Agrarian Skies 2: une nouvelle façon de jouer à Minecraft

Ces derniers jours, j’ai commencé à explorer une nouvelle variante de Minecraft: le pack de mods Agrarian Skies 2. L’idée est de partir d’à peu près rien: sur une plateforme de 3×3, un coffre avec un peu de terre, des pousses d’arbres, des pommes, de la poudre d’os, des silex et un livre. Le joueur est orienté dans la reconstruction du monde par diverses quêtes expliquées dans le livre. Sous la plateforme: du vide, alors il ne faut pas tomber.

Tout d’abord, il faut planter l’arbre et le couper pour obtenir du bois, des pousses et des pommes. Mais le taux de production de pousses est ridiculement bas. Il faut, pour gérer cela, créer un petit crochet formé de quatre bâtons de bois. Le crochet permet d’obtenir plus de pousses, de pommes mais aussi de petits vers de soie. Il faut ensuite utilsier un de ces vers pour infester les feuilles d’un nouvel arbre. Lorsque les feuilles sont infestées, les détruire avec le crochet produit des fils. Il faut par contre savoir que les feuilles infestées ne peuvent plus produire de pommes et de pousses, si bien qu’il faut idéalement agrandir la petite plateforme (avec du bois par exemple) pour faire pousser un second arbre. Un premier arbre permet d’obtenir des pommes et des pousses, le second est infesté pour les fils.

Avec les fils, on peut produire de la laine pour enfin construire un lit. Parce que ce monde est vide et stérile, pas moyen d’obtenir de la pierre, alors pas de four, pas de charbon, donc pas de torches! Aucune quête ne pousse à créer le lit; il faut se rappeler qu’on peut obtenir la laine avec les fils!

Les fils permettent aussi de confectionner un espèce de tamis (appelé sieve en anglais, je ne connais pas la traduction exacte). Le tamis permet de traiter la terre pour en obtenir des pierres miniatures et des graines. Chaque bloc de terre produit entre 2 et 5 pierres miniatures, et il faut combiner quatre de ces petits cailloux pour construire UNE seule pierre! Il en faudra au moins six pour obtenir un four à partir de slabs.

Les fils permettent aussi de confectionner une canne à pêche, mais à quoi bon puisqu’on n’a pas d’eau? On va voir ça plus tard. On peut aussi les utiliser pour créer un arc, mais à quoi puisque sans plume, on n’aura pas de flèches. Il existe par chance, avec Tinker’s Construct, un moyen de créer des flèches à partir de fils et de silex, à moins que ce soit bogué ou que ça ait changé, bien évidemment.

Comment obtenir plus de terre? Eh bien il faut construire des barrils de bois et y mettre des éléments compostables tels que des pousses, des pommes, du blé, etc. Il faut huit pousses pour remplir un seul barril. Vous devinez la suite? Il faudra passer un temps fou à planter et couper un arbre. La poudre d’os va certes aider à faire pousser l’arbre, mais elle va s’épuiser tôt ou tard, pareil pour les pommes. Pour remplir le barril de compost, il faut soit huit pousses, soit 32 fils. Il peut également accueillir du poisson, des patates, du blé, etc. Mais sans eau, on ne pourra qu’y aller avec les pousses ou les fils. Couper l’arbre donne souvent deux pousses seulement de sorte qu’il faudra couper l’arbre huit fois pour obtenir UN seul bloc de terre! C’est ridiculement long. Y aller avec les fils n’est guère plus efficace: il faudra attendre près de quinze minutes pour que l’arbre soit totalement infesté, et cela va fournir à peine plus de 32 fils; il faudra pratiquement un arbre infesté par bloc de terre!

Que faire avec les pierres outre construire le four? Les briser avec un marteau pour obtenir de la gravelle! La gravelle peut être brisée avec le marteau pour obtenir du sable, qui à son tour peut être brisé en poussière. Placer un bloc de poussière dans un barril plein d’eau donne un bloc d’argile. Comment obtenir l’eau? Eh bien il faut attendre la pluie ou utiliser un appareil pour la créer. Il faut penser à remplir au moins deux barrils d’eau et en garder un couvert au sec pour le compost.

Que faire avec le bloc d’argile? Eh bien on le casse pour obtenir quatre boules d’argile, et on prend trois de ces boules pour fabriquer un sceau. Ce sceau-là, il faut le faire cuire, d’où l’usage du four. Le four permet aussi de fabriquer du charbon de bois, très utile pour avoir ses premières torches. Avec le sceau et deux barrils remplis d’eau, on peut fabriquer une source d’eau infinie.

Le sable et la gravelle peuvent être passés dans le tamis. Cela permet d’obtenir des fragments de minéraux qu’il faut alors combiner pour produire de la gravelle de minéraux. Ainsi, combiner le tamis, le marteau et le four permet d’avoir accès aux ressources minérales telles que le fer, le cuivre, l’or, le quartz, le lapis, les émeraudes, etc.

Il faut passer un temps fou à produire des pierres, jusqu’à pouvoir fabriquer une petite structure où on va pouvoir installer un bloc d’eau et un bloc de lave. La mécanique permettant la génération de pierres est un principe de base de Minecraft vanille. Ah, comment obtenir la lave? Eh bien, en combinant argile et poudre d’os, on obtient de la porcelaine qu’on peut assembler en chaudron. Il faut faire cuire la porcelaine, puis placer le chaudron au-dessus d’une torche. Ensuite, on met quatre roches dans le chaudron et on attend, très longtemps; cela finit par fondre et fournir UN sceau de lave. Il est à noter que le sceau en argile peut transporter de l’eau sans problème, mais si on le remplit de lave, il est détruit après utilisation. Combiner la lave et l’eau de labonne façon donne de la roche. Le faire incorrectement donne de l’obsidienne qu’on ne peut pas détruire avec les moyens actuels. Il faut au moins un diamant pour modifier une pioche Tinker’s Construct afin de la rendre capable de miner l’obsidienne, ou bien trois diamants pour créer une pioche vanille capable de miner ce matériau!

Que faire pour se nourrir outre manger des pommes? Eh bien on peut pêcher pour obtenir du poisson, à partir du moment où on a la source d’eau infinie. On peut aussi semer des patates, de la laitue, etc. Mais il faut de la terre pour semer et chaque bloc de terre demande de pêcher plusieurs poissons ou couper l’arbre de maintes fois! Il faut utiliser des tuteurs (crops) pour semer en raison de la terre infertile.

