire transférer mes titres sur la nouvelle carte! On a même récupéré mes passages pour Chambly que je pensais perdus pour toujours. Il fallut une pièce d’identité pour réussir à obtenir ce coup de main, mais par chance, j’avais pensé à mon coup et emporté mon passeport avec moi. Sans ma carte d’assurance-maladie, c’est pas mal tout ce qu’il me restait avec photo. Cette carte-là me procura un grand soulagement, car au moins je pouvais me déplacer, même sans attendre mes nouvelles cartes de débit.

Vers la fin de l’avant-midi, je tentai l’expédition consistant à me rendre à la succursale de Tangerine sur Maisonneuve, près de la rue Stanley. Il fallut le faire sans Google Maps, puisque je n’avais plus de téléphone. Par chance, c’était assez simple: sortir du bureau et aller vers la gauche, la direction opposée à la rue University devenue le boulevard Robert Bourrassa. Je me sentais un peu tout nu sans portefeuilles et surtout sans carte d’assurance-maladie.  Si par grand malheur je devais être blessé lors de cette marche, je serais dans la grosse merde. À l’hôpital, ils me demanderaient de payer les soins médicaux que je me ferais rembourser par la Régie après coup, mais sans carte de débit ou de crédit, ce ne serait pas facile…

Par chance, aucun malheur n’est arrivé. Je suis arrivé là-bas et j’ai pu obtenir la nouvelle carte. Il m’a fallu une seconde fois utiliser mon passeport pour pouvoir passer le contrôle d’identité: ce document-là m’aura décidément sauvé la mise ce jour-là! La carte en main, je suis revenu au centre Eaton et suis allé à la Cabine. La fatigue, et le fait que je sois rentré par une autre porte que d’habitude, m’ont causé des misères pour trouver le magasin, mais j’ai fini par l’avoir.

Malheureusement, obtenir un nouveau téléphone ne fut pas chose abordable… Il me fallut résilier l’entente que j’avais avec Fido et payer la balance (281$) ainsi que des frais administratifs de 25$, ce qui m’a permis de démarrer une nouvelle entente, avec un Nexus 5 comme le précédent.  Pour faire moins cher, il aurait fallu y aller avec un Lumia je ne sais plus quoi et utiliser mes FidoDollars pour le baisser à environ 100$. Et ce n’est pas tout: pour ravoir un protecteur à l’arrière et une pellicule protectrice sur la vitre en avant, il m’en coûta 45$. Et il me fallut une troisième fois utiliser mon passeport comme pièce d’identité.

Mais je l’ai eu et l’appareil a un avantage par rapport au précédent: l’appareil-photo avant fonctionne. Sur l’autre, seule la caméra arrière était utilisable. C’est une bonne chose, mais ça demeure une maigre, très maigre, consolation.

Méandres administratifs

Au travail, j’ai dû demander de nouvelles clés pour mes classeurs. Ça a pu se faire assez facilement à partir du moment qu’on a eu les numéros des serrures. J’ai réussi à les déchiffrer en utilisant la caméra d’un téléphone Android qu’il y avait là-bas, mais j’ai confondu le T avec un 1 de sorte que la personne en charge de ça a fini par devoir venir voir et obtenir le numéro par elle-même. Mais on a pu l’avoir et obtenir les copies de clés.

Après ça, il me restait à m’abonner à Equifax. Ah bien non, ils vont me charger des frais et il faudra la carte de crédit pour les payer. Il fallait donc que j’attende ma nouvelle VISA pour obtenir l’adhésion à Equifax, qui va surveiller mon crédit et m’avertir en cas d’activité suspecte.

Je regardai ça pour ma carte d’assurance-maladie. Plusieurs personnes dont ma belle-sœur me disaient qu’il allait falloir me présenter dans un bureau de la SAAQ et j’ai entendu dire que c’est plutôt difficile d’accès à Montréal, genre au bout d’une ligne de métro; c’est fait pour y aller en automobile. Mais j’ai vite découvert que c’était pour le cas de ceux qui ont un permis de conduire à renouveler ou remplacer en même temps que la carte. Dans mon cas, me présenter à un point de service de la Régie suffirait, un CLSC par exemple. Mais je pouvais faire mieux, ai-je découvert: la renouveler par Internet, ça me coûterait 15$ au lieu de 25$. Mais il fallait payer cela avec une carte de crédit. Ainsi, il fallait attendre la VISA pour ça aussi!

