Devant le juge

Est-ce que les choses sont vraiment compliquées dans la vie ou suis-je atteint d’une espèce de maladie qui me pousse à trouver la façon la plus tordue, la plus complexe, la plus stressante possible, pour résoudre un problème? Parfois, c’est à se demander. Est-ce que tout ce parcours académique, tous ces succès passés, sont si utiles que ça quand le vrai problème, c’est de pouvoir jongler avec des milliers d’informations efficacement et s’orienter dans de nouveaux lieux, toujours plus vastes, avec de moins en moins de points de repères utiles, de plus en plus de fausses indications et surtout, avec peu de résultat au bout? Ça aussi c’est à se demander.

La lettre

L’épreuve qui m’a mené à ce questionnement a commencé vendredi, 6 février 2015. Au retour du gym, une inquiétante lettre m’attendait dans la boîte postale. Ça venait du gouvernement. À regarder de plus près, c’était du shérif de je ne sais pas où. Se pourrait-il que j’ai commis un crime sans le savoir? Me serais-je rendu coupable de fraude, de piratage ou de harcèlement d’une façon ou d’une autre? Même si je n’étais pas coupable, il faudrait me défendre au tribunal si j’étais l’objet d’une poursuite, justifiée ou non.

Mais bon, tentai-je de me raisonner, ça se peut que ce ne soit qu’une niaiserie. On va ouvrir ça et dissiper ce doute malsain. Mais plus je regardais la lettre, plus le doute grandissait. Ministère… Se peut-il que ce soient les documents d’impôt? …de la JUSTICE! HEIN? Ah mon Dieu, là ce n’est pas normal. J’ouvris la lettre, commençai à lire et le cœur faillit m’arrêter là: vous êtes sommé de COMPARAÎTRE! Ah mon Dieu, mais pourquoi??? Par chance, mon cœur me permit de continuer à lire. C’est en tant que juré que je devais comparaître, pas comme accusé. Fiou! L’autre possibilité aurait été comme témoin. La comparution avait lieu le 21 avril, c’était encore loin.

C’était ainsi moins pire que ma première hypothèse, mais ça demeurait tout de même problématique. Il me faudrait d’abord me rendre là-bas, ce qui pourrait ne pas être simple. Je ne pouvais pas juste laisser faire, sinon j’aurais été passible de sanctions légales. Ça se pouvait que je sois éligible pour une exemption à cause de ma déficience visuelle. Comment pourrai-je raisonnablement analyser certaines preuves comme des photos ou même des objets auxquels je ne pourrai pas forcément toucher? Mais je n’aurais aucun problème à entendre et analyser des témoignages, à supposer bien sûr qu’il ne faut pas discerner un mensonge par des signes non verbaux.

Mais pour obtenir l’exemption, il m’aurait fallu présenter des preuves de ma déficience (documents médicaux) et faire une
déclaration assermentée envoyée par courrier recommandé. Pour les documents médicaux, j’aurais pu les obtenir auprès de l’INLB, mais je ne savais pas comment faire cette déclaration sous serment, et pas non plus comment envoyer ce maudit courrier recommandé.  Bien entendu, si je peux surmonter les obstacles, pensai-je, et si ça ne compromet pas mon emploi, ça vaudrait la peine de faire ce travail de juré; ce serait un devoir de citoyen d’après moi le faire si je le peux.

En théorie, mon employeur n’avait pas le droit de me congédier si j’étais choisi comme juré. Mais si le procès devait durer des mois, le retour au travail serait très difficile, voire impossible: il y aurait des milliers et des milliers de courriers électroniques à éplucher et à filtrer, juste ça prendrait des jours, et après tous les projets auxquels j’ai été en contact auraient évolué.

J’ai songé téléphoner au bureau du shérif pour obtenir plus d’informations et essayer de déterminer si oui ou non je pourrais faire ce travail. Il faudrait bien sûr attendre le lundi suivant pour faire ainsi.

C’est seulement le dimanche suivant que je fus suffisamment remis du choc pour faire les recherches au sujet du palais de justice. C’est proche du métro Saint-Laurent, pas besoin d’aller au bout d’une ligne de métro et prendre un autobus pour y aller. Un collègue a dû se présenter en cour comme témoin et ça a été très long le transport. Ce devait être à la cour municipale ou une cour de quartier. Là, c’était la cour supérieure; je siégerais sur une cause criminelle, du sérieux quoi. Donc à la limite, ai-je songé, je pourrais me présenter là en avril et on verrait ce que ça allait donner. Peut-être je ne serais pas choisi, tout simplement, sinon je ferais ce que je pourrais, tout simplement. Comme ça, pas besoin de me casser le coco avec la déclaration sous serment et le courrier recommandé.