Les plantes, comme les arbres, poussent lentement; on dirait même que c’est plus long dans ce monde stérile que dans le jeu de base! La poudre d’os va s’épuiser; on ne peut pas compter là-dessus indéfiniment. Tôt ou tard, il me faudra créer une salle noire dans laquelle naîtront des monstres, mais c’est une opération périlleuse étant donné mes défenses actuelles. Non seulement mon personnage n’a-t-il aucune armure, mais en raison de ma déficience visuelle, je me trouve désanvantagé dans tout combat; je risque de me faire tuer avant même d’avoir localisé mon ennemi! Si le confinement à monstres n’est pas adéquat, d’effroyables créatures vont s’échapper et me faire du mal. Il faut aussi savoir que certaines créatures possèdent le pouvoir de téléporter le joueur; je pourrais me faire ainsi projeter hors de la plateforme sur laquelle je me trouve et me retrouver dans le vide. Par chance, on peut encore repousser l’inévitable moment où il faudra traiter avec ces monstres grâce à un petit arrosoir obtenu en réussissant la quête consistant à créer des tuteurs. L’arrosoir fonctionne moins bien que la poudre d’os, mais il aide assez pour que ce soit envisageable de se passer de la poudre!

J’ai entendu dire qu’il est possible de jeter de la redstone dans un chaudron de lave pour obtenir du netherrack. Il y aurait ensuite moyen d’avoir le sable des damnés, la blaze et la pierre lumineuse. Ainsi, en utilisant le barril, le tamis et le marteau de la bonne façon, on peut accéder à toutes les ressources du jeu. Mais il faut beaucoup de temps.

Le concept est intéressant. Cela semblait me permettre d’approfondir ma connaissance de la mécanique de base et de certains mods et d’explorer des nouveaux mods tels que Botania et Blood Magic sans avoir à passer des jours à recommencer sur une nouvelle map et perdre des heures à me promener dans des cavernes dans lesquelles des monstres peuvent jaillir à tout moment et me tuer avant que je ne les voie. Mais parti comme c’est là, amasser assez de ressources pour commencer à m’amuser va demander autant sinon plus de temps que miner! Il existe des appareils, provenant du mod Progressive Automation, qui vont peut-être m’aider sans nécessiter des matériaux plus avancés comme la redstone, le plastique et beaucoup de métal, mais ces appareils sont capricieux et potentiellement bogués.

En particulier, le Stone Miner couplé avec le Cobblegen Upgrade nécessite une pioche, une pelle et du charbon. Il permet de produire des pierres sans avoir à briser manuellement une pierre et la voir, une fois sur deux, se faire détruire par la lave. Mais la pioche est utilisée pour chaque pierre produite, à moins de prendre un outil du mod Tinker’s Construct plutôt que l’outil vanille. Mais la création d’une pioche Tinker’s Construct est boguée, ne fonctionnant pas du tout! Il est certes possible de créer les parties de la pioche (tige, lien et tête), mais l’assemblage échoue, pour une raison qui m’échappe. Toute recherche sur Internet est vaine et futile; il semble que je sois le seul à éprouver ce problème, ou bien les gens trichent pour obtenir des outils!

Il existe un autre appareil pour semer et récolter les arbres. Mais il faut lui fournir une hache, du charbon et l’arbre doit se trouver à une position bien précise, non documentée. Direwolf20 a cherché longtemps avant de pouvoir deviner comment utiliser cette machine. Idéalement, je sauterais par-dessus cette absurdité pour aller directement vers un couple Planter/Harvester de MFR, mais cela nécessite du plastique, du Invar, d’autres métaux et probablement des redstones.

Idéalement, il faudrait pouvoir automatiser le tamis et le marteau, puis construire un système générant des ressources en liant les machines entre elles. Il faut par contre des ressources que je n’ai pas simplement pour créer les conduits de liaison. Par exemple, il faut du métal pour obtenir les conduits de Thermal Expansion. Il faut de la redstone pour les conduits d’Extra Utilities, et des perles ou des blocs de redstones pour les noeuds de transfert nécessaires pour communiquer avec les conduits!

Ainsi, ce pack de mods est en train de devenir encore plus frustrant et me gaspiller plus de temps encore que recommencer sur une map classique, avec par exemple le pack FTB Infinity!

Windows 8: pas la grande révolution mais pas si mal

Je suis toujours curieux quand une nouvelle version de Windows voit le jour et je finis toujours par l’essayer, d’une façon ou d’une autre. Mais depuis Windows Vista, je suis plus hésitant, car ce système m’a forcé à rétrograder vers Windows XP, ce qui est une lourde et inutile perte de temps.

J’ai lu et entendu plusieurs choses au sujet de Windows 8 et j’ai voulu me faire ma propre idée. J’en ai eu la possibilité, car pour 30$, je pouvais en obtenir une copie étant donné que je m’étais procuré Windows 7 durant l’été 2012, en achetant mon nouvel ordinateur. Je l’ai donc téléchargé et gravé sur un DVD en prévision d’une installation sur ma machine.

Longue hésitation

Dimanche, 11 novembre 2012, avant la messe, j’avais dans l’esprit me taper l’installation de Windows~8 le jour même! Avant d’entreprendre cette périlleuse opération, je voulais par contre effectuer une sauvegarde de ma partition actuelle de Windows 7 en utilisant CloneZilla. Malheureusement, les choses ne sont pas bien
passées. D’abord, CloneZilla a refusé de démarrer en UEFI, et ne démarrait pas en BIOS non plus. C’était encore le procédé de création de la clé USB qui avait échoué. J’avais utilisé Tuxboot qui est dérivé de UnetBootIn. Décidément, cet outil ne fonctionne VRAIMENT pas bien! J’ai donc dû redémarrer la machine sous Ubuntu (par chance c’est très rapide à faire!) et graver l’ISO sur… un DVD. Choqué, je n’ai
même pris le temps de regarder de quel disque il s’agissait si bien que j’ai gaspillé un DVD pour un ISO de 150Mo! Par chance, le disque créé a démarré, pas en UEFI, mais a démarré malgré tout!