Ensuite, il faudra faire quelque chose pour mes lunettes volées. Ces lunettes avec corrections de la vue spéciales sont financées par la Régie de l’Assurance-Maladie du Québec et fournies par l’Institut Nazareth et Louis-Braille si bien qu’il me faudra peut-être présenter ma carte d’assurance-maladie quand j’irai à l’INLB pour ça.

J’ai eu mes deux cartes (débit et crédit) jeudi soir. J’ai donc pu débloquer ça. L’abonnement à Equifax se fit avec un petit accroc: des questions bizarres par rapport à des transactions que je n’avais  même pas faites.  Par chance, ça a fini par passer.

Pour ce qui est de l’assurance-maladie, il m’a fallu créer un compte sur ClicSecur, ce qui a demandé des informations par rapport à mon revenu et ma dernière déclaration de cotisation, me trouver des questions secrètes (quatre cette fois) et enfin entrer le numéro de ma nouvelle carte de crédit pour pouvoir passer ma commande. Ça a été plus long que difficile.

Enfin, j’ai dû modifier mon numéro de carte de crédit sur plusieurs sites où je l’avais utilisée pour des paiements pré-autorisés: Fido, Vidéotron, mon hébergeur Web, mon fournisseur de nom de domaine, ACM. Chaque site offre une interface différente, rendant le processus lourd et compliqué. Il m’a fallu près d’une heure ce matin pour enfin en finir avec ça!

La vie continue

Malgré tout ça, j’ai pu aller à ma soirée au Sainte-Elizabeth. Rendu là, mon nouveau téléphone était à peu près configuré et j’avais un peu d’argent, dans un sac Ziplock. J’ai pu boire quelques bières et apprécier le beau décor végétal de la cour intérieur de ce pub. Mon amie n’a même pas idée d’à quel point j’ai passé proche ne pas pouvoir aller à cette soirée-là! Vendredi, je suis allé au spectacle de Krishna Das et ça a été très bien.

Je me suis acheté un nouveau portefeuilles dans un magasin près de chez moi et un nouveau cadenas chez Rona au coin de la rue. Ainsi, le plus gros est maintenant fait.

Soucis

Il me faudra plusieurs semaines pour me remettre de tout ça. Pendant un bon bout de temps, chaque fois que je retournerai à la piscine, je me demanderai si ça ne va pas se reproduire.

Il me faut aussi espérer ne pas tomber malade d’ici la réception de ma nouvelle carte d’assurance-maladie. J’ai eu bien peur, vendredi, que ça y soit. Je me suis senti mal quelques fois durant la journée, me suis demandé si je n’allais pas perdre connaissance. Le pire a été au début du spectacle de Krishna Das, en attendant que ça commence dans l’église. Il faisait chaud et j’avais mal à la gorge depuis le début de la journée. En plus, je n’avais pas pensé à m’apporter une bouteille d’eau. Là on aurait dit que c’était pire que jamais, assez que j’ai craint que ça ne finisse en amygdalite ou en mononucléose. Par chance, on dirait que le pouvoir des mantras a soulagé ça de sorte que je ne me sentis plus défaillir durant le spectacle, après quelques minutes. Là, c’est beaucoup mieux, le pire est passé!

Leçon à retenir

Suite à cette mauvaise expérience, je pris la résolution de partir pour la piscine seulement avec le strict minimum. Je vais porter de vieilles lunettes à partir de chez moi jusqu’à là-bas, pour ne pas avoir de lunettes dans mon casier. Je vais y aller seulement avec la clé de chez moi, pas tout le portefeuilles. Je vais amener une carte de débit uniquement si j’ai besoin de ramasser de quoi en revenant. J’espère qu’ainsi, j’éviterai de nouveaux problèmes, sans avoir à renoncer à la piscine Maisonneuve pour aller vers un endroit mieux surveillé mais aussi plus coûteux comme le stade olympique.

En tout cas, ces piscines publiques m’auront causé bien des soucis. C’est là que j’ai attrapé une verrue que j’ai portée pendant plusieurs années avant d’enfin trouver un moyen de m’en débarrasser au risque d’en avoir plein sur les doigts, et c’est là que je me suis fait voler tout mon stock que j’avais sur moi!