L’attente

La période de temps entre le 6 février et le 21 avril a été marquée par des soucis périodiques. Ma mère croyait que je serais exempté, mon père était d’accord avec mon idée de me présenter là-bas plutôt que faire la demande d’exemption par courrier recommandé, mon frère me conseillait de tout faire pour être choisi puisque ce procès me changerait grandement les idées de tous ces problèmes informatiques sans fin qui me tapent sur la tête tout le temps, mes collègues au travail espéraient que je sois exempté et avaient une bonne certitude que oui. S’ils ont le choix entre un candidat voyant et un qui aura du trouble avec les documents si les caractères sont trop petits, aura besoin d’aider avec les photos, demandera tout le temps de toucher aux objets qui sont parfois emballés sous vide, aussi bien prendre celui qui va poser le moins de difficultés.

D’un autre côté, plusieurs collègues me rapportèrent d’inquiétants cas d’amis qui avaient été choisis. Pour une, ça avait duré six semaines. Aouch! Pour une autre, le procès s’était étiré sur huit mois! Oh là là, non!

S’ajouta à cela la crainte d’une sanction si je me présentais là-bas plutôt que demander une exemption! Celle-là, je la chassai de ma tête du mieux que je pus, mais elle revenait parfois. Je me pris même à craindre me faire mettre en prison pendant quelques jours, mais là, franchement, c’était un peu exagéré et cette inquiétude ne persista pas.

Plus les semaines passaient, plus la vie était incertaine après le 21 avril. Pourrai-je aller à mon rendez-vous chez le dentiste en juin, à mon rendez-vous chez le médecin, peut-être même cela va m’empêcher d’aller au mariage de mon frère en fin juin! Cette dernière idée me traversa l’esprit maintes et maintes fois. Peut-être ne pourrai-je pas retourner aux tams tams du Mont Royal de tout l’été! Peut-être vais-je devoir oublier mon idée d’assister au Picnic Électronique pour la première fois. Vais-je ne serait-ce pouvoir profiter du beau temps? Peut-être même pas! Quel genre d’horaire j’aurai si je suis choisi? Cinq jours par semaine ou 7 jours sur 7? Si je ne peux plus être à la maison jamais la semaine, comment vais-je faire si je dois faire venir un technicien pour un problème d’Internet ou autre, ou faire livrer un colis? Si ma machine me lâche pendant le procès, à supposer que j’aie du temps pour m’en servir un peu par exemple pour faire de la musique ou jouer à Minecraft, vais-je pouvoir faire venir les pièces qui vont permettre de la réparer, ou devrai-je attendre la fin du procès pour enfin pouvoir recevoir le colis? Il se pouvait ainsi que tout s’arrête pour moi la durée de ce procès.

L’idée selon laquelle il m’aurait fallu présenter cette demande d’exemption par écrit me hanta aussi avec insistance. Il aurait fallu, me chuchota une petite voix, que je sache comment faire ou que j’aie des contacts qui puissent m’aider.

Durant cette période de temps, j’ai aussi eu droit à une initiation à la programmation web plutôt choquante. Plutôt que construire des bibliothèques de fonctions cohérentes et réutilisables, comme fournissent les plateformes Java, .Net et même Python, on trouve plutôt la frustrante tendance à disséminer des bouts de code sur des posts de forums et espérer que les gens vont copier/coller ça et rapiécer comme ils peuvent, projet par projet. Parfois, les bouts de code font une ligne ou deux, mais j’ai vu des solutions impliquant des dizaines de ligne, qu’il fallait bêtement copier/coller depuis un site web. Mon environnement de développement, pour différentes raisons techniques qu’il serait trop laborieux d’expliquer ici (cela pourrait faire l’objet d’un autre article), ne m’offrait aucune assistance pour rédiger mon code, me forçant à chercher de l’information éparpillée sur plusieurs sites web différents, parfois pas organisés de façon à ce que la recherche soit efficace. L’impression que les autres pouvaient naviguer là-dedans plus efficacement que moi me hantait, et se combinait avec le fait qu’il me faudrait trier des milliers de courriers électroniques après le procès, de retour au travail.

L’audience

Vint enfin le jour tant redouté du mardi 21 avril 2015. Malgré toutes mes tentatives de me raisonner, de dissiper ces doutes pour la plupart non fondés, l’anxiété demeurait présente. Au moins, je pus dormir la nuit qui a précédé cette visite au palais de justice.

Me rendre là-bas était supposément assez simple d’après mes recherches sur Google Maps. C’était près de la station de métro Saint-Laurent. Mais ce matin, il mouillait si bien que je me suis ramassé à jongler avec mon parapluie, mon téléphone que je consultais de temps en temps pour accéder à Google Maps et mon sac à lunch amené au cas où ça durerait longtemps. Il y a eu des gens qui circulaient en sens inverse, des voitures qui s’engageaient même quand la lumière était rouge (on aurait dit qu’une a passé proche me heurter), je me suis retrouvé coincé sur le terre-plein dans le milieu d’une rue, il y a même eu un plouc qui avait l’air de klaxonner après moi pour me dire de traverser mais c’était rouge! Les indications de Google Maps ne fonctionnaient pas bien de sorte que je me suis retrouvé sur Saint-Antoine mais du mauvais côté par rapport à Saint-Laurent. Là où j’étais, c’était le 7 (et il a fallu un temps FOU pour le découvrir!) et je cherchais le 10, alors je me suis dit que c’était l’autre côté de la rue. Mais c’était bloqué, encore des travaux, et il n’y avait AUCUN numéro de porte l’autre côté.