J’ai alors pu entamer la sauvegarde. Mais ça a été super long, au moins trois fois plus long que le temps estimé. Résultat: il fut temps de partir pour la messe et l’opération n’était pas encore terminée. Cela me mit en maudit, car je savais que ça aurait dû être moins long que ça. La cause de la lenteur pouvait être multiple: disque dur trop
vieux, convertisseur SATA vers USB problématique, port USB avant de la tour pas assez performant. À l’idée que ça fonctionne mieux si je branche le disque en arrière, j’ai pogné les nerfs et me suis dit que j’aurais été aussi bien avec un laptop. Je me suis presque juré d’aller le chercher le jour même si la machine avait le malheur de redémarrer ou faire la cochonne avec le bloc d’alimentation, me le faisant sauter, pendant que j’étais à la messe.

J’ai réfléchi en allant là-bas et me suis dit que je pouvais bien attendre pour cette mise à jour vers Windows 8. De la façon que j’étais parti, j’allais continuer jusqu’à virer fou à faire des installations et des mises à jour chaque fin de semaine! Il faut prendre
un break et apprécier les fonctionnalités que j’ai, là, en ce moment!

Par chance, au retour de l’église, je ne sentis pas d’odeur de brûlé
et la machine était toujours en marche. Elle avait terminé la copie et
la vérification. Encouragé, j’ai fait une sauvegarde de ma partition
Mac aussi. Pendant le déroulement de l’opération, j’ai passé
l’aspirateur. Puis j’ai pu démarrer mon système sous Mac OS X avec
succès.

Samedi, 17 novembre 2012,  j’ai lu 10 raisons de ne pas installer Windows 8 qui a réduit pas mal mes envies de l’essayer. Ça a l’air d’une patente qui va encore me faire pogner les nerfs. Il semblait nécessaire de constamment commuter entre le nouvel environnement Metro et l’ancien Bureau.

Découverte par obligation

C’est seulement samedi, 27 avril 2013, que j’ai été exposé à Windows 8.  La veille, on a reçu chez Nuance des ultrabooks pour tester notre application d’assistant personnel pour PC. Ce sont des Dell XPS13, super minces et légers, avec deux micros et une web cam intégrés. Comme mon laptop se faisait vieux, les gens de mon équipe étaient d’accord pour me dédier un des huit ultrabooks. Petit hic: c’est une bêbite Windows 8!

Bon, Windows 8, c’est moins pire que je pensais! D’abord, les coins actifs ne sont pas si actifs que ça. Ils ne font pas tout disparaître le contenu de l’écran comme sous GNOME 3, seulement popper de quoi en haut, en bas ou sur le côté droit. Le passage entre Metro et le Bureau, qui est un peu tannant, se fait au moins très rapidement. Sur un écran non tactile, Metro ne sert à rien. Ma patch #1 pour le problème de taille des caractères fonctionne, celle pour le pointeur de la souris aussi. Le contraste des items sélectionnés dans les menus est mieux, de base, que sous Windows 7: pas besoin d’une aptch pour ça.  L’accès au menu latéral, appelé Charm, m’a causé problème au début, mais cet après-midi, j’ai découvert LA parade: Windows-C, ça active le menu sans niaiser avec la souris. Windows-D bascule de Metro vers le Bureau, et Windows bascule du bureau vers Metro. On a donc moyen de naviguer efficacement entre
les deux.

Windows 8, bof, pas si génial que ça. Ça reste un Windows 7, avec des
ajouts qu’on finit pour la plupart par contourner. Et ceux qui sont
habitués au bon vieux menu Démarrer souffrent avec ça. Mais bon, jusqu’à date, je pourrais travailler avec.

J’ai travaillé avec Windows 8 sur l’ultrabook pendant des mois, et ça s’est assez bien passé. Je n’ai eu aucun blocage majeur. Sur mon PC personnel par contre, j’éprouvais beaucoup de difficultés aussi bien avec Ubuntu et Mac OS X: des incompatibilités ou des régressions arbitraires sous Ubuntu, la nécessité croissante d’ajouter une carte graphique parce que l’affichage 3D au début correct était rendu saccadé après une mise à jour logicielle, des caractères minuscules impossibles à agrandir sous Mac OS X, de quoi me rendre cinglé. Un jour, je me suis décidé à reconstruire le système plus simple, sans Mac OS X. Tant qu’à faire, j’en profiterais pour migrer vers Windows 8.

Installation sur le Drake

Cela a eu lieu dimanche, 7 juillet 2013. J’avais de plus en plus de difficultés avec Ubuntu. Ça me donnait des écrans noirs deux démarrages sur trois et parfois, quand je réussissais enfin à amorcer ça, plus rien ne fonctionnait; il fallait sans raison valable parfois utiliser la souris pour démarrer une application tandis qu’habituellement, ça fonctionnait avec le clavier. Puis Minecraft roulait encore
saccadé après tout ça. On dirait bien qu’Ubuntu ne gère plus
correctement la puce graphique et aucune solution en vue.

Je pensais revenir au setup VirtualBox, parce que ça ne me tentait pas de rétrograder le CPU pour avoir une Intel HD3000 au lieu de la HD4000 (peut-être mieux de problème avec le pilote, peut-être même pas!), recompiler le noyau pour essayer de patcher moi-même le problème dont tout le monde se foutait, installer une carte graphique qui n’apporterait rien de plus que peut-être faire fonctionner ça jusqu’au prochain
bogue qui allait briser ça aussi, etc. Si je me débarrassais de Mac OS X, qui ne fonctionnait pas à mon goût de toute façon, le setup VirtualBox pourrait à la limite faire l’affaire. Il restait le bogue de la roulette de la souris qui cesse parfois de fonctionner dans VirtualBox. S’il n’est pas réglé, faudra peut-être me résoudre à désactiver la roulette complètement et utiliser les flèches du clavier pour le défilement.

Mais je savais qu’un jour, j’allais tenter ma shot avec Windows 8, tôt ou tard, alors j’aurais à tout recommencer l’installation de VirtualBox. Alors j’ai décidé de me taper Windows 8 à ce moment. Mais je n’eus pas à le regretter. Comme j’ai expérimenté sur l’ultrabook de Nuance, ça fonctionne comme Windows 7. Il n’y a pas d’instabilité ou de lenteur accrue du genre de ce à quoi on a eu droit avec Windows Vista.