Au moins, je n’ai pas été victime d’une agression. J’imagine à peine le foudroyant traumatisme psychologique que ça doit causer! Ma vie n’a pas été en jeu durant ce périple. Ça a été un peu comme un jeu de puzzles, en moins plaisant parce que c’était vrai. De plus, je suis parvenu à résoudre la plupart des difficultés par moi-même, à part au début où j’ai dû demander l’aide de mon frère.

Qu’est-ce que le voleur a gagné avec tout ça? Un peu d’argent? C’est pas mal tout. Il n’y a plus rien à faire avec les cartes, à présent, le téléphone est verrouillé par un code de sorte qu’il n’est bon qu’à réinitialiser. Les lunettes, ça ne servira à personne d’autre qu’à moi. QUI va acheter ça? Pardonnez-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font, disait Jésus. Mais je ne sais pas si je pourrais leur pardonner si j’avais à le faire. Probablement que je n’en aurai jamais l’occasion, de toute façon.

Agrarian Skies 2: une nouvelle façon de jouer à Minecraft

Ces derniers jours, j’ai commencé à explorer une nouvelle variante de Minecraft: le pack de mods Agrarian Skies 2. L’idée est de partir d’à peu près rien: sur une plateforme de 3×3, un coffre avec un peu de terre, des pousses d’arbres, des pommes, de la poudre d’os, des silex et un livre. Le joueur est orienté dans la reconstruction du monde par diverses quêtes expliquées dans le livre. Sous la plateforme: du vide, alors il ne faut pas tomber.

Tout d’abord, il faut planter l’arbre et le couper pour obtenir du bois, des pousses et des pommes. Mais le taux de production de pousses est ridiculement bas. Il faut, pour gérer cela, créer un petit crochet formé de quatre bâtons de bois. Le crochet permet d’obtenir plus de pousses, de pommes mais aussi de petits vers de soie. Il faut ensuite utilsier un de ces vers pour infester les feuilles d’un nouvel arbre. Lorsque les feuilles sont infestées, les détruire avec le crochet produit des fils. Il faut par contre savoir que les feuilles infestées ne peuvent plus produire de pommes et de pousses, si bien qu’il faut idéalement agrandir la petite plateforme (avec du bois par exemple) pour faire pousser un second arbre. Un premier arbre permet d’obtenir des pommes et des pousses, le second est infesté pour les fils.

Avec les fils, on peut produire de la laine pour enfin construire un lit. Parce que ce monde est vide et stérile, pas moyen d’obtenir de la pierre, alors pas de four, pas de charbon, donc pas de torches! Aucune quête ne pousse à créer le lit; il faut se rappeler qu’on peut obtenir la laine avec les fils!

Les fils permettent aussi de confectionner un espèce de tamis (appelé sieve en anglais, je ne connais pas la traduction exacte). Le tamis permet de traiter la terre pour en obtenir des pierres miniatures et des graines. Chaque bloc de terre produit entre 2 et 5 pierres miniatures, et il faut combiner quatre de ces petits cailloux pour construire UNE seule pierre! Il en faudra au moins six pour obtenir un four à partir de slabs.

Les fils permettent aussi de confectionner une canne à pêche, mais à quoi bon puisqu’on n’a pas d’eau? On va voir ça plus tard. On peut aussi les utiliser pour créer un arc, mais à quoi puisque sans plume, on n’aura pas de flèches. Il existe par chance, avec Tinker’s Construct, un moyen de créer des flèches à partir de fils et de silex, à moins que ce soit bogué ou que ça ait changé, bien évidemment.

Comment obtenir plus de terre? Eh bien il faut construire des barrils de bois et y mettre des éléments compostables tels que des pousses, des pommes, du blé, etc. Il faut huit pousses pour remplir un seul barril. Vous devinez la suite? Il faudra passer un temps fou à planter et couper un arbre. La poudre d’os va certes aider à faire pousser l’arbre, mais elle va s’épuiser tôt ou tard, pareil pour les pommes. Pour remplir le barril de compost, il faut soit huit pousses, soit 32 fils. Il peut également accueillir du poisson, des patates, du blé, etc. Mais sans eau, on ne pourra qu’y aller avec les pousses ou les fils. Couper l’arbre donne souvent deux pousses seulement de sorte qu’il faudra couper l’arbre huit fois pour obtenir UN seul bloc de terre! C’est ridiculement long. Y aller avec les fils n’est guère plus efficace: il faudra attendre près de quinze minutes pour que l’arbre soit totalement infesté, et cela va fournir à peine plus de 32 fils; il faudra pratiquement un arbre infesté par bloc de terre!