C’est finalement quelqu’un qui m’a aidé à me rendre; ce n’était même pas sur Saint-Antoine, plus sur Saint-Laurent en fait, donc l’adresse donnée ne fonctionnait même pas. À bien y repenser, je crois qu’il y a plusieurs entrées, dont une sur Saint-Antoine, une sur Saint-Laurent et peut-être une sur l’autre rue parallèle à Saint-Laurent.

Par chance, le gars qui m’a aidé m’a amené jusqu’au 5e étage où j’avais affaire et nous avons trouvé la salle où je devais me présenter. Là, je me suis mis en file, mais on m’a vu et fait passer en avant. J’ai fini par aboutir dans une salle d’audience où j’ai pris place.

Je me suis remis quelque peu de mes émotions et tenté de lire en attendant que ça commence. J’avais amené avec moi mon ultrabook et l’utilisai pour en apprendre un peu au sujet de Bootstrap, un ensemble de styles et de scripts pour construire des sites Web. Croyez-le ou non, c’est de la lecture légère pour moi!

Après quelques minutes, quelqu’un nous a expliqué que le juge allait bientôt venir nous parler, a demandé à ce qu’on désactive la sonnerie de nos téléphones et enlève toute forme de chapeaux de nos têtes, puis ça a été le juge. On nous a demandé de nous lever pour saluer le juge, puis nous rasseoir. On m’a demandé d’éteindre l’ordinateur que j’avais laissé allumé, posé sur mes genoux, sachant que j’allais me remettre à lire en attendant, après le discours du juge.

Le procès pour lequel j’aurais pu être juré était estimé à DEUX ANS! J’ai cru que c’était une blague quand j’ai entendu ça la première fois. Non, non, deux ans, pour vrai! Les conditions de travail étaient pas si mal au moins: 5 jours par semaine de 9h30 à 16h30, avec lunch fourni, et une semaine de congé par mois, avec un congé durant les fêtes. Mais ça ne m’aurait pas surpris qu’il faille lire d’interminables et indigestes documents de sorte que j’aurais été obligé d’en faire durant les congés pour pouvoir rester à jour. De plus, je serais payé 103$ par jour, en-dessous de mon salaire actuel.  Pourrai-je payer mon hypothèque pendant deux ans avec ça? Si tel n’avait pas été le cas, j’aurais été obligé de déménager dans une cage à poule le temps du procès, ce que j’aurais trouvé terrible!

La période de séquestration au moment où les jurés délibèrent était estimée à trois semaines. Pendant la période de séquestration, travail 7 jours sur 7, aucun contact avec l’extérieur.

Il y aurait des centaines, voire des milliers d’éléments à accumuler et m’y retrouver serait une vraie affaire de fou. Combiné à la nature parfois accablante des éléments de preuve, je m’attendais à ce que tout ceci suscite autant sinon plus d’anxiété que mon travail actuel!

Et mon emploi dans tout ça? Eh bien il aurait fallu que je laisse ça de côté et revienne, deux ans après, pour passer des jours voire des semaines à éplucher des milliers et des milliers de courriers électroniques. Cela me montrait avec une exaspérante clarté que le problème maintenant n’était plus technique ou logique mais juste de pouvoir efficacement traiter une quantité effroyable d’informations. À quoi bon toutes ces années d’études et de travail pour en arriver à ce foutu cul-de-sac? Je me le demandai ce matin-là.

Le juge nous a expliqué quelles personnes ne pouvaient pas exercer comme juré: les notaires, avocats, conjoints de notaires, les personnes atteintes d’une déficience ou maladie mentales, etc. D’autres groupes de personnes, comme les 65 ans et plus, pompiers, ministres du culte, infirmes, avaient droit de demander une exemption mais pouvaient si elles le désirent tenter l’expérience. Lorsque le juge eut fini son discours, il a fallu nous lever une seconde fois, puis nous rasseoir.

Pendant quelques instants, je me suis demandé si je ne devais pas aller de l’avant malgré les sacrifices nécessaires. Si le procès avait été moins long, peut-être l’aurais-je fait. Ça ne veut pas dire que j’aurais été choisi, peut-être pas. Mais là, deux ans, et j’ai vu plein de gens sortir de la salle pour aller voir le shérif et donner leurs coordonnées, sans demander l’exemption. Je suis alors resté dans la salle.

On a d’abord demandé aux personnes de plus de 65 ans de se rendre à la deuxième salle d’audience où le juge s’était installé pour traiter les demandes. Je suis donc resté dans la première salle et, après un peu d’hésitation, me suis levé pour aller aux toilettes. Par chance, quelqu’un a pu m’y mener, mais elle ne m’a pas attendu pour revenir à la salle, que j’ai eu du mal à retrouver.

De retour à mon siège, j’ai ressorti mon ultrabook pour continuer à lire. Pour donner une idée à quel point je me sentais dans le flou, je me suis demandé si on n’allait pas me confisquer la machine quand je l’ai rallumée, mais pareille chose n’est pas arrivée. Je me disais qu’au pire, on me la rendrait à la sortie du palais de justice.