Les nouveautés de Windows 8 sont indubitablement insignifiantes pour un affichage non tactile. Je suis content de ne pas avoir payé 150$ pour ça. D’abord, le système voulait que j’utilise une adresse de messagerie comme compte Windows. Ok, on
essaie avec mon adresse GMail. Niaon! Ça prend une adresse Microsoft, donc encore un nouveau mot de passe à créer. Mais par chance, il est possible de se brancher avec un compte local, ce que j’ai fait. Le compte Microsoft devint par contre une nécessité par la suite, pour accéder au Windows Store, le meilleur moyen moyen de passer à Windows 8.1.

L’accès aux applications People et Mail exige un compte Microsoft aussi. Par chance, le compte créé, il est possible de relier des comptes GMail, Outlook, Exchange, etc. Contrairement à ce que j’ai cru initialement, l’utilisateur n’est pas contraint d’utiliser un compte Outlook et migrer tous ses contacts et courriers électroniques!

Ensuite, je voulais changer la photo de mon avatar; le système m’offrait l’accès à SkyDrive mais pas Dropbox pour aller chercher la photo. J’ai été obligé de chercher longtemps sur mon système de fichiers pour la trouver et la recherche intégrée n’amenait même pas la photo dans l’application pour configurer l’avatar.

Par chance, mes outils favoris du moment fonctionnent. Minecraft, pas de problème. Je l’ai démarré  et j’ai créé mon premier ordinateur dans le jeu.

La mise à l’échelle qui pose des problèmes

Ableton Live 9 s’est installé et a démarré. Au démarrage, RIEN, NADA, NIET! Avant de tout abandonner, j’ai par chance eu la bonne idée d’essayer la 8. Ça a fonctionné et la 9 démarrait après ça! La 9 est sans doute un upgrade qui dépend de la 8. FIOU! J’avais lu que ça fonctionnait à part quelques glitches mineurs alors j’aurais été bien surpris et choqué que ça ne démarre même pas! Par contre, quand j’ai installé Live 9 sur Hellora, mon nouvel ultrabook, fin 2013, je n’ai eu besoin que de la 9.1, pas de bogue comme sur le Drake.

Lundi, 29 juillet 2013, j’en suis arrivé à la conclusion qu’Ableton Live, c’était limite inutilisable. J’ai découvert peu après les premières utilisations que le logiciel devenait fou dès que je déplaçais un contrôle ou un clip avec la souris.  Quand je cliquais sur un élément, le pointeur sautait ailleurs dans l’écran, ce qui occasionnait un réglage incorrect ou le déplacement du clip à un endroit où je ne le voyais plus. Il m’a fallu beaucoup de temps pour découvrir que c’était à cause de l’ajustement effectué pour agrandir la taille des caractères. Il y aura de plus en plus de logiciels perturbés par cela et c’est très dérangeant. Après Live, il y a eu VideoStudio de Corel, le programme de désinstallation de Avast et j’ai même lu des histoires d’horreur au sujet de Google Chrome, dans un environnement à écran tactile! Si de plus en plus de logiciels sont programmés pour être incompatibles avec la mise à l’échelle, je me retrouverai exactement comme sous Mac OS X, avec l’impossibilité d’agrandir les caractères, et serai contraint de cesser d’utiliser l’ordinateur à moins de trouver une personne pour m’aider à chaque fois! Ce serait tout simplement terrible, inacceptable. Par chance, on n’en est pas encore là.

Rendu là, j’étais obligé de me brancher sur un autre compte utilisateur pour utiliser Live avec des paramètres d’affichage différents et le pointeur de la souris, même configuré au plus grand, était trop petit avec ces paramètres. Il fallait idéalement
un contrôleur pour piloter TOUT le logiciel, mais ce que je connaissais coûtaient trop cher (APC40, Push, par exemple) ou ne contrôlaient qu’une infime partie du produit (application Android ou padKontrol de Korg par exemple) à moins de faire
BEAUCOUP de tweaking, ou ne faisaient rien du tout (clavier MIDI sans port
USB) à moins de rétrograder à Windows XP pour faire fonctionner le USB->MIDI. Au désespoir, j’ai envisagé revendre ma licence de Live et me procurer un ou plusieurs synthétiseurs matériels. La famille Volca de Korg serait très intéressante, mais je ne disposais pas de l’infrastructure nécessaire pour en tirer parti, à savoir du filage, beaucoup de filage, un mixeur pour pouvoir entendre les trois appareils, une carte son externe pour échantillonner le résultat, un logiciel de montage audio pour faire des arrangements plus avancés, etc.

C’est plus tard que j’ai découvert une parade consistant à désactiver la mise à l’échelle. Il me fallut recourir à une passe de base de registre, parce que les options de compatibilité sont inhibées pour les programmes 64 bits. Mais la chose faite, mon logiciel fonctionnait #1, comme sous Windows 7! Ce problème de mise à l’échelle a mérité son propre article.

FRAPS: un autre deuil à faire

Mon logiciel de capture vidéo, FRAPS, m’a lâché le 5 octobre 2013. Il s’est mis à planter sans cesse et j’ai fini par trouver des posts de forums indiquant qu’il était incompatible avec Windows 8. J’en ai testé plusieurs qui n’ont pas fonctionné du tout, puis j’ai trouvé BandiCam, qui va relativement bien. J’aime mieux FRAPS, car les fichiers produits par défaut fonctionnent mieux avec VideoStudio de Corel, mais BandiCam peut aussi faire le travail, à condition de le configurer correctement ou être prêt à passer tous les fichiers générés dans un convertisseur pour normaliser le format. Le problème de capture vidéo a lui aussi fait l’objet d’un article séparé.