Que faire avec les pierres outre construire le four? Les briser avec un marteau pour obtenir de la gravelle! La gravelle peut être brisée avec le marteau pour obtenir du sable, qui à son tour peut être brisé en poussière. Placer un bloc de poussière dans un barril plein d’eau donne un bloc d’argile. Comment obtenir l’eau? Eh bien il faut attendre la pluie ou utiliser un appareil pour la créer. Il faut penser à remplir au moins deux barrils d’eau et en garder un couvert au sec pour le compost.

Que faire avec le bloc d’argile? Eh bien on le casse pour obtenir quatre boules d’argile, et on prend trois de ces boules pour fabriquer un sceau. Ce sceau-là, il faut le faire cuire, d’où l’usage du four. Le four permet aussi de fabriquer du charbon de bois, très utile pour avoir ses premières torches. Avec le sceau et deux barrils remplis d’eau, on peut fabriquer une source d’eau infinie.

Le sable et la gravelle peuvent être passés dans le tamis. Cela permet d’obtenir des fragments de minéraux qu’il faut alors combiner pour produire de la gravelle de minéraux. Ainsi, combiner le tamis, le marteau et le four permet d’avoir accès aux ressources minérales telles que le fer, le cuivre, l’or, le quartz, le lapis, les émeraudes, etc.

Il faut passer un temps fou à produire des pierres, jusqu’à pouvoir fabriquer une petite structure où on va pouvoir installer un bloc d’eau et un bloc de lave. La mécanique permettant la génération de pierres est un principe de base de Minecraft vanille. Ah, comment obtenir la lave? Eh bien, en combinant argile et poudre d’os, on obtient de la porcelaine qu’on peut assembler en chaudron. Il faut faire cuire la porcelaine, puis placer le chaudron au-dessus d’une torche. Ensuite, on met quatre roches dans le chaudron et on attend, très longtemps; cela finit par fondre et fournir UN sceau de lave. Il est à noter que le sceau en argile peut transporter de l’eau sans problème, mais si on le remplit de lave, il est détruit après utilisation. Combiner la lave et l’eau de labonne façon donne de la roche. Le faire incorrectement donne de l’obsidienne qu’on ne peut pas détruire avec les moyens actuels. Il faut au moins un diamant pour modifier une pioche Tinker’s Construct afin de la rendre capable de miner l’obsidienne, ou bien trois diamants pour créer une pioche vanille capable de miner ce matériau!

Que faire pour se nourrir outre manger des pommes? Eh bien on peut pêcher pour obtenir du poisson, à partir du moment où on a la source d’eau infinie. On peut aussi semer des patates, de la laitue, etc. Mais il faut de la terre pour semer et chaque bloc de terre demande de pêcher plusieurs poissons ou couper l’arbre de maintes fois! Il faut utiliser des tuteurs (crops) pour semer en raison de la terre infertile.

Les plantes, comme les arbres, poussent lentement; on dirait même que c’est plus long dans ce monde stérile que dans le jeu de base! La poudre d’os va s’épuiser; on ne peut pas compter là-dessus indéfiniment. Tôt ou tard, il me faudra créer une salle noire dans laquelle naîtront des monstres, mais c’est une opération périlleuse étant donné mes défenses actuelles. Non seulement mon personnage n’a-t-il aucune armure, mais en raison de ma déficience visuelle, je me trouve désanvantagé dans tout combat; je risque de me faire tuer avant même d’avoir localisé mon ennemi! Si le confinement à monstres n’est pas adéquat, d’effroyables créatures vont s’échapper et me faire du mal. Il faut aussi savoir que certaines créatures possèdent le pouvoir de téléporter le joueur; je pourrais me faire ainsi projeter hors de la plateforme sur laquelle je me trouve et me retrouver dans le vide. Par chance, on peut encore repousser l’inévitable moment où il faudra traiter avec ces monstres grâce à un petit arrosoir obtenu en réussissant la quête consistant à créer des tuteurs. L’arrosoir fonctionne moins bien que la poudre d’os, mais il aide assez pour que ce soit envisageable de se passer de la poudre!