Puis est venu mon tour d’aller dans la seconde salle. J’ai à peine eu le temps de prendre avec moi mes affaires pour pouvoir suivre le groupe qui s’en allait là-bas. Je pensais que la salle était adjacente à la première. Eh non. Il fallut marcher un bon bout, descendre des marches et faire la file. Cette fois encore, on m’a permis de passer en premier. Rendu dans la seconde salle, j’ai tenté la demande d’exemption. Je l’ai eue tout de suite avec mon œil qui ne voit pas. Il a bien entendu fallu passer devant le juge pour expliquer mon cas; ça a duré à peine une minute. On ne parlait même pas directement en face du juge mais par l’intermédiaire d’un micro pour que ce soit un peu plus gênant faut croire.

Pour ressortir de là, ça n’a pas super bien été. On m’a guidé hors de la deuxième salle d’audience et puis laissé là, dans une zone centrale. Je n’arrivais pas à retrouver les ascenseurs par lesquels je suis arrivé, mais j’ai fini par localiser des escaliers. Mais rendu en bas, ça n’aboutissait pas à un premier étage avec une porte. Quelqu’un m’a indiqué de tourner à 180 degrés et d’aller tout droit; ça ne fonctionnait pas, aboutissant à un mur avec des téléphones. Enfin, quelqu’un d’autre m’a mené à la porte. Il m’a donné des indications pour aller au métro Place d’Arme, plus proche que Saint-Laurent, mais ça ne fonctionnait même pas non plus!

Après avoir marché un peu, j’aboutissais à un viaduc plutôt que la station de métro. Selon un collègue à qui j’ai parlé de ça au bureau, il aurait fallu traverser plusieurs tunnels pour pouvoir l’avoir. Mais comment j’aurais pu savoir OÙ??? J’ai fini par rebrousser chemin et retrouvé la station Saint-Laurent. Sur le chemin du retour, je me suis rendu compte que je n’avais pas pris soin à l’aller d’établir des points de repère, trop perturbé par la sommation et la pluie. Là au moins il ne pleuvait plus, et j’ai fini par apercevoir les trois lumières rouges disposées verticalement que j’avais vues à mon arrivée. Google Maps bien entendu m’aida aussi. Ainsi, j’ai pu atteindre la station Saint-Laurent et de là, j’ai pu me rendre au bureau et travailler, bien que le cœur n’y était pas tout à fait.

Je me demandais à quoi bon tout ce travail puisque c’est plus important de se diriger dans des lieux inconnus et fouiller parmi une masse sans fin d’informations disparates que faire du raisonnement logique. Oui, cette histoire de procès était réglée, mais il y aurait d’autres déplacements futurs, pour aller voir un spécialiste en cas de douleurs chroniques (j’ai commencé à en avoir dans le cou, alors ailleurs n’est pas à exclure), pour m’acheter une nouvelle machine à sons, pour aller voir un show dans un bar, etc., et à chaque fois, ça risquait de partir en baloune comme ce mardi matin. Je n’ai trouvé aucune solution pour le moment, à part espérer que quelqu’un puisse y aller avec moi. Mais ce mardi-là, qui Diable aurait bien pu puisque tous ceux que je connais travaillent la semaine ou habitent loin de Montréal, surtout en période de pointe.

Bon au moins un souci de moins. Cette histoire me pesait, car je n’avais pas envie de laisser en plan ce sur quoi je travaille. Je n’ai pas trop eu à attendre, non plus. Vers 11h, j’étais de retour au bureau.

Suite à cette mauvaise expérience, j’ai passé du temps à améliorer mon environnement de développement et je crois que ça va aider à être plus efficace. Il faudra probablement aussi que j’améliore l’organisation de mon code. Encore une fois, les détails ne sont pas pertinents ici et pourraient partiellement faire l’objet d’un autre article. Bien entendu, certains détails devront rester confidentiels.

Ça n’a pas de bon sens!

Jeudi, 30 août 2012, vers minuit et demi, je me suis fait réveiller par des bips: mon système d’alarme qui avait un problème. Je suis allé voir et c’était la batterie du détecteur de mouvements dans le salon. Par chance, consulter le journal des alertes a fait cesser le bip si bien que je n’ai pas eu à gosser après ça en pleine nuit.

Le matin venu, par contre, j’ai ouvert le panneau du détecteur et constaté qu’il lui fallait trois piles AAA. J’en ai trouvé dans mon tiroir. J’ai planté ça là-dedans, mais trouver dans quel sens les insérer a posé problème. J’ai fini par découvrir qu’on pouvait débrancher le bloc piles du PCB, je l’ai fait et ça m’a permis de le regarder de plus près. J’ai alors pu trouver le bon sens pour les piles, et tout remettre ça en place. Le problème semblait résolu!