Windows 8 menace Ubuntu

Le système de Microsoft fait peser une menace perpétuelle sur mon favori numérique Linux, et ce pour de multiples raisons. D’abord, Ubuntu souffre de plusieurs instabilités et comportements erratiques qui finissent par me taper sur le système à la longue. Quand il faut plusieurs démarrages pour amorcer la machine (réglé deuis l’achat d’une carte graphique NVIDIA, au moins), quand Chrome demande un mot de passe tandis qu’il ne le fait pas sous Windows et même Mac OS X, quand le système décide d’une version à l’autre de cesser de prendre en charge, pour deux ou trois versions successives, mon iPod, mon téléphone ou ma tablette, quand le retour de veille plante la machine et oblige à redémarrer au complet, on a envie de tout balancer ça et revenir à Windows! Windows 8, pour sa part, ne souffre pas de tous ces plantages, mais je m’ennuie de la ligne de commande Bash, de LaTeX et de Unison.

Windows 8 a aussi appliqué des mesures actives qui peuvent dissuader un néophyte d’installer Linux! D’abord, le mode de démarrage rapide met le disque dur dans un état transitoire incompatible avec le module NTFS-3G de Linux. Désactiver ce mode est une nécessité à moins de tout formater en FAT32 les partitions de données, ce qui est à mon avis inacceptable sur un disque de plus d’un terra-octet! Ce problème de démarrage rapide a fait l’objet d’un autre article.

Après la mise à jour vers Windows 8.1, j’ai aussi éprouvé des difficultés avec un filigrane m’indiquant que SecureBoot n’était pas activé.  SecureBoot restreint l’amorçage à seulement des exécutables EFI signés, ce qui va inévitablement rendre difficile l’installation de toute distribution de Linux. Ayant assez de problèmes comme ça avec Ubuntu, j’ai opté pour la simplicité en faisant sauter ce filigrane; il y a un article sur le sujet aussi!

Le passage à Windows 8.1

J’ai mis trois machines à niveau vers cette version gratuite de Windows, pour trois raisons différentes. Sur mon Drake, je l’ai fait parce que je considérais cela comme un Service Pack et me disais que la mise à jour serait sans impact majeur. Mais elle modifie énormément l’infrastructure du système, ce qui perturbe l’installation des pilotes et de certains logiciels comme les anti-virus. La mise à jour sur mon Drake s’est à peu près bien passée, si ce n’est la nécessité de réinstaller Avast. Plus tard, je découvris que Avast n’est même plus nécessaire, car Windows Defender intégré à Windows 8.1 inclut d’ores et déjà un anti-virus!

J’ai mis à niveau mon ultrabook chez Nuance, car les gens du support technique m’ont dit que cela allait corriger un bogue empêchant l’installation des mises à jour automatiques sur une machine reliée à un domaine. Cette mise à niveau a posé beaucoup de problèmes: nécessité de réinstaller le client VPN, difficultés à réinstaller l’anti-virus corporatif Symantec et quelques problèmes avec Outlook qui se sont heureusement résorbés. Cette mise à jour difficile a mérité son petit article.

Enfin, j’ai mis à niveau mon ultrabook tout récent, qui venait à ma grande consternation avec Windows 8. Je ne veux pas avoir Windows 8 sur une machine, Windows 8.1 sur une autre, Windows 7 sur une autre, et tout le temps chercher sans cesse où se trouvent les éléments! Déjà que je suis coincé avec Windows 7 sur mon nouveau laptop de travail, chez Nuance, c’est assez comme ça! La mise à jour sur Hellora s’est assez bien passée, mais elle a perturbé un module d’émulation surround que j’ai dû désactiver.

À quoi bon Windows 8.1? Eh bien juste pour la possibilité de choisir le Bureau plutôt que Metro au démarrage, cela vaut la peine! Windows Defender de Windows 8.1 inclut un anti-virus, ce qui évite d’avoir à en installer un séparément. La recherche a aussi été simplifiée. Plutôt qu’avoir des catégories (applications, fichiers, paramètres), elle liste tous les éléments trouvés.

Conclusion

Est-ce que tout cela aura valu la peine? Plus ou moins. Mais sur un écran tactile, comme celui de mon ultrabook, Windows 8 est intéressant, permettant une utilisation semblable à celle d’Android avec la possibilité de basculer vers le Bureau à tout moment pour une tâche sans aucun support du côté de Metro. Le passage à Windows 8 m’aura permis, pendant plusieurs mois, d’utiliser un superbe ultrabook chez Nuance qui était mille fois mieux que mon ancien laptop de 2009. J’ai eu le nouveau laptop seulement en novembre, alors ça m’a bien aidé cet ultrabook avec Windows 8! Enfin, toutes les machines vendues depuis 2013 viennent avec Windows 8 alors autant s’y faire plutôt que se taper la réinstallation de Windows 7.

Hellora la guérisseuse

Tout récemment, je me suis acheté un superbe ultrabook IdeaPad Yoga 13 de marque Lenovo.Pour des raisons que nous allons voir plus loin, j’ai baptisé cette machine Hellora, un personnage imaginaire de ma conception. Je prévois écrire un article qui traitera davantage des aspects et problèmes techniques de la machine. Ici je vais me concentrer sur les raisons de mon achat, ce que je vais pouvoir en faire et l’origine du nom que j’ai donné à l’ordinateur.

Pourquoi Hellora?

Chaque machine que je possède se voit attribuée d’un nom de ma création. Je m’interdis formellement de modifier ce nom par la suite. C’est une coutume que j’ai depuis des années. Le nom est parfois arbitraire mais résulte souvent d’une combinaison de raisonnements qu’il m’est difficile, parfois impossible, à communiquer entièrement.

Hellora est un personnage fictif dans mes mondes imaginaires. Aussi appelée Eiluj par les anciens des cavernes du nord, elle règne sur Mirebo en déesse souveraine. Mirebo est un monde stérile dominé par des lacs de lave, à proximité interdimensionnelle de Taowa, mon univers Minecraft. Les peuples du nord vénèrent Hellora à un tel point qu’ils ont risqué leur vie pour enchâsser un temple à son effigie dans un lac de lave! À noter que mon personnage dans Minecraft n’a pas encore trouvé le temple, seulement l’accès à Mirebo par un livre de liaison.

Certains disent que la déesse possède un pouvoir de séduction tel que toute personne qui tombe sous son charme acquiert des pouvoirs surnaturels: régénération, transformation temporaire en être d’énergie, télépathie, etc. On dit que c’est grâce à ces pouvoirs que les bâtisseurs du temple ont acquis la résistance au feu nécessaire pour la construction. Malheureusement, les pouvoirs vont et viennent au gré des caprices et humeurs d’Hellora, qui décide parfois de laisser en plan ses pauvres fidèles, se retirant dans un lieu connu d’elle seule. Plusieurs sont morts dans la lave, ayant brusquement perdu leur résistance au feu!