J’ai entendu dire qu’il est possible de jeter de la redstone dans un chaudron de lave pour obtenir du netherrack. Il y aurait ensuite moyen d’avoir le sable des damnés, la blaze et la pierre lumineuse. Ainsi, en utilisant le barril, le tamis et le marteau de la bonne façon, on peut accéder à toutes les ressources du jeu. Mais il faut beaucoup de temps.

Le concept est intéressant. Cela semblait me permettre d’approfondir ma connaissance de la mécanique de base et de certains mods et d’explorer des nouveaux mods tels que Botania et Blood Magic sans avoir à passer des jours à recommencer sur une nouvelle map et perdre des heures à me promener dans des cavernes dans lesquelles des monstres peuvent jaillir à tout moment et me tuer avant que je ne les voie. Mais parti comme c’est là, amasser assez de ressources pour commencer à m’amuser va demander autant sinon plus de temps que miner! Il existe des appareils, provenant du mod Progressive Automation, qui vont peut-être m’aider sans nécessiter des matériaux plus avancés comme la redstone, le plastique et beaucoup de métal, mais ces appareils sont capricieux et potentiellement bogués.

En particulier, le Stone Miner couplé avec le Cobblegen Upgrade nécessite une pioche, une pelle et du charbon. Il permet de produire des pierres sans avoir à briser manuellement une pierre et la voir, une fois sur deux, se faire détruire par la lave. Mais la pioche est utilisée pour chaque pierre produite, à moins de prendre un outil du mod Tinker’s Construct plutôt que l’outil vanille. Mais la création d’une pioche Tinker’s Construct est boguée, ne fonctionnant pas du tout! Il est certes possible de créer les parties de la pioche (tige, lien et tête), mais l’assemblage échoue, pour une raison qui m’échappe. Toute recherche sur Internet est vaine et futile; il semble que je sois le seul à éprouver ce problème, ou bien les gens trichent pour obtenir des outils!

Il existe un autre appareil pour semer et récolter les arbres. Mais il faut lui fournir une hache, du charbon et l’arbre doit se trouver à une position bien précise, non documentée. Direwolf20 a cherché longtemps avant de pouvoir deviner comment utiliser cette machine. Idéalement, je sauterais par-dessus cette absurdité pour aller directement vers un couple Planter/Harvester de MFR, mais cela nécessite du plastique, du Invar, d’autres métaux et probablement des redstones.

Idéalement, il faudrait pouvoir automatiser le tamis et le marteau, puis construire un système générant des ressources en liant les machines entre elles. Il faut par contre des ressources que je n’ai pas simplement pour créer les conduits de liaison. Par exemple, il faut du métal pour obtenir les conduits de Thermal Expansion. Il faut de la redstone pour les conduits d’Extra Utilities, et des perles ou des blocs de redstones pour les noeuds de transfert nécessaires pour communiquer avec les conduits!

Ainsi, ce pack de mods est en train de devenir encore plus frustrant et me gaspiller plus de temps encore que recommencer sur une map classique, avec par exemple le pack FTB Infinity!

Le poulailler de torture

Maman, ça va bien? commença Jacques. Moi ça va pas ben mon affaire, là. J’suis rendu dans un poulailler quequ’part sur Boulanger… ah, Bélanger! J’ai d’la misère à parler asteur tellement j’suis en maudit! J’ai eu d’la misère avec mon ciseau à bois, ça fait des mois que j’ai de la misère avec tout. Là j’ai explosé, j’ai trop crié, les voisins ont appelé les poulets, y sont v’nus pis y m’ont emmené. Y m’ont shippé dans leur cage à poule, y m’ont am’né dans leur poulailler pis torturé en m’posant des questions stupides à répétition jusqu’à temps que j’capote pis que j’sois à terre, à boutte. Pis là y veulent absolument que quelqu’un vienne me chercher. Viens m’chercher l’plus tôt possible, y m’ont dit qu’y m’envoyaient dans un autre bol de pisse à soir avec d’autres fous si jamais personne est v’nu avant. C’est vraiment chien, cette maudite affaire-là, ça m’rend fou, j’ai d’la misère à parler pis à pas pleurer, à cause de tout ça! MAUDIT!