Eh bien non! Le lendemain avant-midi, mon système d’alarme s’est remis à bipper tandis que je partais une brassée de lavage. C’était écrit cette fois Zone Superv. 4. C’était encore le détecteur de mouvements, mais c’était un autre problème. J’ai cherché en vain sur Internet, soupçonné que l’appareil était défectueux, puis j’ai téléphoné chez Chubb. On m’a conseillé de remettre d’autres piles. Par chance, j’en ai acheté la veille avant d’aller à la piscine. Je prévoyais utiliser ça pour les contacts de portes un moment donné,
mais là, ça allait servir pour le détecteur.  J’ai enlevé les piles un autre coup, puis j’ai appuyé trois fois sur le petit levier comme le gars m’a dit de faire, puis j’ai appuyé encore et maintenu enfoncé. Cela avait pour but de vider le circuit électrique de courant résiduel. Puis j’ai foutu les nouvelles piles. Rien, aucun résultat. En beau maudit, j’ai essayé de retirer les piles, puis débranché le bloc encore, j’ai examiné comme il faut, remis les piles, essayé encore, pesté, remis la pile du haut, checké et hop, là c’était correct.

Une théorie possible est que la pile serve à alimenter un condensateur qui, à son tour, alimente le circuit principal. Il faudrait que le condensateur soit chargé pour que le circuit principal s’active si bien qu’il m’aurait fallu attendre une minute ou deux après avoir inséré les piles. J’espère que c’est la bonne. Sinon, ça se pouvait que les piles soient mauvaises ou pire, que le détecteur soit défectueux.

Samedi, 1er septembre 2012, de retour d’une belle sortie au Bières et Saveurs de Chambly avec mon frère, sa blonde, ma soeur et son chum, il y eut un bip sur ma tablette m’indiquant qu’un message était disponible sur GMail. Je regardai ça et découvris qu’on m’avait
téléphoné et laissé un message; mes messages vocaux sont redirigés en courriers électroniques. C’était Chubb, à cause du détecteur de mouvements, encore!

Il fallut que papa vienne voir ça, le 2 septembre, avant de partir pour l’épluchette de blé d’Inde annuelle de mon oncle en Mauricie. Je lui ai montré la chose, il a examiné le bloc piles et a trouvé un signe + que je n’avais pas vu. La pile du dessus était à l’envers, opposée aux piles en-dessous. On a checké les trois piles: les deux autres étaient correctes. J’ai alors remis le bloc dans le détecteur et le panneau a cessé de bipper. Puis on a eu du mal à refermer le couvercle du détecter et une pin est tombée. Papa est venu à bout de le fermer; le bloc piles n’était pas entré comme il fallait. Mais après, le problème était résolu.

Il faudra que je sois vigilant la prochaine fois que j’aurais à ouvrir ce boîtier-là. Si une autre pin casse, le couvercle ne tiendra plus en place après. Je n’ai malheureusement pas songé prendre la moindre photo lors de cette panne et n’ai pas trop envie d’ouvrir le couvercle et risquer qu’il ne ferme plus simplement pour en prendre!

Fausse alerte

Mardi, 20 janvier 2015, tandis que je travaillais au bureau chez Nuance, le téléphone a sonné. Ah non, encore un numéro sans aucun nom. M’attendant de nouveau à me faire offrir une croisière supposément gratuite ou me faire demander mon numéro de carte de crédit pour une oeuvre de charité parmi tant d’autres, j’ai envoyé ça dans la boîte vocale. Le téléphone a sonné de nouveau: encore la boîte vocale. Mais cette fois, un message a été laissé: c’était Chubb, il y avait une alerte au niveau de la porte du balcon avant et la police était en route.

Je n’eus pas le choix de laisser mon travail là et retourner chez moi! Là m’attendait une belle surprise: rien du tout! Non seulement la police n’était pas sur les lieux, mais en plus, le système ne sonnait même plus. J’ai d’abord cru que c’était l’administration de mon ensemble de condos qui avait utilisé la clé qu’ils ont pour entrer chez moi et désarmer ça, pour que ça arrête de crier et déranger tout le monde. Bonne chose, ai-je pensé. Mais le système était armé, comme j’ai pu le constater quand je suis entré. Il n’y avait rien, aucune trace d’effraction. Probablement que la police est repartie, après avoir constaté que rien ne se passait dans le condo. On ne saura jamais pourquoi le système ne criait plus. Soit la sirène est fucked up et on ne le sait pas, soit elle sonne par intermittence. La seconde hypothèse est la plus plausible. Si la sirène était défectueuse, le courant ne passerait plus dedans de sorte que j’aurais une alerte Défectuosité sur mon panneau. J’espère, en tout cas.

Peu après, Chubb a rappelé pour me dire que la police rapportait que ça sonnait toujours chez moi! Tandis que je parlais avec le gars, j’ai découvert la chose.

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Le contact au niveau de ma porte patio était hors service, la vis ayant sauté comme ça pour rien. La partie vissée à la porte bougeait, tenant qu’à une vis. J’ai ôté le capuchon pour découvrir qu’il restait une vis en place. L’autre vis, elle était apparemment perdue. En fait, non, j’ai pu la retrouver dans le capuchon de plastique que j’avais enlevé pour pouvoir avoir accès aux vis.