Le tactile de la tablette ou la versatilité d’un PC? Faut-il VRAIMENT choisir, ça fait trop mal!

J’ai à maintes reprises eu des difficultés avec ma tablette Android TF101 d’Asus, car je tentais de m’en servir pour écrire à l’aide d’un clavier externe Bluetooth. Les logiciels installés ne satisfaisaient pas tout à fait la demande et souvent, il me fallait traiter les documents tapés sur la tablette pour les utiliser sur l’ordinateur. Par exemple, je ne pouvais pas taper certaines touches avec le clavier, en particulier \, à moins de sacrifier les accents!

J’avais aussi de plus en plus de problèmes de performance: des applications nécessitant plusieurs secondes pour démarrer et plantant sans raison valable, un ralentissement marqué pendant l’installation de mises à jour et la navigation sur Internet qui fonctionnait parfois, parfois pas. La lecture de vidéos YouTube fonctionnait parfois tandis que d’autres, elle stoppait pendant plusieurs secondes, repartait une seconde ou deux, puis bloquait encore. Sur PC, tout était OK!

Une autre fois, je voulais télécharger des vidéos depuis YouTube et les écouter en chemin vers la Mauricie. Cela me fut impossible sans utiliser un ordinateur PC pour ensuite copier du stock sur la tablette. J’ai passé tellement de temps à chercher une solution que je n’ai pas pu télécharger toutes les vidéos!

Plusieurs opérations sur Android exigent une application qui n’est pas gratuite. Par exemple, pour faire du traitement de texte, il faut débourser au moins 30$ tandis que sur PC, on a LibreOffice. Juste trouver un éditeur de texte gratuit a été difficile. Je voulais aussi disposer de logiciels de synthétiseurs, mais tout ce que j’obtins, ce furent de pâles copies des produits sur PC ou des logiciels contrôlant très partiellement des applications PC qu’il fallait en plus payer.

Plus je me heurtais à des difficultés du genre, plus j’avais l’impression qu’il me fallait un laptop et non une tablette. Mais le laptop possède une grosse limitation: le maudit pavé tactile. L’écran est souvent trop petit pour que je puisse utiliser une souris efficacement et c’est pire encore avec le pavé qu’une vraie souris!

Mais il existait une solution: laptop avec écran tactile. Je suis allé avec un ultrabook tant qu’à faire, car la machine serait plus légère.

Pourquoi le Yoga 13 de Lenovo?

Ma première idée était d’y aller avec un XPS12 de Dell. L’écran de cet appareil peut se retourner de façon à le transformer en tablette. Étant employé de Nuance, je pensais disposer de rabais sur les systèmes Dell. Malheureusement, quand j’ai cherché les coordonnées pour accéder au programme, je n’ai rien trouvé à part des informations pour les employés aux États-Unis. Mais je suis tombé sur une analyse d’un employé qui n’aimait pas du tout les Dell fournis par la compagnie: système audio mauvais, le clavier qui ne fonctionne pas très bien, le pavé tactile qui n’est pas génial, etc. Je ne peux citer cette analyse, car elle réside sur le site interne de la compagnie.

Son coup de coeur, le ThinkPad X1 Carbon de Lenovo, m’a séduit aussi. Il était super beau, ce laptop, tout en fibre de carbone, avec un clavier à l’apparence robuste et agréable à utiliser. J’eus tôt fait de trouver un modèle équipé d’un écran tactile, ce qui me ravit au plus haut point.

Mais le X1 est plutôt coûteux et la plupart des modèles viennent avec 4Go de mémoire plutôt que 8Go. Je souhaitais installer Live 9.1 d’Ableton sur la machine, si bien que 8Go, ce serait mieux. Mettre à niveau la mémoire est certes possible, mais cela demande de démonter la machine, ce qui n’est pas super plaisant quand on vient de l’acheter et on ne sait pas trop comment s’y prendre sans la casser!

Au fil de mes recherches, j’ai découvert l’IdeaPad Yoga 13 de la même compagnie, qui semblait plus adapté à mes besoins. La machine, transformable en tablette, me permettrait de lire et regarder des vidéos YouTube mais aussi d’écrire, naviguer sur Internet et (tenter de) faire de la musique.

C’est en fin de compte pour le Yoga 13 que j’ai opté. Trouver un modèle avec 8Go de mémoire a demandé un peu de recherche, mais je l’ai eu et en suis bien content.

Que vais-je faire avec cette machine?

Ce laptop ne va pas remplacer mon ordinateur de table, le Drake, mais plutôt le complémenter. Je prévois m’en servir pour écrire dehors cet été. Ce sera une machine très utile quand j’irai chez mes parents ou en Mauricie, pour écrire, lire un peu ou même jouer à Minecraft quand il y a du wi-fi bien entendu. À condition de la brancher à des écouteurs ou à un système de sons, je pourrai même faire un peu de musique avec ça!

La machine peut aussi accomplir pas mal tout ce que ma tablette Android fait, en mieux. Je peux y installer des jeux qui mettent l’écran tactile à profit. Je peux écouter des vidéos sur YouTube ou des films copiés sur l’ordinateur. Je pourrai m’en servir pour écouter de la musique pendant un long voyage.

Cette année, j’aurai la chance d’assister à la conférence NRC organisée par Nuance. Le laptop de la compagnie, trop gros et trop lourd, je prévois le laisser au Canada et emporter plutôt ma jolie petite bête de Lenovo!

La machine peut également servir à me dépanner pour des cas où A.R.D.-NAS, mon HTPC, ne fait pas le travail. Plutôt qu’installer Windows sur mon HTPC, qui exécute Ubuntu depuis le début, je pourrai tout simplement brancher l’ultrabook dans un port HDMI de ma TV et la sortie audio dans le système de sons pour faire jouer un fichier lisible seulement sous Windows, utiliser un site comme tout.tv ne fonctionnant pas bien sous Ubuntu, etc. Si jamais le transfert de disques blu-ray devenait un calvaire à rendre fou lors de chaque tentative, je pourrais migrer mon lecteur blu-ray dans un boîtier externe et le brancher à mon ultrabook, pour pouvoir lire le contenu avec un logiciel sous Windows.