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Le capuchon de plastique contient un aimant. Quand l’aimant est à proximité de la base encore vissée à la porte patio, le système rapporte que la porte est fermée. Si l’aimant s’éloigne trop, le système reçoit une indication comme quoi la porte est ouverte.

Après avoir retrouvé la vis dans le capuchon, je me suis escrimé à la remettre en place. J’ai eu beau essayer, essayer, essayer encore, pendant près de vingt minutes, rien à faire, la vis ne tenait plus. Elle s’enfonçait, tournait dans le beurre et puis finissait par sauter. Cela a fini par me mettre en beau maudit, car je devais retourner au bureau pour un dîner au Vieux Dublin ce jour-là, pour souligner le départ d’un de mes collègues.

Tant que l’aimant n’était pas en place, je ne pouvais pas armer mon système. Tant qu’il n’était pas stable, ça risquait de déclencher à nouveau et refaire venir la police. J’ai tenté de téléphoner chez Chubb, mais c’était la boîte vocale: il aurait fallu laisser un message et attendre toute la journée, après.

J’ai fini par réussir à sommairement remettre la vis à sa place et j’ai appliqué du duct tape pour que ça tienne de façon plus fiable. Comme ça, j’ai pu partir relativement en paix.

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C’est seulement le lendemain soir que j’ai eu le temps de vérifier dans le manuel de mon système d’alarme et découvert comment armer le système avec contournement, pour indiquer d’ignorer le contact de porte défectueux. Pour trouver le numéro de la zone correspondant au contact, eh bien j’ai dû ouvrir la porte patio et regarder l’affichage de mon clavier: zone 2. Comme ça, il n’y avait plus de risque de déclenchement inopiné.

Deux jours plus tard, ma mère est venue me rendre visite et a amené des vis que mon père lui a données. Nous avons essayé de remettre en place le contact de porte correctement, en vain. La vis tournait dans le beurre, était trop grosse, trop longue, etc.

Il fallut que mon père vienne voir ça et fixe le morceau avec de la colle contact. Ça s’est fait samedi, le 31 janvier 2015, avant que mes parents ne partent pour la Mauricie. En attendant que le problème soit complètement résolu, j’ai dû armer le système avec contournement pour éviter qu’il ne se déclenche. Je ne voulais pas que la police revienne, car la première fausse alerte durant une année n’occasionne aucun frais tandis que les autres coûtent des centaines de dollars. Mais ma patch au duct tape a tenu bon, ça aurait probablement fonctionné.

Encore la batterie!

Cette histoire a bien failli me plonger dans le découragement le plus profond. Pour la troisième fois, je me suis retrouvé avec un bogue de système d’alarme impossible à résoudre parce que je voyais pas l’élément qui aurait permis d’accomplir la tâche simplement et efficacement. Les deux bogues précédents, avec mon détecteur de mouvement et un contact de porte, font l’objet d’articles séparés.

Cela a commencé lundi, 6 avril 2015, tandis que je jouais un peu de musique sur mon synthétiseur Ultranova. Mon système d’alarme s’est mis à bipper sans arrêt. Je suis allé voir sur le clavier et j’avais un défaut: panne d’alimentation/batterie. Mais quelle batterie? Probablement ENCORE cette grosse batterie acide/plomb que j’avais été obligé d’aller chercher chez Addison voilà trois ans. Eh oui, il va encore falloir refaire ça: près d’une demi-heure d’autobus à tout le temps regarder sur mon téléphone pour savoir où je suis rendu et quand descendre, puis le refaire au retour.

Grâce au récit précédent du remplacement de la batterie, consigné sur mon site web, j’ai pu découvrir que cela faisait déjà trois ans et qu’à l’époque, je m’étais aussi demandé quelle batterie était défectueuse et avais eu la confirmation de Chubb que c’était bien la grosse dans l’unité centrale. J’avais craint que le système ne cesse plus de bipper et ça n’avait pas été le cas. Je disposais aussi de tous les éléments nécessaires pour trouver la batterie, sans avoir à ouvrir le boîtier de mon système. J’étais bien content d’avoir consigné tout ça par écrit; cela m’évita de refaire les mêmes recherches!

Cette fois-ci, j’ai essayé de m’en sauver en la commandant en ligne sur le site d’Addison. Je savais que j’avais besoin d’une batterie 12V 4Ah et j’en ai trouvé une qui avait la bonne forme, dans la section des batteries de systèmes d’alarmes. Pourquoi ne l’ai-je pas trouvée voilà trois ans? Peut-être parce que je cherchais au mauvais endroit, peut-être parce que je cherchais des spécifications trop précises. Toujours est-il que je l’ai commandée (15$) et j’ai ajouté quelques autres affaires comme un micro qui n’a pas été un très bon achat, un stand à micro qui pourrait être fort utile avec un vrai micro dessus et une multiprises à six sorties avec 2 ports USB.

J’ai eu ma commande le vendredi suivant. J’ai décidé d’attendre samedi matin pour essayer d’installer la nouvelle batterie, au cas où quelque chose tournerait mal, et ça a été la seule bonne décision de toute l’aventure.

Samedi, 11 avril, les choses ont tout de même bien commencé. J’ai ouvert le boîtier, débranché le fil du connecteur à batterie sur la carte mère et posé la vieille batterie sur mon comptoir. Là, avec une pince, j’ai retiré les deux fils des bornes. Ça a mieux été qu’à la main, comme je pensais, et ça a diminué le risque de détacher les câbles des terminaux. J’ai ensuite branché les câbles sur la nouvelle batterie, veillant à ce que les couleurs soient ensemble: le rouge avec le rouge, le noir avec le noir. Puis je suis remonté dans l’escabeau pour aller rebrancher le connecteur sur la carte mère.

C’est là que les choses ont commencé à mal aller. D’abord, j’ai eu du mal à trouver dans quel sens remettre le connecteur. J’ai malheureusement essayé dans le mauvais sens et, je ne sais pas trop pourquoi, un contact électrique s’est établi bien que ça n’entrait pas parfaitement. J’ai cru apercevoir une diode clignoter, mais ce fut bref et je n’étais pas sûr à ce moment-là de ce que j’avais vu. J’ai fini par l’avoir, brancher ça dans le bon sens, mais le système s’est simplement remis à bipper. Sur le panneau, eh bien il y avait toujours un défaut: panne d’alimentation/batterie. La diode STATUS sur la carte mère clignotait tandis que la diode CHARGE demeurait éteinte.

Alors commença une longue séance d’essais et d’erreurs. J’ai rebranché ce connecteur-là plusieurs fois, j’ai vérifié les bornes de cette maudite batterie un nombre incalculable de fois, je m’en suis voulu de ne pas avoir commandé un multimètre au lieu de ce fichu microphone, puis j’ai cherché, cherché, cherché, sur Internet, à me rendre fou! Tout ce que j’ai pu trouver, c’est le manuel de l’utilisateur qui, tout en donnant énormément d’informations, ne me fournissait aucun indice quant à la fonction des diodes sur la carte mère.

J’ai fini par trouver de quoi de plus utile dans le manuel de l’installateur. Là, je pus avoir le diagramme de la carte. La diode STATUS va clignoter quand il y a un défaut tandis que la diode CHARGE donne l’état de la batterie. Mais le manuel n’indiquait pas le comportement possible de la diode. Va-t-elle s’allumer, s’éteindre, clignoter? Le manuel parlait aussi d’un fusible au niveau de la batterie qui pouvait sauter si jamais la batterie était branchée à l’envers. Quand le fusible est sauté, selon le manuel, le clavier va indiquer une panne au niveau de la batterie, comme si cette batterie n’était pas branchée du tout. Mais il n’y avait AUCUN indice par rapport à OÙ pouvait se trouver le fusible!

Alors, j’ai cherché, cherché, cherché, cherché, en vain! Toute recherche sur Google retombait sur ce maudit manuel ou sur autre chose n’ayant ABSOLUMENT aucun rapport avec ce que je cherchais. Mon ami Pierre, qui travaille dans la maintenance d’appareils électroniques médicaux, ne m’a été d’aucun secours lui non plus à ce moment-là. Je lui ai envoyé la photo de la carte mère dans l’espoir qu’il m’aide à localiser le fusible et surtout à savoir s’il était encore bon ou pas. Il ne put établir aucun diagnostic avec ça; il allait falloir qu’il vienne voir sur place.

J’ai fini par téléphoner chez Chubb et on m’a dit de vérifier le transformateur qui alimente le panneau en courant alternatif. Mais je ne pouvais savoir OÙ il était! Ça se pouvait qu’il soit derrière la laveuse/sécheuse, il allait falloir déplacer ça pour vérifier, ah mon Dieu! Je risquais de me faire mal en déplaçant ça n’importe comment et si je n’arrivais pas à la remettre EXACTEMENT où elle était avant, elle ne serait plus au niveau. Une chance que j’ai réfléchi avant de bouger ça, parce que le transformateur, je l’ai trouvé sous une tablette, dans la même prise que mon aspirateur central. C’est grâce à une autre photo prise avec mon téléphone que j’ai pu m’éviter d’avoir à me glisser sous la tablette pour voir la chose de près, risquer de me péter la tête sur la tablette et piquer une colère de fou! Le transformateur, il a l’air de ceci:

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Il était bien branché. Il a fonctionné tout le long de la crise, sinon tout mon système aurait été hors service. La porte de la salle de lavage où le système se trouve a aussi été dans les jambes tout le long. J’ai passé proche virer fou et l’arracher! Par chance, je ne me suis pas rendu là.

J’ai donc rappelé Chubb. On m’a dit de faire vérifier la batterie. Si elle était correcte, c’était peut-être le régulateur qui charge la batterie; il allait falloir faire venir un technicien pour le remplacer. Je m’attendais à ce qu’on soit obligé de changer toute la carte mère, ce qui m’obligerait sans doute à remplacer le clavier, voire même les contacts de porte et le détecteur de mouvements! L’idée de devoir remplacer tout mon système comme ça pour rien et la perspective de devoir me taper le trajet d’autobus que j’avais pensé m’éviter me plongèrent dans le désespoir et la frustration profonds.