Donc Hellora va protéger mon HTPC d’un formatage complet destiné à une migration vers Windows.  Ce formatage mettrait à risque mes données, dont la taille a trop augmenté pour permettre une sauvegarde complète (il faudra télécharger le contenu manquant de nouveau et transférer ce que je peux depuis les DVD et blu-ray!). Bon éventuellement, il me faudrait me doter d’un système capable d’accueillir beaucoup de disques durs et dédoubler le stockage (RAID) pour une sécurité accrue, mais ça peut se faire plus tard.

Hellora a eu un effet positif important: me guérir de la Macintite. Cet ultrabook possède quelque chose qu’aucun MacBook ne détient: l’écran tactile. Apple n’a pas visé juste: si elle avait mis sur le marché un MacBook Touch, j’aurais été séduit et aurais peut-être acheté ça malgré toute la misère noire.

Nouvel échec avec le Bureau à distance

Ce matin, avant de commencer ma journée de travail chez moi, j’ai voulu donner une nouvelle chance au bureau à distance. Si cela fonctionne, ai-je pensé, je pourrais enfin cesser de transporter mon laptop du bureau à chez moi et vice versa. Le laptop pourrait rester au bureau et je pourrais y accéder en passant par le VPN et en utilisant le bureau à distance.

Pour effectuer mon test, j’ai branché le laptop comme d’habitude: écran, réseau (très important!), alimentation électrique. Puis j’ai allumé mon ordinateur de table personnel, sous Ubuntu. De là, j’ai démarré l’application de bureau à distance offerte puis l’ai configurée pour se connecter à mon laptop. Par chance, la connexion par nom d’hôte fonctionna: MT-EBUIST2 permit d’atteindre la machine, sans avoir à transcrire une adresse IP comme j’ai eu à le faire ô combien de fois auparavant. Malheureusement, il y a eu un gros problème: ALT-TAB ne basculait pas entre les fenêtres de l’environnement Windows, se contentant de sortir de la fenêtre du bureau à distance. CTRL-ALT-flèches faisait de même, basculant de bureau sous Ubuntu. La touche Windows, plutôt qu’activer le menu Démarrer de Windows, faisait surgir le tableau de bord de Unity. C’est avec une profonde exaspération et un sentiment de déjà vu des plus choquants que je constatai qu’ENCORE, il fallait TOUT faire à la souris. On dirait que parce qu’Apple prône ce mode d’utilisation, toutes les autres plateformes vont suivre. C’est choquant et c’est une menace pour moi, parce que la maudite souris, ce n’est pas efficace du tout! Peut-être que ce sera l’écran tactile qui renversera la tendance, à voir.

J’ai tenté ma chance sous Windows. Avec le client bureau à distance de Windows 8.1, j’ai eu plus de succès. ALT-TAB et la touche Windows fonctionnaient correctement. MAIS les touches CTRL-ALT-flèches ne faisaient RIEN: aucun moyen de basculer entre les bureaux virtuels créés par VirtuaWin, à moins peut-être de changer les touches de VirtuaWin et avoir des touches différentes sur mon laptop de Nuance, sur ma machine personnelle et sous Linux; ça n’en finit plus! Non désireux de faire ainsi, je suis revenu au setup habituel, branchant écran et clavier sur le laptop.

Comme pour me punir d’avoir tenté cette expérience, la machine refusa de communiquer avec l’écran. Il me fallut débrancher et rebrancher plusieurs fois l’adaptateur mini-HDMI dans le laptop et le câble HDMI dans l’adaptateur. L’adaptateur mini HDMI est une trouvaille faite sur DealExtreme, alors ça se pouvait bien qu’il soit en cause. Mais ça a fini par fonctionner et la connexion est demeurée stable au courant de la journée. Bon, au pire j’aurais été choqué un peu et aurais branché ça en VGA, comme avec le vieux laptop! C’était loin d’être aussi problématique que le jour où le disque dur du laptop a pété pendant que j’étais chez moi.

Je commence à détester Android, mais il n’y a aucune alternative pour appareils mobiles!

Je commence vraiment à détester Android et cela pour plusieurs raisons. D’abord, le système de base n’inclut pas tout. Je voulais par exemple activer le clavier US International pour pouvoir, avec mon clavier Bluetooth, saisir les accents mais aussi les crochets et accolades. Cela m’aurait permis d’écrire en LaTeX dehors, chez mes parents ou en Mauricie, puis importer le texte sur mon ordinateur par la suite. Les caractères < et > pour les balises HTML causent aussi problèmes avec le clavier Bluetooth, parce qu’il est dépourvu de touche Alt de droite! Par conséquent, je ne peux pas éditer de pages sur mon site web en XHTML. Comme unique solution, encore une application payante, Android Extended Keyboard. Pourquoi dois-je payer pour obtenir une disposition de clavier qui est disponible sans problème sous Windows et Linux? Android n’est-il pas fondé sur Linux. Eh bien le système fonctionne si mal que j’en suis rendu à en DOUTER!

Pour écrire du texte, il faut un éditeur ou un traitement de texte. Sur PC, on a Notepad++, GNU Emacs, LibreOffice, etc. RIEN de cela sous Android, que de pâles copies. Je n’ai trouvé aucun traitement de texte qui avait de l’allure et dénicher un éditeur de texte permettant de prendre les accents en charge a demandé plusieurs essais et erreurs. Les meilleurs candidats ont été Jota Text Editor et Office Suite.

Android a aussi du mal à s’adapter aux processeurs qui se trouvent sur les appareils mobiles. Un double cœur à 1GHz, ce n’est pas fait pour faire tourner 10 processus en même temps. C’est pourtant ce que le système d’exploitation, impitoyablement adapté pour je ne sais pas trop quel appareil quadricœur de Google ou Samsung, passe son temps à me faire. Il en résulte des délais occasionnels, des blocages intermittents qui durent plusieurs secondes et une utilisation abusive de la batterie. À présent, une demi-heure de vidéo YouTube et la batterie a baissé de 25%. Désactiver le wi-fi me permettait avant d’économiser de la batterie. À présent, si je le fais, Google Play, quand je réactive le wi-fi, bloque tout pendant plusieurs secondes: la recherche de mises à jour suffit à mobiliser toutes les ressources du système. Ce n’était pas comme cela, Linux, à moins que ça ait changé depuis le noyau 2.6 et que les ordinateurs PC compensent avec leurs processeurs de la mort.