De retour du gym, j’ai découvert que l’heure sur mon système d’alarme était incorrecte. J’ai dû la réajuster. Elle s’était réinitialisée pendant mes tentatives, peut-être quand j’ai touché au transformateur.

Un moment donné, je me suis rendu compte que les connecteurs aux bornes de ma batterie étaient faciles à débrancher tandis qu’avant, je risquais de briser le câble en tirant dessus. Ok, peut-être j’ai courbé les terminaux avec ma maudite pince. J’ai alors essayé de solidifier mes branchements, encore avec la pince. J’ai fini par réussir, mais ça n’a rien changé.

Alors dimanche, j’ai pris mon courage à deux mains et y suis allé. Le trajet s’est mieux passé que l’autre fois, moins pénible. Ça s’est mieux fait avec Google Maps et mon téléphone qu’avec mon Trekker. Au moins, je pouvais voir combien de rues il restait avant d’arriver au but. Il n’y eut pas non plus de réparations qui bloquaient la rue comme voilà trois ans. La batterie était correcte, les terminaux aussi. Je ne me suis pas attardé à chercher un multimètre; ça aurait été une bonne occasion de m’en acheter un pour un prochain incident de même. Mais vais-je pouvoir m’en servir de façon fiable? Cette histoire a ébranlé ma confiance en moi.

Sur le chemin du retour, j’ai fait part de mes découvertes à Pierre. Il m’a dit qu’il faudrait vérifier le fusible, mais je ne savais pas où il était. On a fini par se donner rendez-vous le lendemain soir.

Pierre a regardé ça, testé la batterie, testé le courant aux bornes du connecteur sur la carte mère et déterminé que la batterie fonctionnait tandis que la carte mère envoyait du courant suspect au connecteur de batterie. Idéalement, il aurait voulu partir avec la carte mère pour la tester et possiblement remplacer des pièces dessus, au besoin. Il m’a dit pouvoir remplacer le régulateur s’il le fallait! Il y aurait une dizaine de fils à débrancher pour pouvoir l’avoir, mais je savais que Pierre pourrait s’occuper de ça. Mais je voulais être certain qu’on pouvait faire autrement avant de me résoudre à ça. Le système étant relié à Chubb, la compagnie saurait que l’unité centrale ne répond plus.

On a fini par établir la stratégie suivante: tenter de remplacer le fusible puis voir ensuite. Pierre m’a offert de revenir deux jours plus tard avec le fusible et quelques pièces qu’il avait et qu’il pourrait tester pour changer le régulateur. Pierre a retiré le fusible, qui était foutu; il a pu le savoir en le testant avec le multimètre. On a tenté d’en obtenir un nouveau à La Source, mais c’était fermé depuis 18h.

Pierre a évoqué la possibilité de démonter un de mes moniteurs KRK, qui contient probablement un fusible compatible. Ouin, pas trop envie de ne plus avoir ça pendant des jours. Je me suis essayé avec un chargeur USB: trop petit. J’ai songé à un fusible de lumières de Noël: trop petit encore. Ah merde! Il allait falloir que Pierre reparte avec le vieux fusible, en trouve un nouveau et revienne. J’ai songé essayer de mon côté, à La Source, et tenter de le poser là. Pierre m’a montré où c’était, grâce à la photo que je lui avais envoyée.

Non, il restait le Xavic, un vieil ordinateur que ma soeur m’a donné voilà quelques mois. Nous sommes allés le chercher dans mon locker en bas et le bloc d’alimentation contenait bel et bien un fusible compatible! C’était 5A 250V au lieu de 5A 125V, mais c’était 20mm, ça allait faire selon Pierre! Il l’a mis en place, rebranché la batterie et magie, ça a fonctionné!

L’image suivante montre de quoi a l’air le fusible. Elle représente la partie inférieure gauche de la carte mère, avec le connecteur pour batterie, le fusible ainsi que la diode qui s’allume en cas de branchement inversé de la batterie et qui sert à faire passer assez de courant dans le fusible pour le faire sauter rapidement, protégeant les autres composantes. C’est probablement cette diode qui j’ai vue s’allumer brièvement samedi matin. Il est possible que le système se réinitialise quand la diode allume, d’où l’heure qui était déréglée. En zoomant suffisamment, on peut même découvrir les spécifications du fusible: 5A, 125V! Il manque juste la dimension de 20mm.

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Si j’avais pu disposer de cette image annotée en fin de semaine dernière, j’aurais peut-être pu résoudre mon problème plus simplement. J’aurais tout simplement enlevé le fusible avec mes doigts, au pire avec une pince, et l’aurais amené à La Source, au pire chez Addison. J’aurais pu le faire tester et en obtenir un de remplacement, puis poser ça là. Pierre a également localisé le fusible sur ma photo, mais il n’a pas pensé me dire où il était!

C’est peut-être mieux ainsi. En retirant le fusible n’importe comment, j’aurais pu le casser ou rayer la carte mère. De plus, cet incident aura permis à Pierre et moi de nous voir un lundi soir. Il reste aussi la photo des restes du bloc d’alimentation, sacrifié pour une noble cause.

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