Parlons-en de YouTube. Probablement qu’il est lui aussi conçu pour un quadricœur parce que périodiquement, il se met à geler pour plusieurs secondes, repart, gèle encore, repart. En cas de problèmes de ce genre sur PC, j’essaie d’utiliser KeepVid pour stocker la vidéo sur ma machine et l’écouter offline; cela évite les problèmes de bande passante. Même pas possible d’essayer cela, car il n’existe rien sous Android pour télécharger des vidéos YouTube. Les application que j’ai trouvées ne font RIEN! De plus, lors des derniers blocages de YouTube, mon signal wi-fi était à son meilleur et une tentative de lire la vidéo sur mon ordinateur a été couronnée de succès. Si mon fournisseur d’accès Internet avait été à blâmer, la vidéo aurait sauté sur mon ordinateur aussi, non?

Les jeux et même les applications livrées avec ma tablette commencent de plus en plus à me sortir le message classique indiquant que l’application ne répond plus et m’offrent d’attendre, terminer le programme ou d’envoyer un rapport. YouTube m’a fait le coup cette semaine. Encore une fois, ça semble le processeur qui ne fournit pas et qui fait en sorte de dépasser les délais mis en place par le système pour prévenir les boucles infinies.

Ou bien serait-ce le système de fichier qui est endommagé. J’ai fouillé pour chercher un utilitaire de diagnostic. Rien. Toutes les distributions de Linux que je connais incluent FSCK qui permet de scanner les partitions Ext2, Ext3 et Ext4. Pourquoi cet outil n’est-il pas intégré à Android, alors, pourquoi ne démarre-t-il pas de temps en temps pour vérifier et nettoyer le système de fichiers? J’aimerais bien recevoir une alerte en cas de cluster endommagé sur le disque. Et si c’est le processeur qui surchauffe, ce qui le rend lent, j’aimerais ça avoir une application permettant de lire les capteurs de température et obtenir une mesure scientifique, non pas seulement de simples suppositions à l’aveuglette!

Franchement, j’ai parfois l’impression avec cette tablette d’être de retour à Windows 3.1 qui gérait à peine les tâches multiples mais faisait admirablement semblant de le faire! Mais avec ce bon vieux 486, je pouvais au moins mettre cette béquille de Windows de côté, aller sous DOS et taper quelques commandes pour au moins vérifier le disque dur.

Tout porte à croire qu’une ou plusieurs applications installées grugent des ressources. Trouver le fautif demanderait énormément de travail: tout effacer mes données et réinstaller une à une mes applications, attendant au moins une semaine entre chacune. Et à quoi bon? La moindre installation future ou même une mise à jour peut réintroduire le bogue, me forçant à reprendre l’exercice depuis le début!!!

Comme alternatives, eh bien il n’y a pas grand-chose:

  • Appareil iOS (iPad). Ça peut toujours aller si je renonce à transférer de la musique et même des documents textuels vers l’appareil! Pour le transfert de n’importe quoi, il faut en effet utiliser iTunes, qui souffre comme tout bon produit Apple de problèmes de caractères trop petits impossibles à agrandir. Eh bien je voudrais utiliser la tablette pour la lecture alors oui j’ai besoin de transférer des PDF et non je ne vais pas baisser la résolution de l’écran ou demander de l’aide à chaque maudite fois qu’il faut utiliser iTunes pour une opération qui devrait se faire simplement par glisser/déplacer. Dropbox? Eh bien l’application plante systématiquement au démarrage depuis une certaine mise à jour et rien n’a été fait pour arranger cela. Même si je me sers du iPad seulement pour jouer à de petits jeux ou écrire, que vais-je faire pour transférer le document vers l’ordinateur? Encore une fois, le transfert USB ne fonctionne pas et Dropbox plante! Faudra-t-il, à chaque fois, que je me transfère le fichier par courriel pour le récupérer sur ma machine? De plus, il n’y a pas de synchronisation avec Gmail; il faut plutôt utiliser iCloud pour stocker les contacts et tout transférer manuellement, à moins d’employer une application payante qui va faire ça tout croche pour moi. En gros, le iPad coûte pas mal cher pour un jouet et une machine à écrire; il me faudrait un autre appareil pour la musique et un autre encore pour les livres électroniques!!!
  • Appareil Windows 8. Pourrait fonctionner si la tablette avait plusieurs giga-octets de mémoire RAM et de SSD. Sinon, le système va prendre tout l’espace. De toute façon, le nombre d’applications est minimal et la synchronisation avec Gmail est inexistante (il me faudrait tout déplacer manuellement mes contacts vers un compte Microsoft!). Ce serait un peu mieux que le iPad, car au moins le transfert de fichiers depuis un PC Windows (probablement pas Linux) sera possible sans logiciel spécial ou au moins, le logiciel sera mieux harmonisé à l’interface de Windows qui souffre beaucoup moins de problèmes d’accessibilité visuelle qu’Apple.
  • Ultrabook. Pourrait fonctionner si l’écran était vraiment tactile. Un système hybride qui fonctionne au tactile pour une application et qui demande la souris pour une autre, c’est pratiquement pire que s’il n’y avait que la souris. On perd son temps à essayer le tactile, on vient frustré et c’est encore plus enrageant, après l’échec, d’essayer de repérer le pointeur de souris trop petit pour l’écran lui-même trop petit (pour moi du moins) pour utiliser une souris efficacement! Mais au moins avec l’ultrabook, je pourrais installer tous les logiciels PC que je connais!

En conclusion, mon meilleur espoir est sans doute un ultrabook quand les écrans tactiles seront à point et les applications, capables de les utiliser. Ça va probablement venir. En attendant, tout ce que je peux faire, c’est toffer mon appareil Android qui fonctionne parfois correctement. Sinon, il me faudra renoncer à la convergence et avoir un appareil pour lire, un autre pour la musique, un autre pour écrire, etc.